Changer ses croyances liées aux stress

Les émotions sont des fonctions adaptatives de l’organisme. Elles permettent de trouver l’énergie, de la ressource pour résoudre le problème qui s’impose à nous : la peur nous permet de nous défendre ou fuir en cas de danger, la colère nous fait réagir pour combattre une injustice, la tristesse va créer chez autrui de l’empathie et on sera alors consolé, la culpabilité entraîne une modification du comportement pour éviter l’exclusion sociale.

 
Lorsque nous vivons une émotion nous pouvons nous en sentir prisonnier. Elle est souvent très forte et elle nous fait souffrir. Nous refusons souvent de la ressentir et nous allons chercher des astuces pour qu’elle soit moins forte. C’est important de savoir gérer son stress grâce à diverses techniques (respiration, relaxation, sport…) mais aussi de l’accepter en termes de ressource. Nous avons beaucoup de pensées négatives vis-à-vis de l’anxiété ; apprendre à les modifier permet de mieux les vivre.

 
Prenons le cas d’une personne qui a des problèmes avec un collègue de travail qui sait qu’elle a le soutien de sa hiérarchie et qu’elle est dans son bon droit. Lorsqu’elle reçoit un mail de cette personne elle va sentir un pic d’angoisse. Elle va avoir des pensées vis-à-vis de la situation mais également sur son propre ressenti. Elle va se dire : « pourquoi tu réagis comme ça ? tu ne supportes vraiment pas le moindre désaccord ! tu es nulle ! tu ne sais pas gérer le moindre conflit ou désaccord ! Tu sais que tu as raison alors pourquoi autant d’émotion ? »

 

Si cette personne apprend à modifier ses croyances sur son ressenti, elle va vivre l’émotion différemment et mieux la vivre. Si elle se met à penser : « c’est normal de ressentir ce que je ressens. C’est juste mon organisme qui m’envoie les ressources nécessaires pour résoudre un problème. Je sais le résoudre, je sais quoi répondre au mail », alors les croyances sur ses propres émotions vont être mieux vécues.
Face à une situation observez-vous et prenez conscience de vos pensées concernant vos émotions puis cherchez à les modifier. Ainsi votre émotion deviendra votre alliée.

 

GAUTIER Floriane, psychologue TCC EMDR à Aix en Provence et à Pertuis

Le schéma de vulnérabilité

Le schéma de vulnérabilité se caractérise par la peur d’une catastrophe imminente. Cette peur est exagérée par rapport à la probabilité que cela puisse arriver. L’individu est persuadé de ne pas pouvoir y faire face. Il surévalue le danger et il minimise ses aptitudes pour y faire face.

 
Le schéma de vulnérabilité est présent dans quatre domaines :
• Domaine de la santé : peur d’avoir une maladie grave,
• Domaine du danger et de la sécurité : peur de se faire agresser, d’être cambriolé,
• Domaine de l’argent : peur d’une crise financière, peur d’être ruiné et de manquer d’argent…
• Domaine du contrôle : peur de perdre le contrôle de soi

 
Le schéma de vulnérabilité peut avoir différentes origines durant l’enfance :
– Les parents peuvent avoir eu eux même ce schéma, cette peur intense du danger, aussi ils surprotègent leurs enfants. Ils leur apprennent que le monde est dangereux et qu’ils ne sont pas assez forts pour le surmonter.
– A l’inverse la personne étant jeune, ou l’un de ses parents, a été exposée à un réel danger, une maladie, un accident, apprenant ainsi qu’à tout moment le pire peut advenir.
Le schéma peut être lié à une carence affective et éducative : les parents délaissaient l’enfant soit par négligence, soit par maltraitance.

 

Ce schéma peut être la cause de nombreux troubles anxieux : attaques de panique, troubles anxieux généralisés, TOC, hypocondrie…
L’angoisse prend une grande importance dans la vie et va dicter ses propres règles. L’angoisse empêche de profiter librement du quotidien. Les activités habituelles, comme aller faire ses courses, conduire, aller au cinéma, voyager, rencontrer de nouvelles personnes deviennent une corvée et une source d’angoisse.
Les personnes souffrant de ce schéma vont demander à leur entourage une réassurance permanente. Elles vont devenir dépendantes de leur partenaire qui devra les accompagner partout et devront s’adapter à leur phobie.

 

Si vous souhaitez en connaître davantage sur ce schéma vous pouvez lire : je réinvente ma vie de Jeffrey Young.

Floriane GAUTIER, psychologue à Pertuis et Aix en Provence

Le système de pensées dans les thérapies cognitives et comportementales TCC

L’adjectif « Cognitif » désigne ce qui est relatif aux grandes fonctions du cerveau : la mémoire, l’attention, le langage, le calcul et le raisonnement… Par extrapolation, le mot « cognitif » dans le terme TCC désigne le raisonnement et le mécanisme de pensée.
Les thérapies cognitives et comportementales TCC reposent sur le principe que l’individu voit le monde d’une manière qui le fait souffrir. Ces pensées déforment la réalité ; elles s’arrêtent sur un détail sans prendre en compte l’ensemble d’une situation. Cela est désigné par le terme « distorsion cognitive ».
L’objectif du psychologue formé aux thérapies cognitives et comportementales (TCC) est d’aider le patient à prendre conscience de ce mécanisme.
Voici des exemples de distorsions cognitives :
• Surgénéralisations : L’individu vit UNE situation unique et à partir d’elle, il la sur-généralise pour en faire une règle qui va s’appliquer dans différents domaines.
« Je viens d’être quitté par mon copain, à chaque fois je vais être quitté »
 « J’ai été agressée par un homme, tous les hommes sont mauvais »

• Raisonnement dichotomique : les pensées sont extrémistes, l’individu ne relativise pas.
« Si je ne se suis pas parfait alors je suis nul »

• Personnalisation : l’individu se sent responsable d’une situation et de la réaction des gens.
« C’est de ma faute si mes deux amies se sont disputées »
 « Si mon patron est en colère c’est uniquement de ma faute. »
• Etiquetage : c’est de ne pas prendre en considération les faits, les actes, et de mettre des « étiquettes » sur soi ou autrui
 On vient de me demander quelle est la capitale du Mozambique, je ne savais pas « je suis vraiment débile »

• Raisonnement émotionnel : l’on considère ce que l’on ressent comme étant la réalité.
« Je suis sûre que cette personne ne m’aime pas. » alors qu’il n’y a aucun fait concret.

• Fausse obligation : « il faut que… » « je dois faire… ». C’est lorsque l’on pense qu’on doit absolument faire des choses alors que le but est souvent inatteignable.
 « Mon compagnon doit toujours être heureux sinon c’est de ma faute »

Inférence arbitraire : tirer des conclusions sans preuve

Floriane GAUTIER, psychologue TCC EMDR à Aix en Provence et à Pertuis

La dépression

La dépression serait liée à la représentation que l’individu se fait du monde. Il souffre d’une contradiction entre le monde tel qui « devrait être » et tel qu’il est réellement.
La dépression se caractérise par une humeur négative. On parle d’épisode dépressif si au moins cinq des symptômes suivants sont présents pendant plus de deux semaines.

  •  L’humeur dépressive doit être constante, c’est-à-dire qu’elle dure toute la journée et tous les jours.
  •  L’individu perd de l’intérêt pour les activités qu’il appréciait et a moins envie de voir du monde.
  •  Le rapport à la nourriture change : soit une perte soit une augmentation de l’appétit. On constate une prise ou une perte de poids souvent associée.
  •  Le sommeil est également déréglé. L’individu peut souffrir d’insomnie ou à l’inverse d’hypersomnie c’est-à-dire dormir toute la journée.
  •  Au niveau psychomoteur la personne peut être ralentie ou à l’inverse très agitée.
  •  L’estime de soi est déficitaire. La personne se dévalorise et peut avoir des sentiments de culpabilité. Malheureusement les personnes souffrant de dépression peuvent avoir des idées suicidaires.

Une personne dépressive n’est le plus souvent plus capable de s’occuper d’elle même et se néglige. Le manque de motivation est omniprésent. Faire une activité même plaisante devient un effort et demande beaucoup d’énergie.
La première étape en thérapie cognitive et comportementale (TCC) est de redonner de la motivation pour accomplir des occupations. Le psychologue va demander au patient de remplir un emploi du temps de ses activités. Cet exercice permet de sortir du cercle vicieux : « moins je fais, moins j’ai envie de faire et moins je pense être capable de faire ». Au début pratiquer des activités de loisirs est difficile, mais petit à petit le patient va prendre plus de plaisir à les réaliser.
Les personnes déprimées ont des croyances négatives sur elle-même et sur leur futur. Elles ruminent souvent sur leur passé, la plupart du temps avec des sentiments de honte et d’échec. Il est important d’intervenir sur ces pensées. Plusieurs moyens thérapeutiques sont possibles :
–  La restructuration cognitive : qui consiste à rationnaliser et à modifier les croyances négatives. Elle permet d’augmenter les pensées positives et de travailler sur l’estime de soi.
- La relaxation et des exercices de pleine conscience. Ces exercices sont utiles car ils permettent de considérer les croyances comme un flux de pensées (comme une chanson que notre cerveau nous raconte) et non comme la vérité. Ils permettent de mieux apprécier l’instant présent et de limiter les ruminations.
-  L EMDR et la thérapie des schémas de Young. Ces thérapies vont traiter l’affect et les croyances liées aux évènements de vie responsables de l’état dépressif. (en savoir d’avantage sur l EMDR et sur les schémas de Young)

L’objectif des thérapies cognitives et comportementales est que le patient puisse reprenne confiance à travers divers outils dont certains sont cités ci-dessus. Selon l’histoire de vie du patient, les thérapies de schéma de Young et l’EMDR sont des thérapies qui sont également efficaces. Ces thérapies permettent de modifier les croyances profondes et sur le long terme permettent d’éviter les rechutes.

Floriane GAUTIER, psychologue formée aux thérapies cognitives et comportementales, à l’EMDR et à la thérapie des schémas de Young

à Pertuis 84120 et Aix en Provence 13100

07 52 03 82 22

 

 

Qu’est-ce qu’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyper activité TDAH .

Le déficit de l’attention est un trouble qui touche le jeune enfant. Ce trouble se caractérise par des difficultés à se concentrer. L’enfant rencontre des difficultés pour réaliser ses devoirs car il est dans l’incapacité de mobiliser son attention longtemps. En classe, il est facilement distrayable par des bruits ou par des stimuli visuels. Il semble ne pas écouter et il a du mal à se conformer aux consignes. Demander à cet enfant de se concentrer ou de faire une tâche rébarbative entraîne un effort considérable, voir une souffrance.
Les enfants souffrant d’un déficit attentionnel ont également des troubles de planification, c’est-à-dire qu’ils rencontrent des difficultés pour s’organiser et pour structurer leur pensée. Certains enfants vont paraître comme étant juste « dans la lune » alors que d’autres vont être hyperactifs. Ils sont agités , ils n’arrivent pas à rester assis sur une chaise et se lèvent souvent en classe. Ils ont besoin de courir. Ils sont trop bavards…
Ce sont des enfants impulsifs: ils ont des difficultés à ne pas agir. Ainsi, la consigne de lever le doigt avant de parler en classe est une consigne trop complexe pour un enfant ayant un déficit de l’attention. Il a tendance à faire une action sans réfléchir à comment il doit s’y prendre, ou sans prendre en compte les conséquences de ses actes.
Souvent les enfants ayant un trouble attentionnel présentent une baisse de confiance en eux car alors qu’ils essaient de bien faire les choses, leur effort n’est pas forcement reconnu à sa juste valeur. Ils peuvent développer une anxiété de performance, c’est-à-dire être anxieux à l’idée de faire une erreur. Il est important de valoriser l’effort de l’enfant, pour qu’il puisse apprendre à bien se connaître et gérer ses difficultés attentionnelles. Un travail autour de la confiance en soi est primordial.

Ce trouble déficitaire de l’attention a des impacts au niveau scolaire mais également au niveau social. Leur comportement est inadapté aux règles sociales aussi ces enfants peuvent rencontrer des difficultés à se faire des amis. Les parents se sentent souvent démunis. Ils vont poser un cadre extrêmement strict qui ne fonctionne pas et qui peut renforcer le sentiment d’incompétence de l’enfant. L’enfant a une vraie difficulté pour rester tranquille. Il est important que d’autres moyens psychoéducatifs, basés sur les compétences positives de l’enfant, soient mis en place.
L’aide de neuropsychologues et de psychologues en thérapie cognitive et comportementale, qui sont des personnes formées pour aider et accompagner ces enfants et leurs parents, permet d’étudier les comportements adaptés, d’apporter des solutions pour une meilleure prise en compte de ce trouble.

 

Floriane GAUTIER neuropsychologue TCC à Pertuis et Aix en Provence

Le schéma d’exclusion et le mal-être en société

Le schéma d’exclusion de Youg s’exprime par un sentiment de solitude. Les personnes souffrant de ce schéma se sentent mal à l’aise en société. Aller dans une soirée est anxiogène. Elles ont l’impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir assez de conversation, de ne pas être assez intelligentes, de ne pas avoir assez d’humour ou de ne pas être assez belles. Paradoxalement, elles peuvent donner une autre image d’elles, leur entourage peut les trouver très sociables et affirmées. Elles arrivent à se faire des amis et vont plus privilégier les relations duelles. Certaines personnes peuvent s’isoler et avoir de moins en moins de relations sociales. Le schéma d’exclusion correspond à la phobie sociale décrite dans le DSM (ouvrage de référence pour poser un diagnostic en psychiatrie)

Ce schéma prend sa source dans l’enfance. Les enfants qui se sentent différents sont plus susceptibles de le développer.
• La différence peut être culturelle, religieuse, sociale et physique.
• Les enfants ayant des problèmes de santé sont plus sujets à ce schéma.
• Les troubles de l’apprentissage, tels que la dyslexie, favorisent le sentiment d’être différent.
• Les enfants ayant subi des taquineries, moqueries, humiliations et harcèlements par leurs camarades peuvent présenter ce schéma.
Le schéma d’exclusion est souvent associé au schéma de honte et d’imperfection.
La thérapie des schémas consiste à travailler sur les croyances, l’impression que les défauts empêchent d’établir des relations sociales. Comme dans les TTC dites « classiques » le patient devra se confronter progressivement aux situations anxiogènes. Des techniques d’imagerie peuvent être utilisées pour travailler sur les souvenirs traumatiques. Selon le souvenir, la thérapie EMDR peut se révéler efficace. Cette thérapie par mouvement des yeux est très efficace dans les cas d’évènements traumatiques.
Si vous souhaitez en connaître davantage sur le schéma d’exclusion, vous pouvez consulter le livre de Jeffrey Youg et Janet Klosko intitulé « Je réinvente ma vie » (les éditions de l’homme). Un chapitre est consacré à ce schéma.

Floriane GAUTIER
Psychologue, thérapie cognitive et comportementale, EMDR, thérapie des schémas de Young
à Pertuis et à Aix-en-Provence

Toc : la peur de faire des erreurs

Différentes peurs et obsessions sont présentes dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) . Une des craintes la plus courante est celle de faire des erreurs.
La peur de faire des erreurs est une crainte normale que tout individu peut avoir. Mais chez les personnes ayant des TOC cette peur est plus amplifiée. Ces personnes surestiment les conséquences de leurs erreurs. Elles pensent qu’une erreur entrainera systématiquement des catastrophes. Elles surestiment leur responsabilité. En cas d’erreur elles pensent qu’elles seules peuvent s’en rendre compte et éviter une catastrophe. Toutes ces pensées entrainent une forte angoisse.
Lorsqu’elle fait une erreur, une personne « normale » ressent une forte angoisse mais ensuite elle est en mesure de la rationnaliser, alors qu’une personne souffrant de TOC a un défaut d’habituation aux pensées. Elle n’est pas en mesure de les rationaliser : la peur reste constante, l’angoisse ne redescend pas. Pour gérer cette angoisse la personne développe alors des rituels. Ceux-ci sont appelés compulsion. Ce comportement est mis en place pour gérer l’angoisse. Par exemple, ces personnes vérifient leur travail de multiples fois. Elles peuvent présenter d’autres compulsions comme allumer d’une certaine façon leur poste de travail, ou avoir le besoin de toucher plusieurs fois un objet.

Le problème avec ces rituels est que plus la personne les réalise, plus l’angoisse va être présente. On est devant des cercles vicieux : plus il y a d’angoisse, plus la personne devient compulsive et plus elle accomplit ces rituels, plus elle est anxieuse.
Les thérapies cognitives et comportementales permettent de travailler sur les croyances liées à la peur de faire une erreur. Elles interviennent sur le défaut d’habituation de l’angoisse. La thérapie comportementale agit au niveau des rituels et permet de les faire disparaitre. Les tcc permettent de gérer ces troubles obsessionnels compulsifs.

En quoi consiste la thérapie EMDR?

L’EMDR est une thérapie qui utilise les mouvements de yeux pour traiter un événement de vie traumatique. Cette thérapie a été inventée par Francine Shapiro en 1987. En 2007, la haute autorité de Santé (HAS) la préconise pour traiter les traumatismes psychiques.
L’EMDR permet au patient de repenser à l’événement traumatique sans que cela génère chez lui des émotions négatives. Un souvenir est composé de perceptions (odeurs, images, sons…), de pensées (« je suis bloqué » « je ne vais jamais m’en sortir »), d’émotions (peur, angoisse, tristesse, honte…), de sensations physiques (battements de cœur, mains moites…) et de croyances (« je suis vulnérable », « je suis inférieur aux autres »…). L’EMDR intervient efficacement sur toutes ces dimensions, ainsi le patient peut regagner une sérénité dans son quotidien.
Comment fonctionne l’EMDR au niveau cérébral ?
Notre sommeil présente plusieurs phases dont le sommeil paradoxal. C’est lors de cette phase que le cerveau enregistre les informations de la journée. À ce moment-là, l’hippocampe qui est la zone de la mémoire, est activée.
Cette phase est accompagnée de micro saccades oculaires, il y a un lien entre le traitement d’un souvenir et les mouvements oculaires.
Le rappel du souvenir perturbant avec les mouvements oculaires permet de le traiter (Stickgolg, 2002). Une étude de neuro-imagerie (EEG) de Pagani (2013) démontre que le traitement EMDR amène à une normalisation de l’hyper activation émotionnelle et de l’activité corticale.

Dans quels cas la thérapie par EMDR est-elle préconisée ?
L’EMDR est très efficace pour les personnes endeuillées et pour les victimes d’accident, d’agression physique, sexuelle et de harcèlement moral.
Cette thérapie fonctionne pour tous les événements de vie difficiles qui génèrent des affects. Elle est également efficace lorsque le patient ne parvient pas à dépasser une situation ou lorsqu’il rumine. Les situations peuvent être: une rupture amoureuse, une dispute avec un proche, un licenciement, un avortement, des angoisses liées à la difficulté d’avoir un enfant …

Comment se déroule la thérapie en EMDR ?
L’EMDR repose sur un protocole rigoureux.
Les premières séances sont dédiées à la compréhension du problème. Notre manière de voir le monde est influencée par notre vécu. C’est pour cela qu’il est important de prendre en compte l’histoire du patient.
Par la suite, des séances sont consacrées à des techniques de relaxation. L’EMDR peut réactiver de fortes émotions avant d’apaiser le patient. Les techniques de relaxation permettent au patient de gérer ses affects.
C’est au cours des séances suivantes que l’on utilise les mouvements oculaires. Le patient est actif et conscient pendant la totalité de la séance.

 

 

Floriane GAUTIER, Psychologue TCC et EMDR à Aix en Provence et à Pertuis

Témoignage : être en couple avec une personne Asperger.

Cindy, 30 ans, est en couple avec Erwann, touché par des troubles du spectre autistique. Au quotidien, elle a dû s’adapter.
« J’ai rencontré Erwann au travail, il y a trois ans. Nous travaillions tous les deux dans le service administratif d’une grande entreprise. Je le trouvais timide, un peu renfermé mais très gentil. Son côté lunaire lui donnait un charme particulier. Petit à petit, nous nous sommes liés d’amitié. Un soir, je lui ai proposé d’aller boire un verre après le travail. Si j’avais su à l’époque ce qui lui en avait coûté pour accepter ma proposition ! Les ‘aspies’, comme on surnomme les personnes atteintes du syndrome d’Asperger, détestent que l’on bouleverse leur routine.
Il n’y a aucune tentative de séduction pendant ce premier rendez-vous et lors de ceux qui ont suivi. Erwann m’a parlé pendant des heures de western – l’une de ses passions – mais n’a jamais tenté de m’embrasser ou de me prendre la main. Je commençais à me poser des questions. Pour en avoir le coeur net, j’ai fini par faire le premier pas.
Notre début d’histoire a été chaotique. Il arrivait fréquemment à Erwann de ne pas répondre à mes textos et d’oublier nos rendez-vous. Confusément, je sentais qu’il avait quelque chose de différent mais je ne parvenais pas à mettre de mot dessus. Je me suis même demandé s’il n’avait pas une double vie. Au bout de quelques semaines, il m’a confié être atteint du syndrome d’Asperger. En se jetant à l’eau, Erwann était persuadé que j’allais immédiatement couper court. En réalité, cette révélation m’a soulagée.
L’idée de le quitter ne m’a pas traversé l’esprit. J’avais plutôt soif d’explorer cet univers mystérieux. Je me suis beaucoup documentée.

J’ai lu des livres, des blogs, j’ai regardé la série Atypical de Netflix qui raconte le quotidien d’un ado autiste. Le syndrome d’Asperger a été décrit en 1944 par un psychiatre autrichien du même nom. C’est l’une des formes les moins lourdes du spectre autistique. Il ne s’accompagne pas de retard de langage ou de déficience intellectuelle. Il est très difficile de le ‘détecter’ au quotidien. C’est pour cette raison que le syndrome d’Asperger est surnommé la ‘différence invisible’.

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La thérapie des schémas

Vous avez l’impression que vos difficultés et vos souffrances d’aujourd’hui sont liées à votre enfance alors la thérapie des schémas de Young vous correspond sûrement.
La thérapie des schémas de Young fait partie du courant des thérapies cognitives et comportementales ou TCC.
Les thérapies cognitives et comportementales TCC dites « classiques » se concentrent sur les souffrances du patient ici et maintenant sans prendre en compte le passé. Elles partent du principe que pour éteindre le feu, il n’y a pas besoin d’en connaître l’origine mais qu’il faut agir tout en ayant analysé la situation.

La thérapie des schémas quant à elle repose sur le fait que l’éducation et les événements de vie influencent la personne dans la perception qu’elle a du monde.
Ainsi l’individu ne sélectionne qu’une partie de l’information donnée par son environnement et va donc mal l’interpréter. C’est une sorte de piège dans lequel l’individu se retrouve toujours dans la même situation.

Par exemple : une personne qui souffre d’un schéma d’abandon aura tendance à choisir des partenaires qui ne souhaitent pas s’engager. Elle peut également trop demander à son compagnon et l’étouffer. Certaines personnes auront tellement peur de l’abandon qu’elles ne voudront plus s’engager dans une relation amoureuse.

Il existe différents schémas :
• Abandon
• Méfiances et abus
• Manque affectif
• Imperfection
• Isolement social
• Dépendance et incompétence
• Peur du danger ou de la maladie
• Abnégation
• Échec
• Pessimisme
• Droits personnels exagérés
• Recherche d’approbation
• Surcontrôle émotionnel
• Idéaux et exigences élevées

Si vous vous retrouvez toujours dans les mêmes situations, il se pourrait bien que vous agissiez selon un schéma.
L’objectif des psychologues formés aux thérapies des schémas est de travailler sur les souvenirs et d’apporter une réponse émotionnelle adaptée.
Différentes méthodes d’imageries sont employées pour travailler sur l’émotionnel. Un travail sur les croyances, la manière de voir le monde est également mis en place. Le patient est mis en situation afin de se confronter à ses peurs. Parallèlement la relaxation est un outil important utilisé pour compléter le travail psychologique.

 

  Floriane Gautier – Psychologue TCC – Thérapie des schémas à Pertuis

Thérapie des schémas de Jeffrey Young – Livre : Je réinvente ma vie

Les auteurs, Jeffrey Young et Janet S. Klosko sont à l’origine de la thérapie des schémas en TCC.

Dans cet ouvrage « Je réinvente ma vie » , ils présentent les différents schémas qui peuvent influencer nos attitudes.

Un schéma est un mécanisme que l’individu crée devant des situations qu’il analyse toujours de la même manière, ce qui conduit toujours aux mêmes choix ; par exemple, il est toujours attiré par les mêmes personnes. Ce mécanisme prend sa source dans l’enfance, en fonction des expériences de vie, du modèle éducatif, des carences affectives, des relations avec ses pairs à l’école, etc…

Ainsi l’individu se retrouve dans une sorte de « piège » qui se répète sans arrêt.

Ce livre vous permettra d’identifier vos schémas et les mécanismes qui en découlent. Il en présente onze dans différents chapitres :

  • le schéma d’abandon : « je t’en supplie ne me quitte pas ! » (en savoir plus)

  • le schéma de méfiance et d’abus : « je ne peux pas te faire confiance »

  • le schéma de carence affective : « mes besoins d’affection ne seront jamais comblés »

  • le schéma d’exclusion : « je me sens à part »

  • le schéma de dépendance : « je ne peux pas me débrouiller seul »

  • le schéma de vulnérabilité : « la catastrophe est imminente »

  • le schéma d’imperfection : « je ne vaux rien »

  • le schéma d’ échec : « ma vie est un échec »

  • le schéma d’assujettissement : «  je fais toujours ce que tu veux ! »

  • le schéma des idéaux et d’exigences élevés : « ce n’est jamais suffisant »

  • le schéma du « tout m’est dû » : « je peux obtenir tout ce que je désire »

Chaque chapitre, illustré de cas cliniques, comporte un questionnaire permettant de vous aider à vous auto-diagnostiquer, une présentation de la manifestation du schéma et une explication au sujet de l’origine de celui-ci.

Ce livre « Je réinvente ma vie » de Jeffrey Young et Janet S. Klosko aux Éditions de l’Homme est une réelle aide pour vous permettre de mieux comprendre et de mieux identifier vos schémas, en complément d’une recherche personnelle qui peut aussi s’effectuer avec l’aide d’un psychologue formé à la thérapie des schémas de Young.

Floriane GAUTIER, Psychologue en TCC et formée à la Thérapie des schémas de Young

à PERTUIS 84120 07 52 03 82 22

L’attaque de panique

Les personnes qui subissent une attaque de panique ont l’impression qu’elles vont mourir. Elles ont la sensation d’avoir une crise cardiaque et/ou de devenir folles.  Par la suite, elles ressentent une peur intense de faire une autre attaque de panique. Elles appréhendent la situation dans laquelle s’est produit la première attaque et cette appréhension en déclenche une nouvelle. Petit à petit, la personne se trouve dans un cercle vicieux, dû à ses appréhensions. Au début, les attaques se produisent dans le même contexte que la première, sur les mêmes lieux, puis progressivement elles se généralisent à d’autres situations et d’autres lieux. La peur d’avoir des attaques  s’appelle un trouble panique.

Ce trouble est très difficile à vivre, il est très invalidant ; c’est cette peur qui dirige la vie des personnes qui y sont sujettes. Certaines vont être dans l’incapacité de conduire, d’aller faire leurs courses, d’aller dans des endroits où il y a du monde et même de se rendre à leur travail.

Pour soigner les attaques de panique, plusieurs techniques sont utiles. Dans un premier temps, il est important de bien comprendre son propre fonctionnement, d’identifier le raisonnement qui est a l’origine du problème, de mettre en place des pensées aidantes. Parfois certaines personnes rentrent dans une « lutte des pensés ». c’est-à-dire qu’elles tentent de se rassurer, mais ceci en vain, car les pensées anxiogènes sont trop fortes. Il est important d’arrêter de combattre ces pensées et de les accepter comme des pensées et non comme la réalité où la prédiction d’une crise.

Il est important également d’apprendre à se confronter aux situations tant redoutées. On peut pour cela agir de manière progressive en travaillant sur une respiration lente. L’angoisse peut vraiment baisser en respirant très doucement, ce qui peut paraître contre-inductif car lorsqu’on a une attaque de panique, on a l’impression d’étouffer et on a tendance à vouloir prendre de grandes inspirations.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont prouvé leur efficacité pour apprendre aux patients à maîtriser une attaque de panique. Elles utilisent des techniques de gestion des pensées et la confrontation. Il faut savoir qu’il est très difficile de se soigner seul. Les psychologues TCC peuvent vous aider, vous enseigner les techniques appropriées, vous accompagner sur les lieux qui sont anxiogènes, pour vous apprendre à gérer vos émotions et vos sensations physiologiques et ainsi pouvoir à nouveau mener une vie normale. Lorsque les crises surviennent suite à des traumatismes, les techniques de l’EMDR (thérapie par des mouvements oculaires) sont efficaces et sont un bon complément aux TCC.

GAUTIER Floriane Psychologue à Pertuis 84120 et à La tour d’Aigues 84240

A quoi sert le test du QI, l’évaluation de la WISC V ?

Les épreuves d’intelligences ont été créées par David Wechsler vers le milieu du vingtième siècle. Il a conçu trois batteries de tests pour adultes (WAIS), enfants (WISC) et jeunes enfants (WPPSI). En 2016, la cinquième version de la Wechsler Intelligence Scale for Children ( WISC ) a été publiée en France.

Ce test permet d’évaluer le fonctionnement cognitif d’un enfant. Les performances de l’enfant vont être comparées à celles des enfants du même âge, afin de pouvoir le situer par rapport à la norme et déterminer ses points forts et ses points faibles. Cela permet de mettre en évidence son fonctionnement cognitif global, de détecter les enfants avec un haut potentiel ou avec une déficience intellectuelle et surtout d’identifier ceux qui ont des troubles de l’apprentissage (comme la dyslexie, la dyspraxie …), des troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité ou un trouble envahissant du développement (TED). Il peut aussi servir à évaluer l’impact d’un traumatisme crânien …

Ce test sert à calculer le fameux quotient intellectuel (QI) mais attention, cette donnée à elle seule ne peut pas être interprétée, car il faut analyser l’ensemble du test.

Cette batterie de tests est constituée de subtests qui permettent d’obtenir différents indices. Dans la WISC V il y a cinq indices principaux :

  • Indice de Compréhension Verbale (ICV) qui permet d’évaluer les connaissances acquises par l’enfant dans son environnement. Il mesure l’expression verbale, la formation de concepts verbaux et le raisonnement verbal.
  • Indice Visuospatial (IVSqui permet d’évaluer le raisonnement visuospatial, l’intégration visuomotrice, la capacité de faire des rotations mentales( de manipuler une image mentalement), la capacité d’intégrer, de synthétiser des relations entre un élément et l’ensemble d’une figure, la capacité de construire des formes géométriques à partir d’un modèle.
  • Indice de Raisonnement Fluide (IRF) qui définit la capacité générale de résolutions de problèmes qui consiste à extraire des règles d’une situation pour résoudre un problème posé. Cet indice mesure le raisonnement inductif et quantitatif, le traitement simultané, la capacité d’abstraction.
  • Indice de Mémoire de travail (IMT) : c’est la capacité de retenir une information pour la résolution d’une tâche. Celle-ci est à courte durée. Cet indice mesure l’aptitude à enregistrer, à maintenir et à manipuler des informations visuelles et auditives.
  • Indice de vitesse de traitement (IVT ) qui permet d’évaluer la rapidité et la précision de l’identification visuelle et l’aptitude à la prise de décision. Il évalue également le balayage visuel, la discrimination visuelle, ainsi que l’attention.

Ce test WISC V permet de donner une première information au sujet du fonctionnement cognitif de l’enfant, mais il faut compléter ces informations par d’autres batteries de tests neuropsychologiques afin d’avoir une meilleure estimation du fonctionnement cognitif.

Gautier Floriane , Neuropsychologue, à Pertuis 84120 et à la Tour d’Aigues 84240, 07 52 03 82 22

Comment aider mon enfant qui a des difficultés scolaires ?

  Les difficultés scolaires peuvent exister pour différentes raisons. Les deux principales sont, soit un déficit cognitif, c’est-à-dire un trouble des apprentissages (dyscalculie, dyslexie, dysgraphie, troubles attentionnels avec ou sans hyper-activité ), soit des difficultés psychologiques.

Dans un premier temps, il est important d’identifier les raisons des difficultés et de s’assurer que ce ne soit pas dans le domaine cognitif. (La cognition désigne les grandes facultés du cerveau comme le langage,l’écriture, la mémoire, l’attention …) Pour cela, il faut réaliser un bilan cognitif afin d’évaluer les points forts et les points faibles et si c’est nécessaire mettre en place une aide aux apprentissages et une remédiation cognitive. Il se peut aussi que l’enfant soit un enfant à haut potentiel, qui, de ce fait, se trouve en décalage avec ses camarades et les exigences scolaires.

Les enfants souffrant de troubles d’apprentissage se découragent devant la faiblesse de leurs résultats scolaires, ce qui génère un manque de confiance en eux. Une prise en charge par un neuropsychologue couplée avec une thérapie cognitive et comportementale permet de restaurer cette estime de soi.

Chez certains enfants, un trouble anxieux peut être présent, par exemple une anxiété de performances qui fait que celui-ci s’angoisse pour répondre le mieux possible,ce qui « démobilise » ses compétences cognitives. Dans ce cas-là, les thérapies cognitives et comportementales sont utiles pour gérer stress et angoisse.

Un événement angoissant pour l’enfant peut entraîner une chute brusque des résultats scolaires. C’est ce qui se passe en cas de harcèlement moral. Cela génère une souffrance psychologique  et l’enfant ne peut plus mobiliser toutes ses facultés dans les apprentissages scolaires. Une thérapie cognitivo- comportementale l’aidera à faire face au harcèlement et à gérer son émotion. Des techniques d’affirmation de soi peuvent être mises en place. Une attention particulière sera portée à la restauration de l’estime de soi qui a été ébranlée par le harcèlement. Il est important de ne pas négliger cette souffrance, car elle peut entraîner une phobie scolaire et même sociale, qui peut aller jusqu’à la dépression. L’agressivité envers ses proches ou un grand isolement, l’addiction aux jeux vidéos sont des signes qui doivent alerter les parents et l’entourage.

Voici une liste non exhaustive des raisons pour lesquelles l’enfant peut être en difficultés scolaires. Il existe d’autres troubles anxieux qui peuvent affecter ses performances scolaires. Tout événement de vie peut affecter l’équilibre de l’enfant et avoir des conséquences sur sa scolarité. Il est important de consulter un psychologue qui va l’aider à gérer ses difficultés.

Floriane Gautier, Psychologue TCC, Neuropsychologue

Pertuis 84120, la Tour d’Aigues 84240

le 17/10/16

Les troubles obsessionnels compulsifs ( TOC )

Qu’est ce qu’un trouble obsessionnel compulsif? (Gautier psychologue TCC, Pertuis 84120)

 Les troubles obsessionnels compulsifs font partie des troubles anxieux. Les obsessions sont des images ou des impulsions récurrentes ou persistantes qui font intrusion dans la conscience de l’individu. Elles constituent une source importante d’angoisse. Le patient reconnaît le côté excessif de ces pensées et fait des efforts importants pour les contrôler mais en vain. Il est donc amené à accomplir des compulsions, ce qui est une tentative pour réduire l’angoisse

Les compulsions sont des comportements ou des actes mentaux répétitifs que l’individu se sent obligé d’accomplir en réponse à une obsession même s’il reconnaît celles-ci comme dénuées de sens ou excessives.

Ce type de pensées est, à l’origine, des pensées que tout le monde peut avoir. Il s’agit de signaux d’alerte qui permettent de se préserver du danger. Normalement, le niveau d’angoisse généré baisse très vite et le sujet relativise rapidement. C’est quand les pensées deviennent excessives et que le niveau d’angoisse ne diminue pas qu’elles constituent une pathologie. Par exemple, tout le monde vérifie la fermeture de sa porte d’entrée en quittant son domicile. Vérification faite, l’angoisse disparaît et il n’y a pas besoin d’autre vérification. On considère qu’on est en présence de troubles obsessionnels compulsifs quand le temps de vérification atteint une heure par jour.

Il existe plusieurs types de compulsions :

  • les conjurations : avec des pensées excessives incontrôlables (compter, réciter des listes…. accomplissement de rituels magiques, phrases répétées, prières), ou avec des répétitions de gestes pour éviter un malheur
  •  les lavages : (lavage des mains, du corps, d’objets)
  •  les vérifications (fermeture des portes, des fenêtres, de l’électricité, du frein à main enclenché… )
  • les attitudes perfectionnistes (rituel de rangement, d’ordre, de symétrie…)

Les thèmes des obsessions

  • obsession de souillure, la saleté est vécue comme insupportable, peur d’être contaminé par des germes pathologiques et d’attraper des maladies (peur d’attraper le sida en utilisant des toilettes ,par ex)
  • obsession d’erreurs et de désordre (craindre d’avoir oublié de fermer gaz ou portes…) besoin de symétrie, peur de faire des erreurs qui entraînent de grosses catastrophes en cascade.
  • les obsessions à thème agressif: peur de blesser ou d’agresser sexuellement des personnes de son entourage
  • les obsessions de malheur ou de superstition (liées aux chiffres, aux formes ou aux couleurs)

 

Quelles solutions face aux troubles obsessionnels compulsifs ?

Les TCC sont reconnues comme étant efficaces pour gérer les troubles anxieux dont les TOC. Elles sont pratiquées par des psychologues ou psychiatres formés dans ce domaine. Le rythme est d’une consultation par semaine, puis d’une consultation toutes les deux semaines, pendant une durée de trois mois à un an selon les cas.

Dans un premier temps la thérapie s’attache à comprendre le problème, ensuite à modifier les pensées obsédantes pour qu’elles génèrent moins d’angoisse. Elle est toujours réalisée avec la participation active du patient. Entre les séances, il doit réaliser un travail d’auto-observation favorisant une progression plus rapide.

Un travail au niveau comportemental est accompli. Cela peut consister en une phase dite « d’exposition », qui consiste à se confronter à la source d’angoisse et faire en sorte qu’elle diminue. Ceci toujours de manière progressive avec l’accord du patient.

On peut aussi utiliser une stratégie de « prévention de la réponse », que constitue le rituel, qui consiste à s’empêcher d’accomplir les rituels avec une adaptation de manière progressive pour gérer l’angoisse.

Gautier Floriane,
psychologue spécialisée dans les thérapies cognitives et comportementales (TCC)
à Pertuis 84120  (Vaucluse).
Tel 07 52 03 82 22