Groupe Compétences Émotionnelles Spécial Asperger

Mieux comprendre, réguler et exprimer ses émotions

Les émotions font partie intégrante de notre quotidien. Elles nous renseignent sur ce que nous vivons, sur nos besoins, sur nos limites et sur ce qui est important pour nous. Pourtant, les identifier, les comprendre et les exprimer de manière adaptée n’est pas toujours simple.

Pour les personnes présentant un syndrome d’Asperger ou un profil autistique sans déficience intellectuelle, ces difficultés peuvent être encore plus marquées. Comprendre ce qui se passe en soi, mettre des mots sur son vécu émotionnel, décoder les réactions des autres ou encore trouver les bonnes stratégies pour gérer l’intensité émotionnelle représente souvent un véritable défi.

C’est dans cette optique qu’a été créé un groupe « Compétences Émotionnelles » spécialement adapté aux personnes Asperger.

Un programme complet pour développer ses compétences émotionnelles

Initialement développé pour un public neurotypique, ce programme a été proposé l’an dernier à un groupe de personnes Asperger. Les retours des participants ont souligné l’intérêt concret de ce travail dans leur vie quotidienne : une meilleure compréhension de leurs émotions, davantage de repères pour les gérer et une communication plus sereine avec leur entourage.

Sur 10 séances, le groupe propose un parcours progressif permettant de :

  • Identifier et reconnaître les différentes émotions ;
  • Comprendre leur fonctionnement physiologique ;
  • Découvrir le lien entre émotions et besoins ;
  • Développer des stratégies de régulation émotionnelle ;
  • Apprendre à exprimer ses besoins de façon plus claire ;
  • Mieux comprendre les réactions des autres ;
  • Développer des compétences de résolution de problèmes ;
  • Renforcer son bien-être psychologique.

Comprendre les émotions pour mieux les utiliser

Une émotion n’est pas un problème à éliminer. Elle est avant tout un signal précieux qui nous informe de nos besoins et de notre état intérieur.

Le groupe propose un travail approfondi autour de la compréhension des émotions : leur fonction, leurs manifestations corporelles, leurs messages et les biais qui peuvent parfois influencer nos réactions.

L’objectif est d’apprendre à écouter ce que l’émotion cherche à nous dire, sans se laisser envahir par elle ni agir sous son impulsion de manière regrettable.

Des outils concrets et validés

Le programme s’appuie sur différentes approches reconnues :

  • Les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC) ;
  • L’ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement) ;
  • La théorie polyvagale de Stephen Porges ;
  • La Communication Non Violente (CNV) ;
  • Les méthodes de résolution de problèmes ;
  • La psychologie positive.

Les participants découvrent notamment des techniques simples de respiration et de relaxation permettant d’agir sur les réactions physiologiques associées aux émotions et de retrouver un état de régulation plus favorable.

La richesse du groupe

Le format collectif constitue une véritable force.

Au-delà des apprentissages théoriques, le groupe permet de partager des expériences, d’observer différentes façons de vivre une même situation et de développer progressivement une meilleure compréhension du fonctionnement émotionnel des autres.

Ces échanges favorisent également le travail autour de la théorie de l’esprit, c’est-à-dire la capacité à mieux comprendre les points de vue, intentions et ressentis d’autrui.

Le groupe offre aussi un espace de validation et de normalisation des expériences émotionnelles : chacun peut constater qu’une même situation peut être vécue différemment selon les personnes, les contextes et les histoires de vie.

Pourquoi un groupe le samedi matin ?

Habituellement proposés en soirée, les groupes de compétences émotionnelles demandent une disponibilité cognitive importante.

Pour de nombreuses personnes Asperger, une journée de travail implique déjà un effort conséquent d’adaptation aux exigences de l’environnement, aux interactions sociales et aux multiples sollicitations sensorielles et cognitives.

Le choix du samedi matin répond à cette réalité. Ce moment de la semaine permet généralement d’aborder le travail émotionnel dans un état de disponibilité plus favorable, avec moins de fatigue accumulée et davantage de ressources pour réfléchir, échanger et expérimenter les outils proposés.

Informations pratiques

Le groupe se déroule sur 10 séances collectives, le samedi matin.

Début du programme : novembre 2026

  • samedi 7 novembre 26
  • samedi 14 novembre 26
  • samedi 21 novembre 26
  • Samedi 28 novembre 26
  • Samedi 5 décembre 26
  • Samedi 12 décembre 26
  • (pas de groupe pendant les vacances de décembre)
  • Samedi 09 janvier 27
  • Samedi 16 janvier 27
  • Samedi 23 janvier 27
  • Samedi 30 janvier 27

Pour toute information complémentaire ou pour échanger sur l’adéquation du groupe avec votre situation, n’hésitez pas à prendre contact.

Inscription sur liste d attente : Mieux comprendre, réguler et exprimer ses émotions

Les émotions font partie intégrante de notre quotidien. Elles nous renseignent sur ce que nous vivons, sur nos besoins, sur nos limites et sur ce qui est important pour nous. Pourtant, les identifier, les comprendre et les exprimer de manière adaptée n’est pas toujours simple.

Pour les personnes présentant un syndrome d’Asperger ou un profil autistique sans déficience intellectuelle, ces difficultés peuvent être encore plus marquées. Comprendre ce qui se passe en soi, mettre des mots sur son vécu émotionnel, décoder les réactions des autres ou encore trouver les bonnes stratégies pour gérer l’intensité émotionnelle représente souvent un véritable défi.

C’est dans cette optique qu’a été créé un groupe « Compétences Émotionnelles » spécialement adapté aux personnes Asperger.

Un programme complet pour développer ses compétences émotionnelles

Initialement développé pour un public neurotypique, ce programme a été proposé l’an dernier à un groupe de personnes Asperger. Les retours des participants ont souligné l’intérêt concret de ce travail dans leur vie quotidienne : une meilleure compréhension de leurs émotions, davantage de repères pour les gérer et une communication plus sereine avec leur entourage.

Sur 10 séances, le groupe propose un parcours progressif permettant de :

  • Identifier et reconnaître les différentes émotions ;
  • Comprendre leur fonctionnement physiologique ;
  • Découvrir le lien entre émotions et besoins ;
  • Développer des stratégies de régulation émotionnelle ;
  • Apprendre à exprimer ses besoins de façon plus claire ;
  • Mieux comprendre les réactions des autres ;
  • Développer des compétences de résolution de problèmes ;
  • Renforcer son bien-être psychologique.

Comprendre les émotions pour mieux les utiliser

Une émotion n’est pas un problème à éliminer. Elle est avant tout un signal précieux qui nous informe de nos besoins et de notre état intérieur.

Le groupe propose un travail approfondi autour de la compréhension des émotions : leur fonction, leurs manifestations corporelles, leurs messages et les biais qui peuvent parfois influencer nos réactions.

L’objectif est d’apprendre à écouter ce que l’émotion cherche à nous dire, sans se laisser envahir par elle ni agir sous son impulsion de manière regrettable.

Des outils concrets et validés

Le programme s’appuie sur différentes approches reconnues :

  • Les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC) ;
  • L’ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement) ;
  • La théorie polyvagale de Stephen Porges ;
  • La Communication Non Violente (CNV) ;
  • Les méthodes de résolution de problèmes ;
  • La psychologie positive.

Les participants découvrent notamment des techniques simples de respiration et de relaxation permettant d’agir sur les réactions physiologiques associées aux émotions et de retrouver un état de régulation plus favorable.

La richesse du groupe

Le format collectif constitue une véritable force.

Au-delà des apprentissages théoriques, le groupe permet de partager des expériences, d’observer différentes façons de vivre une même situation et de développer progressivement une meilleure compréhension du fonctionnement émotionnel des autres.

Ces échanges favorisent également le travail autour de la théorie de l’esprit, c’est-à-dire la capacité à mieux comprendre les points de vue, intentions et ressentis d’autrui.

Le groupe offre aussi un espace de validation et de normalisation des expériences émotionnelles : chacun peut constater qu’une même situation peut être vécue différemment selon les personnes, les contextes et les histoires de vie.

Pourquoi un groupe le samedi matin ?

Habituellement proposés en soirée, les groupes de compétences émotionnelles demandent une disponibilité cognitive importante.

Pour de nombreuses personnes Asperger, une journée de travail implique déjà un effort conséquent d’adaptation aux exigences de l’environnement, aux interactions sociales et aux multiples sollicitations sensorielles et cognitives.

Le choix du samedi matin répond à cette réalité. Ce moment de la semaine permet généralement d’aborder le travail émotionnel dans un état de disponibilité plus favorable, avec moins de fatigue accumulée et davantage de ressources pour réfléchir, échanger et expérimenter les outils proposés.

Informations pratiques

Le groupe se déroule sur 10 séances collectives, le samedi matin.

Début du programme : novembre.

Les séances se poursuivent jusqu’aux vacances scolaires d’hiver.

Pour toute information complémentaire ou pour échanger sur l’adéquation du groupe avec votre situation, veuillez vous inscrire sur la liste d ‘attente, pour que je puisse vous recontacter : https://perfactive.fr/list/floriane-gautier-fernandez-1

La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) : accueillir ses pensées pour mieux agir

Dans notre vie quotidienne, nous faisons face à des pensées et émotions parfois gênantes, stressantes ou répétitives. La thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) propose une approche innovante pour ne pas se laisser piéger par ces pensées et retrouver de la liberté dans nos actions.

Qu’est-ce que l’ACT ?

Créée par le psychologue Steven C. Hayes, l’ACT repose sur l’idée que souffrir à cause de ses pensées ou émotions est souvent plus problématique que la situation elle-même. Plutôt que de chercher à contrôler ou supprimer ces pensées, l’ACT nous apprend à :

  1. Accepter ce qui est présent : accueillir les émotions et pensées difficiles sans jugement.
  2. Se défusionner : prendre du recul par rapport aux pensées, pour ne pas les laisser dicter nos actions.
  3. Clarifier ses valeurs : identifier ce qui est vraiment important pour soi.
  4. Agir selon ses valeurs : faire des choix guidés par ce qui compte vraiment, même en présence d’émotions ou de pensées désagréables.

Cette approche permet de sortir du mode « réactif » et d’entrer dans un mode « vivant », où les actions sont guidées par nos valeurs plutôt que par la peur ou l’inquiétude.

La défusion : prendre du recul face à ses pensées

Un des outils centraux de l’ACT est la défusion. Elle consiste à observer ses pensées comme des événements mentaux plutôt que des vérités absolues. Par exemple, au lieu de se dire :

« Je suis nul, je n’y arriverai jamais »

la défusion permet de reformuler :

« J’ai le sentiment que je suis nul en ce moment »

Cette simple nuance change la relation que l’on entretient avec la pensée : elle devient un signal à observer, non une dictée obligatoire.

Mon module « Pensées et émotions »

Dans mes groupes sur les compétences émotionnelles, je propose un module dédié à l’ACT, pour apprendre à observer ses pensées, se défusionner et agir selon ses valeurs.

Ce module propose :

  • Des exercices pratiques de défusion : observer les pensées sans s’y accrocher, utiliser le langage pour créer du recul.
  • Des techniques pour accueillir les émotions : reconnaître ce que l’on ressent sans se juger ni se laisser submerger.
  • Des mises en situation guidées : identifier les moments où nos pensées limitantes nous freinent .

L’objectif est de donner aux participants des outils concrets pour mieux gérer le stress, la rumination ou les jugements internes, et pour retrouver un espace de liberté dans leurs choix et leurs relations.

Les bénéfices de l’ACT au quotidien

Travailler avec l’ACT ne signifie pas que l’on ne ressentira plus d’émotions difficiles ou que les pensées négatives disparaîtront. En revanche, cela permet de :

  • Réduire l’impact des pensées limitantes sur nos comportements.
  • Développer une relation plus bienveillante avec soi-même, en accueillant ce qui émerge plutôt qu’en le combattant.

Le module d’initiation à l’ACT dans mes groupes offre un cadre pratique et ludique pour expérimenter ces principes, avec des outils directement applicables dans la vie quotidienne.

Floriane Gautier, Psychologue

Mieux communiquer en reconnaissant le besoin derrière chaque émotion

Dans notre quotidien, les émotions surgissent sans prévenir : joie, colère, frustration, tristesse, excitation… Elles colorent nos journées et influencent nos relations. Pourtant, nous n’avons pas toujours appris à écouter ce que ces émotions veulent nous dire. C’est précisément là que la Communication NonViolente (CNV) offre un éclairage précieux.

La CNV, une approche qui relie

Créée par le psychologue américain Marshall Rosenberg, la CNV n’est pas qu’une technique de dialogue ; c’est avant tout une posture de présence et de respect. Elle vise à établir des relations sincères, dans lesquelles chacun peut s’exprimer et être entendu, sans jugement ni accusation.

La CNV se décline en quatre étapes simples :

  1. Observer sans juger : décrire les faits concrets (« Quand j’ai vu la porte rester ouverte… ») plutôt que d’interpréter (« Tu ne respectes jamais rien ! »).
  2. Exprimer ses sentiments : nommer l’émotion réelle (peur, colère, joie, déception) plutôt que de rester dans le reproche.
  3. Identifier ses besoins : comprendre ce que cette émotion révèle (besoin de sécurité, d’écoute, de reconnaissance, de repos…).
  4. Formuler une demande claire : proposer une action concrète et réalisable, sans exiger.

Ces quatre étapes transforment la conversation : elles nous invitent à quitter le réflexe de la critique ou de la défense pour entrer dans un échange qui relie.

L’émotion : un messager du besoin

Au cœur de la CNV, il y a une idée simple mais puissante : chaque émotion a une fonction, elle nous signale qu’un besoin est satisfait ou insatisfait. La joie et la sérénité indiquent qu’un besoin essentiel est nourri ; la colère ou la tristesse pointent au contraire un manque.

  • La colère peut révéler un besoin de respect ou de clarté.
  • La peur peut indiquer un besoin de sécurité.
  • La tristesse peut pointer un besoin de soutien ou de lien.

Lorsque nous apprenons à décoder ce message, nous ne sommes plus prisonniers de l’émotion : nous pouvons l’accueillir, l’entendre et décider comment agir.

Mon module « Émotions et Besoins »

Dans mes groupes sur les compétences émotionnelles, je propose un module spécifiquement centré sur cet aspect fondamental : identifier la fonction de besoin d’une émotion et apprendre à la verbaliser.

Ce module propose :

  • Des exercices pratiques pour repérer une émotion dès qu’elle apparaît et nommer précisément ce que l’on ressent.
  • Des temps d’introspection guidée afin de découvrir le besoin profond que l’émotion met en lumière.
  • Des mises en situation pour transformer ce ressenti en une parole claire et respectueuse.

Nous nous appuyons sur les bases de la CNV pour passer de la simple réaction (« Je suis en colère ! ») à une expression constructive (« Je suis en colère parce que j’ai besoin de coopération dans ce projet »). Ce changement de formulation, apparemment petit, change tout : il permet à l’autre d’entendre le message sans se sentir attaqué, et à soi-même de se sentir compris.

Des bénéfices qui dépassent la communication

Travailler sur la reconnaissance des besoins ne se limite pas à améliorer nos dialogues avec les autres. Cela permet aussi :

  • Une meilleure connaissance de soi : comprendre ce qui nous motive en profondeur.
  • Une régulation émotionnelle : moins de débordements, plus de clarté.
  • Des relations plus apaisées : famille, couple, travail, amitiés.

Une invitation à la pratique

Découvrir la CNV, c’est apprendre à écouter autrement : écouter les autres, bien sûr, mais aussi s’écouter soi-même. Identifier la fonction de besoin derrière chaque émotion, puis la formuler avec clarté, c’est déjà commencer à transformer ses relations et sa qualité de vie.

Mon module d’initiation à la CNV offre un cadre bienveillant pour expérimenter ces principes, avec des outils concrets que chacun peut réutiliser au quotidien.

Floriane GAUTIER

Honte et culpabilité : comprendre la différence pour mieux avancer

Il est fréquent de confondre honte et culpabilité alors que ces sentiments sont différents et véhiculent des messages distincts. Savoir les distinguer aide à mieux cerner nos réactions internes et à réagir de façon plus appropriée.

Deux émotions qui se ressemblent… mais pas tout à fait

La culpabilité surgit quand nous pensons avoir transgressé une règle importante, qu’elle soit morale, sociale ou personnelle. Elle s’exprime par une idée précise : « J’ai fait quelque chose de mal. »
La honte, elle, touche au cœur de notre identité : « Je suis quelqu’un de mal. » Ce n’est plus un acte qui est jugé, mais la personne tout entière.

Autrement dit, la culpabilité se rapporte à ce que nous faisons, tandis que la honte se rapporte à ce que nous sommes.

Le rôle moral de la culpabilité

La culpabilité joue un rôle essentiel : elle nous relie à notre sens moral, à notre conscience. Lorsqu’elle se manifeste, elle signale que nous avons franchi une limite ou blessé une valeur importante. Ce n’est pas une punition, mais une invitation à réfléchir, à réparer, à grandir. Demander pardon, proposer une réparation, apprendre de l’expérience… autant de gestes qui nous permettent de revenir vers nos valeurs profondes.

La fonction sociale de la honte

La honte agit comme un signal social informant l’individu de la crainte d’être rejeté, dévalorisé ou exclu du groupe. Elle rappelle le besoin fondamental d’appartenance. Toutefois, lorsqu’elle persiste ou se répète, la honte peut devenir pesante, suscitant un sentiment d’indignité et incitant au repli plutôt qu’à l’action. Dans ces conditions, l’estime de soi peut s’en trouver fragilisée.

Les reconnaître au quotidien

Distinguer ces deux expériences demande un peu d’introspection. Dans la culpabilité, on ressent souvent un élan vers l’action : expliquer, s’excuser, réparer. L’attention se tourne vers l’autre ou vers la situation.
La honte, au contraire, ramène l’attention sur soi : on voudrait disparaître, on se sent « mauvais», même si rien ne peut vraiment se réparer.

Cette nuance est précieuse : elle nous permet de réagir différemment selon l’émotion.

Quand elles deviennent envahissantes

À faible intensité, ces émotions contribuent au maintien de l’alignement avec les valeurs individuelles et favorisent les relations interpersonnelles. Toutefois, leurs manifestations excessives peuvent avoir un impact négatif. Une culpabilité persistante est susceptible d’entraîner une augmentation de l’anxiété et des ruminations. De même, une honte prolongée peut générer un sentiment d’infériorité et limiter les interactions sociales.

Reconnaître ces signaux d’alarme, c’est déjà un premier pas.

Des pistes pour avancer

Mettre des mots précis. Se demander : « Est-ce mon comportement qui me gêne, ou bien est-ce que je me sens moi-même indigne ? » Cette simple question aide à clarifier.

Accueillir l’émotion. Dans les deux cas, résister ou nier ne fait que renforcer la souffrance. Accueillir ne signifie pas approuver ; cela signifie reconnaître : « Oui, je ressens cela en ce moment. »

Réparer quand c’est possible. Si une action a réellement blessé quelqu’un, un geste, une parole, une réparation concrète allège la culpabilité.

Cultiver l’autocompassion. Parler à soi-même comme on parlerait à un ami permet d’apaiser la honte et de reconstruire l’estime de soi.

S’orienter vers ses valeurs. Dans la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT), on voit la culpabilité comme une boussole : elle signale que nos actes se sont écartés de ce qui compte pour nous. Revenir à ces valeurs donne une direction, au lieu de rester bloquée dans le jugement.

Un accompagnement pour apprendre à réguler

Lorsque la honte ou la culpabilité deviennent envahissantes, l’aide d’une psychologue peut offrir un espace sécurisé pour comprendre leur origine et développer de nouvelles stratégies.

Dans mon cabinet, j’anime également des groupes sur les compétences émotionnelles. Ces ateliers sont conçus pour apprendre à identifier clairement les émotions, en comprendre le message et constituer une “boîte à outils” pour les gérer au quotidien. Nous travaillons ensemble sur l’écoute du corps, la mise en mots, et l’utilisation d’outils pratiques pour traverser ces moments difficiles sans se laisser submerger. Ces groupes offrent un cadre bienveillant pour pratiquer, partager et progresser pas à pas.

Floriane Gautier Psychologue

La théorie polyvagale : comprendre son corps pour mieux réguler ses émotions

Nos émotions et nos réactions face au stress ne sont pas seulement psychologiques : elles sont profondément ancrées dans notre corps. La théorie polyvagale, développée par le neuroscientifique Stephen Porges, permet de comprendre comment notre système nerveux autonome influence nos émotions, nos comportements et nos relations.

Qu’est-ce que la théorie polyvagale ?

La théorie polyvagale explique que notre système nerveux autonome nous prépare à réagir de manière adaptée aux situations. Selon Porges, trois états principaux guident nos réactions :

  1. Le système ventral vagal : c’est l’état de sécurité et de connexion. Dans cet état, nous pouvons communiquer, explorer, créer et interagir sereinement avec les autres.
  2. Le système sympathique : il déclenche la réaction de lutte ou de fuite. Le corps se mobilise pour agir face à une menace.
  3. Le système dorsal vagal : il correspond à la réponse d’immobilisation ou de retrait. Lorsque la situation est perçue comme insurmontable, le corps se met en retrait pour se protéger.

Ces états expliquent pourquoi nous pouvons parfois réagir impulsivement, nous figer ou nous sentir pleinement connectés dans nos relations et nos émotions.

La régulation : retrouver un sentiment de sécurité

L’un des grands apports de la théorie polyvagale est l’idée que nous pouvons apprendre à réguler notre système nerveux. La régulation polyvagale permet de revenir vers un sentiment de sécurité, même après un stress ou une tension.

Dans la pratique, cela signifie :

  • Reconnaître les signaux corporels qui indiquent le stress ou le retrait.
  • Utiliser le corps comme outil de régulation, par le mouvement, la respiration ou de petites postures spécifiques.

Mon module « Théorie polyvagale et compétences émotionnelles »

Dans mes groupes sur les compétences émotionnelles, j’ai conçu un module dédié à la théorie polyvagale, où je propose à la fois des explications et des outils pratiques pour réguler son corps et ses émotions.

Le module comprend :

  • Des exercices de mise en mouvement du corps : pour activer ou apaiser le système nerveux selon l’état dans lequel on se trouve.
  • Des techniques pour travailler le sentiment de sécurité : apprendre à se reconnecter à soi et à l’environnement de manière sécurisante.
  • Des petits outils concrets au quotidien : respirations, postures, mouvements simples et pratiques à reproduire seul ou dans des situations stressantes.
  • Des mises en situation et expérimentations guidées : observer son corps, identifier ses signaux et tester des stratégies de régulation dans un cadre bienveillant.

L’objectif est d’offrir une compréhension claire du fonctionnement du système nerveux, mais surtout des outils concrets et applicables immédiatement.

Pourquoi ce module est utile

Travailler sur la régulation polyvagale dans un cadre de groupe permet de :

  • Mieux gérer le stress et les émotions difficiles, en comprenant ce que le corps exprime.
  • Renforcer la capacité à se sentir en sécurité avec soi et avec les autres.
  • Développer des stratégies pratiques et répétables, utilisables dans la vie quotidienne.

En participant à ce module, les participants repartent souvent avec une meilleure conscience de leurs réactions corporelles, un sentiment de sécurité renforcé, et des outils concrets pour se réguler en toute autonomie.

Une invitation à expérimenter

La théorie polyvagale nous montre que nos émotions et comportements ont un langage corporel précis. Apprendre à l’écouter et à le réguler permet non seulement de mieux gérer le stress, mais aussi de créer des relations plus fluides et harmonieuses.

Le module « Théorie polyvagale » offre un cadre sûr, pratique et vivant pour expérimenter ces outils et stratégies, et repartir avec des compétences concrètes à appliquer chaque jour.

Floriane Gautier Psychologue