Le livre « Le corps n’oublie rien » est un ouvrage fascinant qui explore la relation complexe entre le corps et l’esprit. Écrit par Bessel Van Der Kolk, un psychiatre et chercheur de renommée mondiale, ce livre est le fruit de plusieurs décennies de recherche et de pratique clinique dans le domaine de la traumatologie.
Le livre commence par une introduction qui explique les principes de base de la traumatologie et de la neuroscience. Van Der Kolk explique comment les traumatismes peuvent affecter le cerveau et le corps, et comment ces effets peuvent persister longtemps après que le traumatisme initial ait eu lieu. Il explique comment ces événements peuvent conduire à des symptômes tels que l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil et les troubles de l’alimentation
La deuxième partie du livre se concentre sur les différentes approches thérapeutiques qui ont été développées pour aider les personnes qui ont été victimes de traumatismes à surmonter leurs symptômes. L’auteur explore les différentes formes de thérapie, notamment l’EMDR, la thérapie de groupe et la thérapie par le yoga et le théâtre. Il explique comment chaque approche peut aider les patients à surmonter leurs symptômes et à retrouver leur bien-être.
Le livre explore les implications plus larges de la traumatologie et de la neuroscience pour la société dans son ensemble. L’auteur examine comment les traumatismes peuvent affecter les relations interpersonnelles, la politique et la culture. Il explore également les implications de la recherche en neurosciences pour la compréhension de la conscience, de la mémoire et de l’identité.
Dans l’ensemble, « Le corps n’oublie rien » est un livre fascinant qui offre une perspective sur la relation entre le corps et l’esprit. Van Der Kolk est un écrivain talentueux et un expert dans son domaine, et il réussit à rendre accessible des concepts complexes de la neuroscience et de la traumatologie. Ce livre est pour toute personne intéressée par la psychologie, la santé mentale ou la neuroscience.
L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une thérapie qui a été initialement développée pour le traitement du trouble de stress post-traumatique (TSPT). Cependant, des études ont montré que l’EMDR peut également être efficace dans le traitement du deuil compliqué, notamment en aidant à réduire les symptômes de stress et de détresse émotionnelle.
Le deuil est un processus complexe qui peut être difficile à surmonter, mais l’EMDR peut aider les personnes endeuillées à travailler sur les émotions et les souvenirs qui peuvent être à l’origine de leur douleur. Voici quelques étapes de base de la thérapie EMDR pour aider à surmonter le deuil :
Évaluation initiale : La première étape de l’EMDR consiste en une évaluation initiale de la personne endeuillée pour déterminer les facteurs de stress et les événements traumatiques liés au deuil. Cela permet au thérapeute de personnaliser la thérapie pour les besoins spécifiques de la personne.
Préparation : La préparation est une étape importante de l’EMDR qui permet à la personne endeuillée de se sentir en sécurité et de se préparer à travailler sur les souvenirs et les émotions liés au deuil. Cela peut inclure des techniques de relaxation, de respiration et de visualisation pour aider la personne à se sentir en sécurité.
Traitement des souvenirs : Une fois que la personne endeuillée est prête, le thérapeute utilise des mouvements oculaires, des tapotements ou des stimulations auditives pour aider la personne à retraiter les souvenirs douloureux liés au deuil. Le but de cette étape est de désensibiliser la personne aux souvenirs douloureux et de les aider à se sentir moins stressée et moins anxieuse.
Restructuration cognitive : Cette étape vise à aider la personne endeuillée à modifier les croyances négatives ou les distorsions cognitives qui peuvent contribuer à leur douleur et leur détresse émotionnelle. Le thérapeute peut utiliser des techniques de rééducation cognitive pour aider la personne à restructurer ses pensées.
Conclusion : La dernière étape de l’EMDR consiste à évaluer les progrès de la personne endeuillée et à consolider les gains réalisés au cours de la thérapie. Le thérapeute peut aider la personne à élaborer un plan pour faire face aux difficultés futures et pour maintenir les gains réalisés au cours de la thérapie.
En résumé, l’EMDR peut aider les personnes endeuillées à surmonter leur douleur et leur détresse émotionnelle en les aidant à retraiter les souvenirs douloureux, à modifier les croyances négatives et à développer des attitudes plus positives envers le deuil. Cependant, il est important de noter que chaque personne est unique et que les résultats de l’EMDR peuvent varier en fonction des besoins individuels. Il est donc important de travailler avec un thérapeute formé et expérimenté en EMDR pour obtenir les meilleurs résultats possibles
Lorsqu’un individu a subi un accident, ou une agression physique ou sexuelle, il est susceptible de développer un stress post traumatique. Tout événement au cours duquel l’individu a craint pour sa vie ou pour celle d’un autre est un facteur de risque. Un fort niveau de réactivité émotionnelle est présent et dure plusieurs semaines après l’événement traumatique. La victime ressent une peur intense, un sentiment de sidération et d’horreur.
En général, la personne à l’impression de revivre sans arrêt cet événement. Des flash-backs sont très récurrents. Une odeur, un bruit, une sensation vont lui faire revivre le traumatisme. Des cauchemars en lien avec l’agression/ accident sont très récurrents. Toutefois, il est fréquent que la victime souffre d’amnésie partielle, voir totale de l’événement. Parfois elle « vit normalement » pendant des années, mais suite à un autre événement ou au fait qu’elle raconte ce qui lui est arrivé, elle développe alors le stress post traumatique TSPT.
La victime va tout faire pour ne pas être exposée aux stimuli rappelant l’événement (sensation, bruit, lieu…), pour ne plus penser à l’accident/agression, mais en vain. Elle va être sur ces gardes comme si une nouvelle menace pouvait arriver à tout moment. On appelle cela de l’hypervigilance. La personne présente un état d’angoisse persistant. Elle sursaute de manière exagérée. Des troubles du sommeil avec des difficultés d’endormissement, des réveils pendant la nuit, un sommeil agité et bien sûr des cauchemars sont présents.
La personne rencontre des difficultés pour se concentrer. Elle est moins capable de réaliser des tâches qu’elle avait l’habitude de faire auparavant.
Certaines personnes peuvent ressentir un détachement vis-à-vis des autres, les centres d’intérêt se restreignent et de l’indifférence émotionnelle s’installe dans leur quotidien. A l’inverse certaines personnes deviennent très irritables, elles ont facilement des accès de colère et l’angoisse est omniprésente.
Lors des stress post traumatique deux types de thérapies sont recommandées.
Les thérapies cognitives et comportementales TCC permettent de gérer l’anxiété, de se confronter progressivement aux situations anxiogènes. La relaxation est très utile. Un travail sur les pensées anxiogènes, le statut de victime est mis en place.
L EMDR est une thérapie basée sur les mouvements des yeux et permet de traiter le souvenir traumatique. Elle permet au patient de repenser à l’événement sans que cela génère chez lui des émotions négatives. Un souvenir est composé de perceptions (odeurs, images, sons…), de pensées (« je suis bloqué » « je ne vais jamais m’en sortir »), d’émotions (peur, angoisse, tristesse, honte…), de sensations physiques (battements de cœur, mains moites…) et de croyances (« je suis vulnérable », « je suis inférieur aux autres »…). L’EMDR intervient efficacement sur toutes ces dimensions, ainsi le patient peut regagner une sérénité dans son quotidien.
Les émotions sont des fonctions adaptatives de l’organisme. Elles permettent de trouver l’énergie, de la ressource pour résoudre le problème qui s’impose à nous : la peur nous permet de nous défendre ou fuir en cas de danger, la colère nous fait réagir pour combattre une injustice, la tristesse va créer chez autrui de l’empathie et on sera alors consolé, la culpabilité entraîne une modification du comportement pour éviter l’exclusion sociale.
Lorsque nous vivons une émotion nous pouvons nous en sentir prisonnier. Elle est souvent très forte et elle nous fait souffrir. Nous refusons souvent de la ressentir et nous allons chercher des astuces pour qu’elle soit moins forte. C’est important de savoir gérer son stress grâce à diverses techniques (respiration, relaxation, sport…) mais aussi de l’accepter en termes de ressource. Nous avons beaucoup de pensées négatives vis-à-vis de l’anxiété ; apprendre à les modifier permet de mieux les vivre.
Prenons le cas d’une personne qui a des problèmes avec un collègue de travail qui sait qu’elle a le soutien de sa hiérarchie et qu’elle est dans son bon droit. Lorsqu’elle reçoit un mail de cette personne elle va sentir un pic d’angoisse. Elle va avoir des pensées vis-à-vis de la situation mais également sur son propre ressenti. Elle va se dire : « pourquoi tu réagis comme ça ? tu ne supportes vraiment pas le moindre désaccord ! tu es nulle ! tu ne sais pas gérer le moindre conflit ou désaccord ! Tu sais que tu as raison alors pourquoi autant d’émotion ? »
Si cette personne apprend à modifier ses croyances sur son ressenti, elle va vivre l’émotion différemment et mieux la vivre. Si elle se met à penser : « c’est normal de ressentir ce que je ressens. C’est juste mon organisme qui m’envoie les ressources nécessaires pour résoudre un problème. Je sais le résoudre, je sais quoi répondre au mail », alors les croyances sur ses propres émotions vont être mieux vécues.
Face à une situation observez-vous et prenez conscience de vos pensées concernant vos émotions puis cherchez à les modifier. Ainsi votre émotion deviendra votre alliée.
GAUTIER Floriane, psychologue TCC EMDR à Aix en Provence et à Pertuis
L’autisme est un handicap cognitif. Les personnes porteuses d’autisme ont des difficultés principalement pour communiquer. Les interactions sociales sont difficiles pour eux. Leur comportement est restreint et elles intéressent toujours aux mêmes choses, de manière obsessionnelle.
Les personnes autistes et asperger ont accès au langage. Elles sont capables d’avoir une conversation soutenue et adaptée. La prosodie, la tonalité de voix sont souvent particulières. L’accentuation des mots et des phrases ne correspond pas forcement au code de la langue.
Les expressions, les métaphores, l’humour et le second degré ne sont pas compris par les personnes asperger. La personne autiste s’attache au sens des mots sans prendre en compte le contexte social. Elle analyse le discours au « pied de la lettre ».
Beaucoup d’enfants autistes n’ont pas accès à la communication verbale. Lorsqu’ils désirent quelque chose, ils utilisent l’adulte comme « objet » pour accéder à leur envie. Par exemple, si un enfant porteur d’autisme souhaite ouvrir une boite pour avoir un gâteau, il va chercher son parent en le prenant par le poignet pour le conduire jusqu’à la boite et poser sa main sur celle-ci pour que l’adulte la lui ouvre.
Le geste de pointage qapparaît dans le développement d’un enfant aux mêmes moments que le langage. Les compétences requises pour utiliser ce geste de communication sont déficitaires chez les enfants autistes. Pointer du doigt permet de montrer les objets que l’on désire, ce geste permet également d’échanger sur ce que l’on voit, il a une fonction sociale.
Les enfants et les adultes autistes, n’ayant pas accès à la parole et au pointage, ne sont pas capables d’exprimer une envie ou un besoin. Cette difficulté de communication entraîne de la frustration car ils ne peuvent pas se faire comprendre. Des colères, des gestes hétéro et auto agressifs sont alors présents.
D’autres ont accès à la parole, sans pour autant que la communication soit fonctionnelle. Ils peuvent répéter certains sons ou mots. Parfois ils répètent les phrases qu’ils ont entendues, sans pour autant que cela ait du sens pour eux. La répétition des phrases et des sons s’appelle l’écholalie.
Pour les autistes non verbaux, des langages alternatifs existent, comme l’utilisation de pictogrammes ou de gestes. Le langage alternatif permet aux personnes autistes non verbales de pouvoir faire des demandes et ainsi de réduire leur sentiment de frustration. Les pictogrammes leur permettent également d’expliquer le déroulement de leurs journées et de réduire l’angoisse face à l’imprévu.
Floriane GAUTIER Psychologue TCC et Neuropsychologue à Aix en Provence et à Pertuis
Le schéma d’exclusion de Youg s’exprime par un sentiment de solitude. Les personnes souffrant de ce schéma se sentent mal à l’aise en société. Aller dans une soirée est anxiogène. Elles ont l’impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir assez de conversation, de ne pas être assez intelligentes, de ne pas avoir assez d’humour ou de ne pas être assez belles. Paradoxalement, elles peuvent donner une autre image d’elles, leur entourage peut les trouver très sociables et affirmées. Elles arrivent à se faire des amis et vont plus privilégier les relations duelles. Certaines personnes peuvent s’isoler et avoir de moins en moins de relations sociales. Le schéma d’exclusion correspond à la phobie sociale décrite dans le DSM (ouvrage de référence pour poser un diagnostic en psychiatrie)
Ce schéma prend sa source dans l’enfance. Les enfants qui se sentent différents sont plus susceptibles de le développer.
• La différence peut être culturelle, religieuse, sociale et physique.
• Les enfants ayant des problèmes de santé sont plus sujets à ce schéma.
• Les troubles de l’apprentissage, tels que la dyslexie, favorisent le sentiment d’être différent.
• Les enfants ayant subi des taquineries, moqueries, humiliations et harcèlements par leurs camarades peuvent présenter ce schéma.
Le schéma d’exclusion est souvent associé au schéma de honte et d’imperfection.
La thérapie des schémas consiste à travailler sur les croyances, l’impression que les défauts empêchent d’établir des relations sociales. Comme dans les TTC dites « classiques » le patient devra se confronter progressivement aux situations anxiogènes. Des techniques d’imagerie peuvent être utilisées pour travailler sur les souvenirs traumatiques. Selon le souvenir, la thérapie EMDR peut se révéler efficace. Cette thérapie par mouvement des yeux est très efficace dans les cas d’évènements traumatiques.
Si vous souhaitez en connaître davantage sur le schéma d’exclusion, vous pouvez consulter le livre de Jeffrey Youg et Janet Klosko intitulé « Je réinvente ma vie » (les éditions de l’homme). Un chapitre est consacré à ce schéma.
Floriane GAUTIER
Psychologue, thérapie cognitive et comportementale, EMDR, thérapie des schémas de Young
à Pertuis et à Aix-en-Provence
La peur de conduire est très handicapante dans notre société. Cette peur peut être liée à trois phénomènes : un stress post-traumatique, un trouble obsessionnel compulsif TOC ou un trouble panique.
Dans le cas d’un stress post-traumatique, la personne qui a vécu un accident de la route a peur de reconduire et d’avoir un nouvel accident. Elle met en place un processus d’évitement. Des sensations, bruits, musiques, odeurs, ou autres stimuli vont lui rappeler l’accident et déclencher une angoisse profonde. La personne fait des cauchemars régulièrement.
Dans le cas d’un trouble obsessionnel compulsif ou TOC, la personne a peur de faire du mal et de provoquer un accident. Par exemple, elle craint de faire un geste brusque, comme donner un coup de volant et de tuer. Elle n’a pas confiance en son ressenti. Après avoir croisé un cycliste elle peut se mettre à douter et avoir peur de l’avoir renversé par mégarde. Elle peut alors faire demi-tour plusieurs fois pour vérifier de ne pas l’avoir renversé.
En ce qui concerne le trouble panique, l’agoraphobie et/ou la phobie des transports, la personne est envahie d’une angoisse profonde. Elle a l’impression de ne plus rien contrôler. Elle pense qu’elle va mourir, faire une crise cardiaque ou avoir un malaise. Elle a peur que personne ne puisse venir l’aider. Ces angoisses sont majorées sur l’autoroute en raison de la vitesse et du fait de ne pas pouvoir s’arrêter comme on le souhaiterait. Il en est de même dans les bouchons ou le conducteur a l’impression d’être coincé.
Pour ces trois troubles anxieux, les thérapies cognitives et comportementales TCC sont recommandées. La thérapie cognitive permet de rationaliser les pensées et de trouver des pensées aidantes. Le travail comportemental est important. Le principe est de s’exposer progressivement aux situations anxiogènes : dans un premier temps en imaginant les situations, puis en allant conduire réellement accompagné par le psychologue. Il très important d’agir progressivement, le but est d’apprendre à contrôler son angoisse.
La relaxation est un outil utilisé pour soigner les stress post-traumatiques, les troubles paniques et les phobies. L’EMDR, thérapie basée sur le mouvement des yeux, est également très efficace pour traiter les peurs liées aux accidents et aux stress post-traumatiques.
Les auteurs, Jeffrey Young et Janet S. Klosko sont à l’origine de la thérapie des schémas en TCC.
Dans cet ouvrage « Je réinvente ma vie » , ils présentent les différents schémas qui peuvent influencer nos attitudes.
Un schéma est un mécanisme que l’individu crée devant des situations qu’il analyse toujours de la même manière, ce qui conduit toujours aux mêmes choix ; par exemple, il est toujours attiré par les mêmes personnes. Ce mécanisme prend sa source dans l’enfance, en fonction des expériences de vie, du modèle éducatif, des carences affectives, des relations avec ses pairs à l’école, etc…
Ainsi l’individu se retrouve dans une sorte de « piège » qui se répète sans arrêt.
Ce livre vous permettra d’identifier vos schémas et les mécanismes qui en découlent. Il en présente onze dans différents chapitres :
le schéma d’abandon : « je t’en supplie ne me quitte pas ! » (en savoir plus)
le schéma de méfiance et d’abus : « je ne peux pas te faire confiance »
le schéma de carence affective : « mes besoins d’affection ne seront jamais comblés »
le schéma d’exclusion : « je me sens à part »
le schéma de dépendance : « je ne peux pas me débrouiller seul »
le schéma de vulnérabilité : « la catastrophe est imminente »
le schéma d’imperfection : « je ne vaux rien »
le schéma d’ échec : « ma vie est un échec »
le schéma d’assujettissement : « je fais toujours ce que tu veux ! »
le schéma des idéaux et d’exigences élevés : « ce n’est jamais suffisant »
le schéma du « tout m’est dû » : « je peux obtenir tout ce que je désire »
Chaque chapitre, illustré de cas cliniques, comporte un questionnaire permettant de vous aider à vous auto-diagnostiquer, une présentation de la manifestation du schéma et une explication au sujet de l’origine de celui-ci.
Ce livre « Je réinvente ma vie » de Jeffrey Young et Janet S. Klosko aux Éditions de l’Homme est une réelle aide pour vous permettre de mieux comprendre et de mieux identifier vos schémas, en complément d’une recherche personnelle qui peut aussi s’effectuer avec l’aide d’un psychologue formé à la thérapie des schémas de Young.
Floriane GAUTIER, Psychologue en TCC et formée à la Thérapie des schémas de Young
Les personnes qui subissent une attaque de panique ont l’impression qu’elles vont mourir. Elles ont la sensation d’avoir une crise cardiaque et/ou de devenir folles. Par la suite, elles ressentent une peur intense de faire une autre attaque de panique. Elles appréhendent la situation dans laquelle s’est produit la première attaque et cette appréhension en déclenche une nouvelle. Petit à petit, la personne se trouve dans un cercle vicieux, dû à ses appréhensions. Au début, les attaques se produisent dans le même contexte que la première, sur les mêmes lieux, puis progressivement elles se généralisent à d’autres situations et d’autres lieux. La peur d’avoir des attaques s’appelle un trouble panique.
Ce trouble est très difficile à vivre, il est très invalidant ; c’est cette peur qui dirige la vie des personnes qui y sont sujettes. Certaines vont être dans l’incapacité de conduire, d’aller faire leurs courses, d’aller dans des endroits où il y a du monde et même de se rendre à leur travail.
Pour soigner les attaques de panique, plusieurs techniques sont utiles. Dans un premier temps, il est important de bien comprendre son propre fonctionnement, d’identifier le raisonnement qui est a l’origine du problème, de mettre en place des pensées aidantes. Parfois certaines personnes rentrent dans une « lutte des pensés ». c’est-à-dire qu’elles tentent de se rassurer, mais ceci en vain, car les pensées anxiogènes sont trop fortes. Il est important d’arrêter de combattre ces pensées et de les accepter comme des pensées et non comme la réalité où la prédiction d’une crise.
Il est important également d’apprendre à se confronter aux situations tant redoutées. On peut pour cela agir de manière progressive en travaillant sur une respiration lente. L’angoisse peut vraiment baisser en respirant très doucement, ce qui peut paraître contre-inductif car lorsqu’on a une attaque de panique, on a l’impression d’étouffer et on a tendance à vouloir prendre de grandes inspirations.
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont prouvé leur efficacité pour apprendre aux patients à maîtriser une attaque de panique. Elles utilisent des techniques de gestion des pensées et la confrontation. Il faut savoir qu’il est très difficile de se soigner seul. Les psychologues TCC peuvent vous aider, vous enseigner les techniques appropriées, vous accompagner sur les lieux qui sont anxiogènes, pour vous apprendre à gérer vos émotions et vos sensations physiologiques et ainsi pouvoir à nouveau mener une vie normale. Lorsque les crises surviennent suite à des traumatismes, les techniques del’EMDR (thérapie par des mouvements oculaires) sont efficaces et sont un bon complément aux TCC.
GAUTIER Floriane Psychologue à Pertuis 84120 et à La tour d’Aigues 84240
Les troubles obsessionnels compulsifs font partie des troubles anxieux. Les obsessions sont des images ou des impulsions récurrentes ou persistantes qui font intrusion dans la conscience de l’individu. Elles constituent une source importante d’angoisse. Le patient reconnaît le côté excessif de ces pensées et fait des efforts importants pour les contrôler mais en vain. Il est donc amené à accomplir des compulsions, ce qui est une tentative pour réduire l’angoisse
Les compulsions sont des comportements ou des actes mentaux répétitifs que l’individu se sent obligé d’accomplir en réponse à une obsession même s’il reconnaît celles-ci comme dénuées de sens ou excessives.
Ce type de pensées est, à l’origine, des pensées que tout le monde peut avoir. Il s’agit de signaux d’alerte qui permettent de se préserver du danger. Normalement, le niveau d’angoisse généré baisse très vite et le sujet relativise rapidement. C’est quand les pensées deviennent excessives et que le niveau d’angoisse ne diminue pas qu’elles constituent une pathologie. Par exemple, tout le monde vérifie la fermeture de sa porte d’entrée en quittant son domicile. Vérification faite, l’angoisse disparaît et il n’y a pas besoin d’autre vérification. On considère qu’on est en présence de troubles obsessionnels compulsifs quand le temps de vérification atteint une heure par jour.
Il existe plusieurs types de compulsions :
les conjurations : avec des pensées excessives incontrôlables (compter, réciter des listes…. accomplissement de rituels magiques, phrases répétées, prières), ou avec des répétitions de gestes pour éviter un malheur
les lavages : (lavage des mains, du corps, d’objets)
les vérifications (fermeture des portes, des fenêtres, de l’électricité, du frein à main enclenché… )
les attitudes perfectionnistes (rituel de rangement, d’ordre, de symétrie…)
Les thèmes des obsessions
obsession de souillure, la saleté est vécue comme insupportable, peur d’être contaminé par des germes pathologiques et d’attraper des maladies (peur d’attraper le sida en utilisant des toilettes ,par ex)
obsession d’erreurs et de désordre (craindre d’avoir oublié de fermer gaz ou portes…) besoin de symétrie, peur de faire des erreurs qui entraînent de grosses catastrophes en cascade.
les obsessions à thème agressif: peur de blesser ou d’agresser sexuellement des personnes de son entourage
les obsessions de malheur ou de superstition (liées aux chiffres, aux formes ou aux couleurs)
Quelles solutions face aux troubles obsessionnels compulsifs ?
Les TCC sont reconnues comme étant efficaces pour gérer les troubles anxieux dont les TOC. Elles sont pratiquées par des psychologues ou psychiatres formés dans ce domaine. Le rythme est d’une consultation par semaine, puis d’une consultation toutes les deux semaines, pendant une durée de trois mois à un an selon les cas.
Dans un premier temps la thérapie s’attache à comprendre le problème, ensuite à modifier les pensées obsédantes pour qu’elles génèrent moins d’angoisse. Elle est toujours réalisée avec la participation active du patient. Entre les séances, il doit réaliser un travail d’auto-observation favorisant une progression plus rapide.
Un travail au niveau comportemental est accompli. Cela peut consister en une phase dite « d’exposition », qui consiste à se confronter à la source d’angoisse et faire en sorte qu’elle diminue. Ceci toujours de manière progressive avec l’accord du patient.
On peut aussi utiliser une stratégie de « prévention de la réponse », que constitue le rituel, qui consiste à s’empêcher d’accomplir les rituels avec une adaptation de manière progressive pour gérer l’angoisse.
Gautier Floriane,
psychologue spécialisée dans les thérapies cognitives et comportementales (TCC)
à Pertuis 84120 (Vaucluse).
Tel 07 52 03 82 22
Il est fréquent de confondre honte et culpabilité alors que ces sentiments sont différents et véhiculent des messages distincts. Savoir les distinguer aide à mieux cerner nos réactions internes et à réagir de façon plus appropriée.
Deux émotions qui se ressemblent… mais pas tout à fait
La culpabilité surgit quand nous pensons avoir transgressé une règle importante, qu’elle soit morale, sociale ou personnelle. Elle s’exprime par une idée précise : « J’ai fait quelque chose de mal. » La honte, elle, touche au cœur de notre identité : « Je suis quelqu’un de mal. » Ce n’est plus un acte qui est jugé, mais la personne tout entière.
Autrement dit, la culpabilité se rapporte à ce que nous faisons, tandis que la honte se rapporte à ce que nous sommes.
Le rôle moral de la culpabilité
La culpabilité joue un rôle essentiel : elle nous relie à notre sens moral, à notre conscience. Lorsqu’elle se manifeste, elle signale que nous avons franchi une limite ou blessé une valeur importante. Ce n’est pas une punition, mais une invitation à réfléchir, à réparer, à grandir. Demander pardon, proposer une réparation, apprendre de l’expérience… autant de gestes qui nous permettent de revenir vers nos valeurs profondes.
La fonction sociale de la honte
La honte agit comme un signal social informant l’individu de la crainte d’être rejeté, dévalorisé ou exclu du groupe. Elle rappelle le besoin fondamental d’appartenance. Toutefois, lorsqu’elle persiste ou se répète, la honte peut devenir pesante, suscitant un sentiment d’indignité et incitant au repli plutôt qu’à l’action. Dans ces conditions, l’estime de soi peut s’en trouver fragilisée.
Les reconnaître au quotidien
Distinguer ces deux expériences demande un peu d’introspection. Dans la culpabilité, on ressent souvent un élan vers l’action : expliquer, s’excuser, réparer. L’attention se tourne vers l’autre ou vers la situation. La honte, au contraire, ramène l’attention sur soi : on voudrait disparaître, on se sent « mauvais», même si rien ne peut vraiment se réparer.
Cette nuance est précieuse : elle nous permet de réagir différemment selon l’émotion.
Quand elles deviennent envahissantes
À faible intensité, ces émotions contribuent au maintien de l’alignement avec les valeurs individuelles et favorisent les relations interpersonnelles. Toutefois, leurs manifestations excessives peuvent avoir un impact négatif. Une culpabilité persistante est susceptible d’entraîner une augmentation de l’anxiété et des ruminations. De même, une honte prolongée peut générer un sentiment d’infériorité et limiter les interactions sociales.
Reconnaître ces signaux d’alarme, c’est déjà un premier pas.
Des pistes pour avancer
Mettre des mots précis. Se demander : « Est-ce mon comportement qui me gêne, ou bien est-ce que je me sens moi-même indigne ? » Cette simple question aide à clarifier.
Accueillir l’émotion. Dans les deux cas, résister ou nier ne fait que renforcer la souffrance. Accueillir ne signifie pas approuver ; cela signifie reconnaître : « Oui, je ressens cela en ce moment. »
Réparer quand c’est possible. Si une action a réellement blessé quelqu’un, un geste, une parole, une réparation concrète allège la culpabilité.
Cultiver l’autocompassion. Parler à soi-même comme on parlerait à un ami permet d’apaiser la honte et de reconstruire l’estime de soi.
S’orienter vers ses valeurs. Dans la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT), on voit la culpabilité comme une boussole : elle signale que nos actes se sont écartés de ce qui compte pour nous. Revenir à ces valeurs donne une direction, au lieu de rester bloquée dans le jugement.
Un accompagnement pour apprendre à réguler
Lorsque la honte ou la culpabilité deviennent envahissantes, l’aide d’une psychologue peut offrir un espace sécurisé pour comprendre leur origine et développer de nouvelles stratégies.
Dans mon cabinet, j’anime également des groupes sur les compétences émotionnelles. Ces ateliers sont conçus pour apprendre à identifier clairement les émotions, en comprendre le message et constituer une “boîte à outils” pour les gérer au quotidien. Nous travaillons ensemble sur l’écoute du corps, la mise en mots, et l’utilisation d’outils pratiques pour traverser ces moments difficiles sans se laisser submerger. Ces groupes offrent un cadre bienveillant pour pratiquer, partager et progresser pas à pas.
Nos émotions et nos réactions face au stress ne sont pas seulement psychologiques : elles sont profondément ancrées dans notre corps. La théorie polyvagale, développée par le neuroscientifique Stephen Porges, permet de comprendre comment notre système nerveux autonome influence nos émotions, nos comportements et nos relations.
Qu’est-ce que la théorie polyvagale ?
La théorie polyvagale explique que notre système nerveux autonome nous prépare à réagir de manière adaptée aux situations. Selon Porges, trois états principaux guident nos réactions :
Le système ventral vagal : c’est l’état de sécurité et de connexion. Dans cet état, nous pouvons communiquer, explorer, créer et interagir sereinement avec les autres.
Le système sympathique : il déclenche la réaction de lutte ou de fuite. Le corps se mobilise pour agir face à une menace.
Le système dorsal vagal : il correspond à la réponse d’immobilisation ou de retrait. Lorsque la situation est perçue comme insurmontable, le corps se met en retrait pour se protéger.
Ces états expliquent pourquoi nous pouvons parfois réagir impulsivement, nous figer ou nous sentir pleinement connectés dans nos relations et nos émotions.
La régulation : retrouver un sentiment de sécurité
L’un des grands apports de la théorie polyvagale est l’idée que nous pouvons apprendre à réguler notre système nerveux. La régulation polyvagale permet de revenir vers un sentiment de sécurité, même après un stress ou une tension.
Dans la pratique, cela signifie :
Reconnaître les signaux corporels qui indiquent le stress ou le retrait.
Utiliser le corps comme outil de régulation, par le mouvement, la respiration ou de petites postures spécifiques.
Mon module « Théorie polyvagale et compétences émotionnelles »
Dans mes groupes sur les compétences émotionnelles, j’ai conçu un module dédié à la théorie polyvagale, où je propose à la fois des explications et des outils pratiques pour réguler son corps et ses émotions.
Le module comprend :
Des exercices de mise en mouvement du corps : pour activer ou apaiser le système nerveux selon l’état dans lequel on se trouve.
Des techniques pour travailler le sentiment de sécurité : apprendre à se reconnecter à soi et à l’environnement de manière sécurisante.
Des petits outils concrets au quotidien : respirations, postures, mouvements simples et pratiques à reproduire seul ou dans des situations stressantes.
Des mises en situation et expérimentations guidées : observer son corps, identifier ses signaux et tester des stratégies de régulation dans un cadre bienveillant.
L’objectif est d’offrir une compréhension claire du fonctionnement du système nerveux, mais surtout des outils concrets et applicables immédiatement.
Pourquoi ce module est utile
Travailler sur la régulation polyvagale dans un cadre de groupe permet de :
Mieux gérer le stress et les émotions difficiles, en comprenant ce que le corps exprime.
Renforcer la capacité à se sentir en sécurité avec soi et avec les autres.
Développer des stratégies pratiques et répétables, utilisables dans la vie quotidienne.
En participant à ce module, les participants repartent souvent avec une meilleure conscience de leurs réactions corporelles, un sentiment de sécurité renforcé, et des outils concrets pour se réguler en toute autonomie.
Une invitation à expérimenter
La théorie polyvagale nous montre que nos émotions et comportements ont un langage corporel précis. Apprendre à l’écouter et à le réguler permet non seulement de mieux gérer le stress, mais aussi de créer des relations plus fluides et harmonieuses.
Le module « Théorie polyvagale » offre un cadre sûr, pratique et vivant pour expérimenter ces outils et stratégies, et repartir avec des compétences concrètes à appliquer chaque jour.
Nous parlons souvent de gérer nos émotions, comme s’il s’agissait de les contrôler ou de les faire taire. Pourtant, nos émotions ne sont pas des adversaires. Elles sont des alliées précieuses, des signaux intérieurs qui nous aident à comprendre ce qui se passe en nous et autour de nous. Et si, au lieu de les repousser, nous apprenions à les écouter ?
Les émotions : des messagères utiles
Chaque émotion a une fonction précise et bénéfique. Elles ne surgissent pas sans raison : elles nous envoient un message essentiel.
La colère nous alerte lorsqu’une limite est franchie ou lorsqu’une injustice est perçue.
La peur nous protège du danger et nous invite à la prudence.
La tristesse nous aide à accepter une perte ou un changement.
La joie, enfin, nous montre ce qui nous nourrit et nous épanouit.
Aucune émotion n’est négative. Certaines sont désagréables à ressentir, mais toutes ont une valeur adaptative. Les ignorer ou les refouler, c’est comme ignorer le tableau de bord de notre voiture : on risque la panne sans comprendre ce qui ne va pas.
Pourquoi avons-nous peur de nos émotions ?
Dès l’enfance, nous recevons des messages tels que : “Ne pleure pas”, “Sois sage”, “Ne te mets pas en colère”. À force, nous apprenons à couper le contact avec nos ressentis.
Résultat : les émotions s’accumulent et finissent par déborder car elles ont été trop longtemps étouffées. Comme une cocotte-minute, plus on les garde enfermées, plus la pression monte.
Apprendre à reconnaître et accueillir une émotion, c’est comme ouvrir la soupape avant l’explosion. C’est une compétence émotionnelle qui s’apprend, pas un don réservé à quelques-uns.
Accueillir une émotion, c’est se respecter
Accueillir une émotion ne signifie pas s’y noyer. C’est simplement lui offrir une écoute bienveillante, sans jugement.
Par exemple :
Quand la colère monte, elle nous dit souvent : “Quelque chose d’important pour moi n’a pas été respecté.”
Quand la peur s’invite : “Je veux te protéger.”
Quand la tristesse s’installe : “Tu tiens à ce que tu perds.”
En prêtant attention à ces messages, on découvre nos besoins profonds : sécurité, respect, repos, lien, reconnaissance. Nos émotions deviennent alors des guides intérieurs, au service d’une vie plus alignée.
Un petit exercice simple
Pour renouer avec tes émotions, essaie cet exercice de pleine conscience émotionnelle :
Observe ton corps : que ressens-tu en ce moment ? (tension, chaleur, légèreté…)
Nommer l’émotion : colère, peur, joie, tristesse, ou peut-être un mélange ?
Demande-toi : de quoi cette émotion veut-elle me parler ?
Il ne s’agit pas de “trouver la bonne réponse”, mais d’apprendre à écouter ton monde intérieur. Souvent, cette simple écoute suffit déjà à les apaiser.
En résumé
Nos émotions ne sont pas des ennemies, mais des boussoles intérieures. Elles nous indiquent nos besoins, nos valeurs et nos limites. Apprendre à les écouter, c’est apprendre à mieux se connaître et à mieux vivre avec soi.
Et si vous souhaitez aller plus loin, nos groupes de compétences émotionnelles offrent un espace bienveillant pour explorer ces ressentis, comprendre leur langage et développer des outils concrets pour les accueillir sans te laisser submerger.
Ce programme thérapeutique est structuré autour de 9 séances réparties sur 8 dates. Il est conçu selon une progression évolutive, avec des exercices à mettre en place entre les séances, qui nécessitent implication et régularité.
La présence à l’ensemble des séances est indispensable afin de garantir la cohérence du parcours et l’efficacité de l’accompagnement proposé.
Les groupes sont constitués de 6 à 8 participants maximum pour favoriser un cadre bienveillant et un travail en profondeur.
Engagement et assiduité
La participation implique un engagement ferme à suivre l’intégralité des 9 séances.
L’absence à la première séance entraîne l’exclusion du programme, sans possibilité de remboursement de l’acompte.
En cas de deux absences ou plus au cours du programme, le participant ne pourra pas poursuivre, car il ne serait plus en mesure de suivre la progression du groupe.
Toute séance manquée est facturée et ne peut pas être remboursée par la Sécurité sociale, conformément aux règles du dispositif MonPsy (les soins non réalisés ne peuvent être pris en charge).
Tarif du programme
Le programme comprend 9 séances de groupe d’une durée de 2h00 à 3h chacune, au tarif de 50 € par séance, soit un total de 450 €. Ce tarif inclut l’ensemble des supports et le suivi entre les séances.
Le programme est éligible au dispositif MonPsy, permettant un remboursement jusqu’à 8 séances par l’Assurance Maladie, sous certaines conditions ( une seule séance par jour et 12 séances par an).
Prise en charge MonPsy
Les séances de groupe sont éligible au dispositif MonPsy, qui permet le remboursement d’une séance individuelle par jour par l’Assurance Maladie.
⚠️ Lors des journées comportant deux séances, une seule pourra être prise en charge par MonPsy. La seconde séance restera donc à la charge du patient, au tarif de 50 €.
Modalités d’inscription
Un acompte de 100 € est demandé lors de l’inscription pour réserver la place.
Cet acompte est non remboursable en cas d’annulation moins de 10 jours avant le début du programme.
Pour toute annulation effectuée au moins 10 jours avant la première séance, l’acompte est intégralement remboursé.
Si le nombre minimum de 6 participants n’est pas atteint, le groupe est annulé, et les acompte(s) remboursé(s) intégralement.
Modalités de règlement
Le jour de la première séance, les participants devront fournir :
Soit une série de chèques correspondant aux différentes séances, qui seront encaissés progressivement,
Soit le règlement complet si aucun chèque ne peut être fourni.
Les séances manquées seront facturées, sans possibilité de remboursement ni de report dans le cadre du programme.
Les compétences émotionnelles, souvent désignées par le terme d’intelligence émotionnelle, englobent un ensemble d’aptitudes qui nous permettent de percevoir, comprendre, réguler et exprimer nos émotions ainsi que celles des autres. La capacité à naviguer dans le paysage émotionnel est un atout précieux qui influence notre bien-être général, nos relations interpersonnelles, ainsi que notre succès dans divers contextes. Le groupe psycho-thérapeutique « Développer les Compétences Émotionnelles », s’adresse à toute personne souhaitant améliorer ses compétences émotionnelles à travers une approche structurée et pratique, en proposant neuf séances qui abordent différents aspects de cette thématique. Le programme a été développé à partir de plusieurs concepts présents dans différentes psychothérapies, comme les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la thérapie d’acceptation et d’engagement (Act), la théorie Poly vagale, et de la psychologie positive.
Détaille du programme
Séance 1 : Introduction et définitions Présentation du programme Développer les bases permettant de comprendre les émotions et les compétences émotionnelles
Séance 2 à 4 : Identifier et comprendre les émotions Développer une meilleure conscience de ses émotions Accueillir ses expériences émotionnelles agréables et désagréables Identifier les différentes composantes d’une émotion Enrichir son vocabulaire émotionnel et parvenir à nommer ses états émotionnels Comprendre l’utilité, la fonction, les déclencheurs des émotions et les conséquences de nos réponses Apprendre à identifier ses besoins à partir de l’émotion Connaissance sur les fondamentaux de la théorie poly vagale Apprendre à réguler notre système nerveux Avoir plus de connaissances des effets des émotions sur le fonctionnement de notre corps
Séance 5 à 6 : Réguler les émotions Réguler les émotions en modifiant ou en choisissant au mieux les situations dans lesquelles nous nous engageons Réguler les émotions par la relaxation et par la réévaluation cognitive Réguler les émotions avec la thérapie ACT : l’acceptation des émotions et la défusion des pensées Apprendre à vivre l’instant présent
Séance 8 : Exprimer les émotions Comprendre les bénéfices de l’expression des émotions Différencier l’expression d’un jugement de l’expression d’une émotion Exprimer son émotion d’une manière adaptée Être à l’écoute des émotions et des besoins d’autrui
Séance 9 : Utiliser les émotions : Utilisez ses émotions pour prendre soin de ses besoins et de ceux d’autrui Trouver un équilibre entre ses différents besoins Avoir conscience des biais émotionnels
Séance 9 : Les émotions positives Savourer les événements agréables Enrichir son répertoire de stratégie pour cultiver des ressources durablement Renforcer les compétences développées Faciliter l’intégration dans le quotidien
Dates
Le programme est présenté en 9 séances. Il est impératif que les patients puissent suivre la totalité des séances. Les séances durent environ 2H30 en fonction de la dynamique du groupe. Les groupes commencent à 18h30 le soir .
Groupe du mardi soir à Aix en provence
Pour toute demande d’inscription veuillez m’envoyer un mail (gautierpsy @ gmail.com) ou m ‘ envoyer un message au 07 52 03 82 22
Floriane Gautier psychologue à Aix en Provence et Venelles
Les compétences émotionnelles, souvent désignées par le terme d’intelligence émotionnelle, englobent un ensemble d’aptitudes qui nous permettent de percevoir, comprendre, réguler et exprimer nos émotions ainsi que celles des autres. Dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté, ces compétences sont devenues essentielles, tant sur le plan personnel que professionnel. La capacité à naviguer dans le paysage émotionnel est un atout précieux qui influence notre bien-être général, nos relations interpersonnelles, ainsi que notre succès dans divers contextes.
Le programme DCE, ou Développer les Compétences Émotionnelles, a été élaboré par une équipe d’experts comprenant Kotsou, Farnier, Shankland, Mikolajczak, Quoidbach et Leys. Ce programme s’adresse à toute personne souhaitant améliorer ses compétences émotionnelles à travers une approche structurée et pratique, en proposant huit séances qui abordent différents aspects de cette thématique.
Les compétences émotionnelles : définition et importance
Les compétences émotionnelles se répartissent généralement en quatre domaines principaux :
Perception des émotions : Cette compétence concerne notre capacité à identifier nos propres émotions ainsi que celles des autres. Elle inclut la reconnaissance des expressions faciales, du ton de la voix et du langage corporel.
Compréhension des émotions : Au-delà de la simple perception, il s’agit de comprendre les causes et les conséquences des émotions, tant chez nous que chez autrui. Cette compétence permet de mettre en relation des événements, des émotions et des comportements.
Régulation des émotions : Cela concerne notre aptitude à gérer et à exprimer nos émotions de manière appropriée. Une bonne régulation émotionnelle contribue à la résilience face au stress et aux situations difficiles.
Utilisation des émotions : Cette compétence implique d’utiliser nos émotions pour faciliter le raisonnement et la prise de décision. Par exemple, la joie peut nous motiver à entreprendre une tâche, tandis que la tristesse peut nous pousser à réfléchir sur des expériences passées.
Développer ces compétences permet non seulement d’améliorer nos relations sociales, mais également notre santé mentale et notre capacité à faire face aux défis de la vie quotidienne. Les recherches montrent que ceux qui possèdent une intelligence émotionnelle élevée sont souvent plus susceptibles d’éprouver un plus grand bien-être, de nouer des relations interpersonnelles enrichissantes et de réussir dans leur vie professionnelle.
Le programme DCE : présentation
Le programme DCE, élaboré par des chercheurs en psychologie, se compose de huit séances structurées qui visent à renforcer les compétences émotionnelles des participants. Chaque séance aborde une thématique spécifique, offrant des activités pratiques et des réflexions pour favoriser l’apprentissage. J’ai choisi de proposer une séance supplémentaire présentant la thérapie poly- vagale.
Séance 1 : Introduction aux émotions
La première séance introduit les participants au concept d’émotions et à leur rôle dans notre vie quotidienne. Elle comprend des exercices d’auto-réflexion pour encourager les participants à identifier leurs propres émotions et à partager leurs expériences avec le groupe. Cette séance pose les bases pour les sessions suivantes.
Séance 2 : Reconnaissance des émotions
Cette séance se concentre sur la perception des émotions, tant chez nous que chez les autres. Des activités pratiques sont proposées, telles que des jeux de rôle et des exercices d’observation, permettant aux participants de mieux reconnaître les expressions faciales et les signaux non verbaux liés aux émotions.
Séance 3 : Compréhension des émotions
Les participants explorent les différentes émotions et leurs fonctions. Cette séance aborde également les interrelations entre émotions, émotions éphémères et émotions plus durables. Des discussions en groupe sur des scénarios de la vie réelle aident à contextualiser les notions abordées.
Séance supplémentaire : Théorie poly vagale
Cette séance présente la théorie poly-vaguale, le système physiologique des émotions et les techniques pour réguler le corps.
Séance 4 : Régulation des émotions
L’accent est mis sur les techniques de régulation des émotions, y compris la respiration, la pleine conscience et la reformulation cognitive. Ce module permet aux participants de développer des stratégies pratiques pour mieux gérer leurs émotions dans des situations stressantes.
Séance 5 : Communication émotionnelle
La communication est essentielle pour exprimer nos émotions de manière saine et positive. Cette séance enseigne des compétences de communication assertive et empathique, via des exercices de groupe permettant de pratiquer l’écoute active et l’expression des émotions.
Séance 6 : Émotions et relations sociales
Cette séance explore comment nos émotions influencent nos relations avec autrui. Les participants apprennent à identifier les dynamiques émotionnelles dans leurs interactions et à développer des compétences pour améliorer la qualité de leurs relations.
Séance 7 : Prise de décision émotionnelle
Les émotions jouent un rôle clé dans nos prises de décision. Cette séance examine comment utiliser les émotions de manière constructive pour prendre des décisions éclairées. Des études de cas sont analysées pour aider les participants à comprendre le lien entre émotions et décisions.
Séance 8 : Transformation et intégration
La dernière séance sert à intégrer tout ce qui a été appris durant le programme. Les participants sont encouragés à établir un plan d’action personnel pour continuer à développer leurs compétences émotionnelles au-delà des séances. Une réflexion collective finalise le programme, permettant de partager les appréciations et les avancées personnelles.
Tarif :
Le prix de la totalité du programme est à 450 € soit 50€ la séance. Les séances peuvent être prise en charge à 100% par le dispositif « monpsy ».
Malgré les circonstances économiques, je souhaite proposer à mes patients un suivi thérapeutique de qualité ; c’est pour cela que j’ai décidé de faire partie du dispositif mon psy.
Une psychothérapie où l’on travaille les symptômes ainsi que les traumatismes liés à l’enfance ne peut se faire qu’a une fréquence régulière, c’est-à-dire de manière hebdomadaire et éventuellement tous les 15 jours. Au-delà, ce n’est plus une psychothérapie mais une thérapie de soutien.
Le dispositif mon psy permet un remboursement par la sécurité sociale de 12 séances par an et par patient. Je demande donc aux patients de s’inscrire dans une démarche thérapeutique et de s’engager à venir au minimum une fois tous les 15 jours.
Une séance sur 2, le patient devra payer le prix d’une séance à 80€ non remboursée par la sécurité sociale puis la 2e séance sera prise en charge dans son intégralité par la sécurité sociale. La première séance est une séance non remboursée par la sécurité sociale au prix normal.
Pour les patients ne pouvant pas avoir droit au dispositif mon psy, la séance sera d’un prix réduit à 65€ et pour les étudiants à 60 €.
La thérapie des schémas de Young est une approche psychothérapeutique qui vise à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels qui ont été acquis pendant l’enfance et qui continuent à affecter la vie adulte. Cette thérapie se base sur le principe que les besoins émotionnels de l’enfant n’ont pas été satisfaits ou ont été négligés, ce qui peut entraîner des problèmes tels que l’anxiété, la dépression et les troubles de la personnalité. Elle vise à réparer l’enfant intérieure par des techniques d’imagerie.
La thérapie des schémas de Young propose plusieurs techniques pour aider à réparer l’enfant intérieur blessé. L’une de ces techniques est l’imagerie guidée. Cette technique consiste à guider le patient à travers une série d’images mentales pour aider à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels. Lors de la séance pour réparer l’enfant intérieur, le psychologue demande au patient de se concentrer sur une image de son enfance. Le patient est encouragé à se concentrer sur les émotions qu’il ressent en regardant cette image.
Le psychologue guide le patient à travers une série d’images mentales pour aider à identifier les schémas dysfonctionnels qui ont été acquis pendant l’enfance. Par exemple, le patient va visualiser des images son enfance où il se sentait abandonné ou rejeté. Ensuite, le patient va inventer une issue heureuse à cette image pour réparer les carences affectives de l’enfance.
En conclusion, la thérapie des schémas de Young propose plusieurs techniques pour aider à réparer l’enfant intérieur blessé. L’imagerie guidée est une technique courante qui aide à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels acquis pendant l’enfance. Cette technique aide les patients à surmonter les problèmes émotionnels liée à l’enfance et à mener une vie plus heureuse et plus épanouissante.
Floriane GAUTIER, Psychologue TCC et EMDR à Aix en Provence
Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont un trouble anxieux qui affecte environ 2 à 5% de la population. Les personnes atteintes de TOC ont des pensées récurrentes et intrusives qui les poussent à effectuer des comportements répétitifs et compulsifs pour réduire leur anxiété. Les TOC peuvent avoir un impact significatif sur la vie quotidienne, les relations et le bien-être mental et émotionnel.
La Thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une forme de thérapie qui a été développée dans les années 1980 pour traiter les traumatismes. Cependant, depuis lors, elle a été utilisée avec succès pour traiter une variété de troubles, y compris les TOC. L’ EMDR est basée sur l’hypothèse que les souvenirs traumatisants sont stockés de manière inappropriée dans le cerveau, ce qui peut entraîner des symptômes tels que l’anxiété, la dépression et les TOC. La Thérapie EMDR utilise des mouvements oculaires, des sons ou des tapotements pour aider le cerveau à retraiter les souvenirs traumatisants et à les stocker de manière plus appropriée. La stimulation bilatérale (stimulation des deux coté du corps) aide le cerveau à retraiter le souvenir et à le stocker dans la mémoire de manière plus approprié.
La Thérapie EMDR pour les TOC commence par une évaluation complète de l’historique de la personne et de ses symptômes. Le thérapeute EMDR travaillera ensuite avec la personne pour identifier les souvenirs traumatisants ou les événements qui ont pu contribuer à la formation des TOC. Le protocole prends en compte l’évènement source mais aussi les déclencheurs du présent. La manière de travailler sur les déclencheurs du présent s’inspire des exercices d’exposition des TCC (thérapies cognitives et comportementales)
L’EMDR peut prendre plusieurs séances, en fonction de la gravité des symptômes et de la complexité des souvenirs traumatisants. Les résultats de la Thérapie EMDR pour les TOC sont durables. Cette thérapie aide les personnes atteintes de TOC à réduire leur anxiété et leur stress.
Floriane GAUTIER Psychologue EMDR et TCC à Aix en Provence
Lorsqu’une personne subit une agression, elle peut ressentir de nombreuses émotions, dont la honte. La honte est une émotion complexe qui peut être définie comme un sentiment de dévalorisation de soi, de culpabilité et d’humiliation. Elle peut être ressentie après une agression, car la victime peut se sentir coupable d’avoir été incapable de se protéger ou de s’en sortir seule.
Le processus psychologique de la honte commence souvent par une réaction de défense. La victime peut d’abord nier l’agression ou minimiser son impact pour éviter d’affronter les émotions difficiles qui en découlent. Cependant, avec le temps, la honte peut s’installer et se manifester de différentes manières.
La victime peut se sentir coupable d’avoir été incapable de se défendre ou de s’en sortir seule. Elle peut également ressentir de la honte pour les réactions des autres, comme le jugement ou la stigmatisation. La honte peut également être liée à la perception de soi, la victime pouvant se sentir moins valable ou moins digne d’amour et de respect.
La honte peut également entraîner des symptômes physiques et mentaux. La victime peut ressentir de l’anxiété, de la dépression, de l’isolement social et de la détresse émotionnelle. Elle peut également avoir des difficultés à dormir, à manger et à se concentrer.
Il est important de noter que la honte est une émotion normale et naturelle après une agression. Cependant, il est important de la traiter de manière appropriée pour éviter qu’elle ne devienne chronique et ne cause des problèmes de santé mentale à long terme.
La thérapie EMDR est un moyen efficace de traiter la honte. Un psychologue formé en EMDR aidera la victime à comprendre les causes de sa honte et à développer des stratégies pour la surmonter. La thérapie peut également aider à renforcer sa confiance en soi et à se sentir plus en contrôle de sa vie.
Floriane Gautier, psychologue EMDR et TCC à Aix en Provence
La phobie d’impulsion fait partie du trouble obsessionnel-compulsif (TOC), est une maladie mentale caractérisée par des pensées intrusives, également appelées obsessions, qui sont souvent associées à la peur d’agir de manière irréversible ou inappropriée. Les personnes atteintes de ce trouble ont souvent des pensées qui ne reflètent pas leurs désirs conscients.
Les comportements compulsifs sont des actes ou des rituels que les individus se sentent obligés de faire pour s’assurer que leurs obsessions ne se réaliseront pas. Les comportements compulsifs peuvent prendre la forme de rituels mentaux ou physiques, pour dissiper des pensées indésirables.
Les personnes atteintes de phobie d’impulsion ont des pensées obsédantes qui les troublent et les effraient, comme des idées morbides, violentes, sexuelles ou religieuses. Une des peur les plus courante est de faire du mal à ses proches ou à des enfants. Ces pensées semblent envahissantes et incontrôlables, ce qui peut déclencher des comportements compulsifs pour essayer de les empêcher de se produire.
La phobie d’impulsion peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie de ceux qui en sont atteints. La plupart des personnes atteintes de phobie d’impulsion passent une grande partie de leur temps à lutter contre leurs obsessions et leurs comportements compulsifs, ce qui peut être épuisant et stressant. Ils évitent toutes les situations qui peuvent déclencher de l’angoisse. Les pensées obsessionnelles peuvent également rendre difficile pour les individus de maintenir des relations harmonieuses avec leur entourage.
Le traitement de la phobie d’impulsion sont : les thérapies comportementales et cognitives, la thérapie EMDR ou/ et des médicaments . La thérapie comportementale et cognitive est souvent utilisée pour aider les individus à comprendre et à gérer leurs pensées et comportements compulsifs. L EMDR intervient sur les pensées obsédantes. Les médicaments peuvent aider à réduire les symptômes obsessionnels et comportementaux.
En fin de compte, la phobie d’impulsion est une maladie mentale sérieuse qui peut affecter la vie quotidienne des individus. Les personnes atteintes de cette maladie ont besoin de soutien et de traitement professionnels pour gérer efficacement leurs obsessions et leurs comportements compulsifs. Les traitements sont généralement efficaces et peuvent aider les personnes atteintes à retrouver une qualité de vie normale.
Floriane GAUTIER, Psychologue TCC et EMDR à Aix en Provence
Le livre « Le Trauma, quelle chose étrange » de Steve Haines explique de manière ludique l’impact du trauma sur le corps et l’esprit humain. Haines est un psychologue somatique expérimenté qui a travaillé avec des personnes souffrant de traumatismes pendant de nombreuses années. Dans ce livre, il partage ses connaissances et son expérience pour aider les lecteurs à mieux comprendre le traumatisme, ses effets et comment y faire face.
Cette BD commence par expliquer l’impacte du trauma et comment il affecte le corps. L’auteur explique que le trauma est une réponse naturelle du corps à une situation dangereuse ou menaçante. Cependant, lorsque cette réponse est activée de manière répétée ou prolongée, cela peut causer des dommages physiques et psychologiques à long terme. Il explore également la manière dont le corps stocke les souvenirs traumatiques et comment cela peut affecter la santé mentale et physique.
Haines aborde également les différentes formes de traumatismes, y compris les traumatismes physiques, émotionnels et psychologiques. Il explique comment ces différents types de traumatismes peuvent affecter le corps et l’esprit de manière différente, et comment ils peuvent interagir les uns avec les autres pour créer des problèmes de santé complexes.
Le livre propose également des techniques pratiques pour aider les personne à faire face au traumatisme. Haines explique comment la thérapie somatique peut aider à libérer les tensions et les blocages physiques causés par le traumatisme, ainsi que des techniques de respiration et de méditation pour aider à calmer l’esprit et le corps. Il explique également comment les mouvements et l’exercice peuvent aider à libérer les tensions et à améliorer la santé mentale.
« Le Trauma, quelle chose étrange » de Steve Haines est une BD pour toute personne intéressée par la santé mentale et physique. Il offre une compréhension approfondie du traumatisme et de ses effets sur le corps et l’esprit, ainsi que des techniques pratiques pour aider à faire face au traumatisme.
Floriane GAUTIER, Psychologue EMDR et TCC à aix en Provence
Je vous reçois à mon cabinet situé au 15 avenue des Belges à Aix en Provence. Il se trouve à côté de la gare routière d’Aix en Provence. Vous pouvez vous garer facilement au parking de la Méjane.
Il s’agit d’un cabinet de psychologue partagé. Lorsque vous êtes arrivé en bas l’immeuble, veuillez sonner à l’interphone « centre rotonde ».
Rentrez dans la cour de l’immeuble jusqu’au bâtiment A, puis sonnez à l’interphone « centre rotonde ». Montez au cabinet de psychologue au deuxième étage et installez-vous tranquillement dans la salle d’attente.
Les ruminations sont des pensées récurrentes. Elles sont souvent au sujet du passé : « pourquoi est-ce arrivé ?» « pourquoi mon patron m’a viré ? », mais elles peuvent également porter sur des évènements futurs : « ça va mal se passer !» « si je dois dire ça à mon patron il peut me renvoyer ! » « je ne trouverai jamais de travail !». Elles peuvent être sur soi-même : « c’est de ma faute !» « pourquoi je n’ai pas réagi de cette manière-là !» « je ne suis pas à la hauteur !». Les ruminations ont des contenus négatifs et anxiogènes.
Ces pensées sont une tentative de résolution de problème, mais le cerveau se pose de mauvaises questions. Elles deviennent contreproductives alors qu’elles devraient aider l’individu. Les ruminations sont présentes dans différents troubles anxieux et lors d’événements jugés injustes. Ces cognitions envahissantes vont empêcher les personnes qui ruminent de vivre dans l’instant présent et même de faire des activités plaisantes comme des loisirs ou être avec des amis. Ces pensées négatives empêchent l’individu de trouver des solutions et d’agir. Elles vont ralentir le rythme de travail, empêchant les gens de se concentrer sur leurs tâches. Ces pensées omniprésentes jour et nuit peuvent créer des troubles du sommeil, aggraver les symptômes anxiogènes, engendrer à la longue une dépression.
Les thérapies cognitives et comportementales TCC sont très efficaces dans la gestion des ruminations. Il est important que le patient identifie le cercle vicieux dans lequel il est. A quel point ses ruminations l’empêchent de réaliser des actions et à quel point elles constituent un frein à son bien-être. Il est important qu’elles évoluent, qu’elles ne soient pas tournées vers le « pourquoi ». Les questions commençant par « pourquoi » ne permettent pas de faire évoluer la situation, cependant celles avec « comment » permettent d’être actif dans la recherche de solutions.
L’EMDR est une thérapie a base des mouvements des yeux pour traiter le stress post traumatique. Elle est donc très efficace pour les ruminations liées à un traumatisme.
Le trouble panique se caractérise par des attaques de panique récurrentes. Elles apparaissent de manière soudaine et inattendue. L‘individu qui y est sujet présente une peur persistante d’avoir une attaque de panique. Il craint les conséquences que cela peut engendrer dans sa vie et dans son quotidien.
Les attaques de panique se caractérisent par une montée soudaine de l’angoisse avec une impression de devenir fou ou de mourir. Les sensations corporelles sont très fortes : palpitations (accélération cardiaque), douleur thoracique avec impression de ne pas pouvoir respirer, mains moites, sensations de chaleur ou de froid, fourmillements et parfois maux de ventre, vomissement. Des pensées liées à la peur de mourir ou de devenir fou sont présentes.
D’après Barlow, il y aurait une vulnérabilité biologique à développer un trouble anxieux. Un événement de vie anxiogène, une surcharge d’angoisse, déclencheraient une attaque de panique. Celle-ci est comme une alarme. L’individu va percevoir l’événement comme un danger vital. Une fois cette alarme apprise, elle va devenir dysfonctionnelle. Les attaques de panique sont tellement insupportables à vivre que celui qui y est sujet a peur d’en revivre. Il craint de perdre le contrôle. Cette appréhension et cette peur sont enregistrées dans la mémoire à long terme. C’est pour cela que ce comportement, qui semble irrationnel, est maintenu dans le temps. L’individu s’enferme dans un cercle vicieux et commence à craindre d’avoir peur.
Les thérapies cognitives et comportementales TCC sont reconnues pour être très efficaces pour soigner les attaques de panique.
Les objectifs des thérapies cognitives et comportementales sont :
dans un premier temps, de comprendre le mécanisme mis en place par le cerveau,
ensuite de travailler sur les pensées, de trouver des pensées aidantes lors des attaques de panique pour les surmonter
une intervention comportementale constituée d’exercices de relaxation, de respiration et d’une confrontation progressive aux situations anxiogènes est utilisée gérer l’angoisse liée au trouble panique.
Gautier Floriane Psychologue en thérapie cognitives et comportementale TCC à Pertuis 84120 ( Vaucluse).
Le schéma de vulnérabilité se caractérise par la peur d’une catastrophe imminente. Cette peur est exagérée par rapport à la probabilité que cela puisse arriver. L’individu est persuadé de ne pas pouvoir y faire face. Il surévalue le danger et il minimise ses aptitudes pour y faire face.
Le schéma de vulnérabilité est présent dans quatre domaines :
• Domaine de la santé : peur d’avoir une maladie grave,
• Domaine du danger et de la sécurité : peur de se faire agresser, d’être cambriolé,
• Domaine de l’argent : peur d’une crise financière, peur d’être ruiné et de manquer d’argent…
• Domaine du contrôle : peur de perdre le contrôle de soi
Le schéma de vulnérabilité peut avoir différentes origines durant l’enfance :
– Les parents peuvent avoir eu eux même ce schéma, cette peur intense du danger, aussi ils surprotègent leurs enfants. Ils leur apprennent que le monde est dangereux et qu’ils ne sont pas assez forts pour le surmonter.
– A l’inverse la personne étant jeune, ou l’un de ses parents, a été exposée à un réel danger, une maladie, un accident, apprenant ainsi qu’à tout moment le pire peut advenir.
Le schéma peut être lié à une carence affective et éducative : les parents délaissaient l’enfant soit par négligence, soit par maltraitance.
Ce schéma peut être la cause de nombreux troubles anxieux : attaques de panique, troubles anxieux généralisés, TOC, hypocondrie…
L’angoisse prend une grande importance dans la vie et va dicter ses propres règles. L’angoisse empêche de profiter librement du quotidien. Les activités habituelles, comme aller faire ses courses, conduire, aller au cinéma, voyager, rencontrer de nouvelles personnes deviennent une corvée et une source d’angoisse.
Les personnes souffrant de ce schéma vont demander à leur entourage une réassurance permanente. Elles vont devenir dépendantes de leur partenaire qui devra les accompagner partout et devront s’adapter à leur phobie.
Si vous souhaitez en connaître davantage sur ce schéma vous pouvez lire : je réinvente ma vie de Jeffrey Young.
Floriane GAUTIER, psychologue à Pertuis et Aix en Provence