Apprenez à gérer vos émotions: Programme et dates

Les compétences émotionnelles, souvent désignées par le terme d’intelligence émotionnelle, englobent un ensemble d’aptitudes qui nous permettent de percevoir, comprendre, réguler et exprimer nos émotions ainsi que celles des autres. La capacité à naviguer dans le paysage émotionnel est un atout précieux qui influence notre bien-être général, nos relations interpersonnelles, ainsi que notre succès dans divers contextes.
Le groupe psycho-thérapeutique « Développer les Compétences Émotionnelles », s’adresse à toute personne souhaitant améliorer ses compétences émotionnelles à travers une approche structurée et pratique, en proposant neuf séances qui abordent différents aspects de cette thématique.
Le programme a été développé à partir de plusieurs concepts présents dans différentes psychothérapies, comme les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la thérapie d’acceptation et d’engagement (Act), la théorie Poly vagale, et de la psychologie positive.

Détaille du programme

Séance 1 : Introduction et définitions
 Présentation du programme
 Développer les bases permettant de comprendre les émotions et les compétences émotionnelles

Séance 2 à 4 : Identifier et comprendre les émotions
 Développer une meilleure conscience de ses émotions
 Accueillir ses expériences émotionnelles agréables et désagréables
 Identifier les différentes composantes d’une émotion
 Enrichir son vocabulaire émotionnel et parvenir à nommer ses états émotionnels
 Comprendre l’utilité, la fonction, les déclencheurs des émotions et les conséquences de nos réponses Apprendre à identifier ses besoins à partir de l’émotion
 Connaissance sur les fondamentaux de la théorie poly vagale
 Apprendre à réguler notre système nerveux
 Avoir plus de connaissances des effets des émotions sur le fonctionnement de notre corps

Séance 5 à 6 : Réguler les émotions
 Réguler les émotions en modifiant ou en choisissant au mieux les situations dans lesquelles nous nous engageons
 Réguler les émotions par la relaxation et par la réévaluation cognitive
 Réguler les émotions avec la thérapie ACT : l’acceptation des émotions et la défusion des pensées
 Apprendre à vivre l’instant présent

Séance 8 : Exprimer les émotions
 Comprendre les bénéfices de l’expression des émotions
 Différencier l’expression d’un jugement de l’expression d’une émotion
 Exprimer son émotion d’une manière adaptée
 Être à l’écoute des émotions et des besoins d’autrui

Séance 9 : Utiliser les émotions :
 Utilisez ses émotions pour prendre soin de ses besoins et de ceux d’autrui
 Trouver un équilibre entre ses différents besoins
 Avoir conscience des biais émotionnels

Séance 9 : Les émotions positives
 Savourer les événements agréables
 Enrichir son répertoire de stratégie pour cultiver des ressources durablement
 Renforcer les compétences développées
 Faciliter l’intégration dans le quotidien

Dates

Le programme est présenté en 9 séances. Il est impératif que les patients puissent suivre la totalité des séances. Les séances durent environ 2H30 en fonction de la dynamique du groupe. Les groupes commencent à 18h30 le soir .

Groupe du mardi 18h30 à Venelles

  • Mardi 10 mars 2026
  • Mardi 17 mars 2026
  • Mardi 24 mars 2026
  • Mardi 31mars 2026
  • Mardi 08 avril 2026
  • Mardi 28 avril 2026
  • Mardi 19 mai 2026
  • Mardi 26 mai 2026
  • Mardi 02 juin 2026

Groupe du vendredi 9h30 à Aix en Provence

  • Vendredi 20 mars 2026
  • Vendredi 27 mars 2026
  • Vendredi 03 avril 2026
  • Vendredi 10 avril 2026
  • Vendredi 22 mai 2026
  • Vendredi 29 mai 2026
  • Vendredi 05 juin 2026
  • Vendredi 12 juin 2026
  • vendredi 19 juin 2026

Pour toute demande d’inscription veuillez m’envoyer un mail (gautierpsy @ gmail.com) ou m ‘ envoyer un message au 07 52 03 82 22

Floriane Gautier psychologue à Aix en Provence et Venelles

Le corps n oublie rien de Van Der Kolk

Le livre « Le corps n’oublie rien » est un ouvrage fascinant qui explore la relation complexe entre le corps et l’esprit. Écrit par Bessel Van Der Kolk, un psychiatre et chercheur de renommée mondiale, ce livre est le fruit de plusieurs décennies de recherche et de pratique clinique dans le domaine de la traumatologie.

Le livre commence par une introduction qui explique les principes de base de la traumatologie et de la neuroscience. Van Der Kolk explique comment les traumatismes peuvent affecter le cerveau et le corps, et comment ces effets peuvent persister longtemps après que le traumatisme initial ait eu lieu. Il explique comment ces événements peuvent conduire à des symptômes tels que l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil et les troubles de l’alimentation

La deuxième partie du livre se concentre sur les différentes approches thérapeutiques qui ont été développées pour aider les personnes qui ont été victimes de traumatismes à surmonter leurs symptômes. L’auteur explore les différentes formes de thérapie, notamment l’EMDR, la thérapie de groupe et la thérapie par le yoga et le théâtre. Il explique comment chaque approche peut aider les patients à surmonter leurs symptômes et à retrouver leur bien-être.

Le livre explore les implications plus larges de la traumatologie et de la neuroscience pour la société dans son ensemble. L’auteur examine comment les traumatismes peuvent affecter les relations interpersonnelles, la politique et la culture. Il explore également les implications de la recherche en neurosciences pour la compréhension de la conscience, de la mémoire et de l’identité.

Dans l’ensemble, « Le corps n’oublie rien » est un livre fascinant qui offre une perspective sur la relation entre le corps et l’esprit. Van Der Kolk est un écrivain talentueux et un expert dans son domaine, et il réussit à rendre accessible des concepts complexes de la neuroscience et de la traumatologie. Ce livre est pour toute personne intéressée par la psychologie, la santé mentale ou la neuroscience.

GAUTIER Floriane Psychologue EMDR et TCC

Le reparentage dans la thérapie des schémas de Young

La thérapie des schémas de Young est une approche psychothérapeutique qui vise à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels qui ont été acquis pendant l’enfance et qui continuent à affecter la vie adulte. Cette thérapie se base sur le principe que les besoins émotionnels de l’enfant n’ont pas été satisfaits ou ont été négligés, ce qui peut entraîner des problèmes tels que l’anxiété, la dépression et les troubles de la personnalité. Elle vise à réparer l’enfant intérieure par des techniques d’imagerie.

La thérapie des schémas de Young propose plusieurs techniques pour aider à réparer l’enfant intérieur blessé. L’une de ces techniques est l’imagerie guidée. Cette technique consiste à guider le patient à travers une série d’images mentales pour aider à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels. Lors de la séance pour réparer l’enfant intérieur, le psychologue demande au patient de se concentrer sur une image de son enfance. Le patient est encouragé à se concentrer sur les émotions qu’il ressent en regardant cette image.

Le psychologue guide le patient à travers une série d’images mentales pour aider à identifier les schémas dysfonctionnels qui ont été acquis pendant l’enfance. Par exemple, le patient va visualiser des images son enfance où il se sentait abandonné ou rejeté. Ensuite, le patient va inventer une issue heureuse à cette image pour réparer les carences affectives de l’enfance.

En conclusion, la thérapie des schémas de Young propose plusieurs techniques pour aider à réparer l’enfant intérieur blessé. L’imagerie guidée est une technique courante qui aide à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels acquis pendant l’enfance. Cette technique aide les patients à surmonter les problèmes émotionnels liée à l’enfance et à mener une vie plus heureuse et plus épanouissante.

Floriane GAUTIER, Psychologue TCC et EMDR à Aix en Provence

Cabinet de psychologue à Aix en Provence

Je vous reçois à mon cabinet situé au 15 avenue des Belges à Aix en Provence. Il se trouve à côté de la gare routière d’Aix en Provence. Vous pouvez vous garer facilement au parking de la Méjane.

Il s’agit d’un cabinet de psychologue partagé. Lorsque vous êtes arrivé en bas l’immeuble, veuillez sonner à l’interphone « centre rotonde ».

Rentrez dans la cour de l’immeuble jusqu’au bâtiment A, puis sonnez à l’interphone « centre rotonde ». Montez au cabinet de psychologue au deuxième étage et installez-vous tranquillement dans la salle d’attente.

Floriane Gautier, Psychologue TCC et EMDR

07 52 03 82 22

Les ruminations

Les ruminations sont des pensées récurrentes. Elles sont souvent au sujet du passé : « pourquoi est-ce arrivé ?» « pourquoi mon patron m’a viré ? », mais elles peuvent également porter sur des évènements futurs :  «   ça va mal se passer !» « si je dois dire ça à mon patron il peut me  renvoyer ! » «  je ne trouverai jamais de travail !». Elles peuvent être sur soi-même : « c’est de ma faute !» «  pourquoi je n’ai pas réagi de cette manière-là !» « je ne suis pas à la hauteur !». Les ruminations ont des contenus négatifs et anxiogènes.

Ces pensées sont une tentative de résolution de problème, mais le cerveau se pose de mauvaises questions. Elles deviennent contreproductives alors qu’elles devraient aider l’individu. Les ruminations sont présentes dans différents troubles anxieux et lors d’événements jugés injustes. Ces cognitions envahissantes vont empêcher les personnes qui ruminent de vivre dans l’instant présent et même de faire des activités plaisantes comme des loisirs ou être avec des amis. Ces pensées négatives empêchent l’individu de trouver des solutions et d’agir. Elles vont ralentir le rythme de travail, empêchant les gens de se concentrer sur leurs tâches. Ces pensées omniprésentes jour et nuit peuvent créer des troubles du sommeil, aggraver les symptômes anxiogènes, engendrer à la longue une dépression.

Les thérapies cognitives et comportementales TCC sont très efficaces dans la gestion des ruminations. Il est important que le patient identifie le cercle vicieux dans lequel il est. A quel point ses ruminations l’empêchent de réaliser des actions et à quel point elles constituent un frein à son bien-être. Il est important qu’elles évoluent, qu’elles ne soient pas tournées vers le « pourquoi ». Les questions commençant par « pourquoi » ne permettent pas de faire évoluer la situation, cependant celles avec « comment » permettent d’être actif dans la recherche de solutions.

L’EMDR est une thérapie a base des mouvements des yeux pour traiter le stress post traumatique. Elle est donc très efficace pour les ruminations liées à un traumatisme.

Floriane GAUTIER, Psychologue TCC EMDR à Pertuis.

Le trouble panique

Le trouble panique se caractérise par des attaques de panique récurrentes. Elles apparaissent de manière soudaine et inattendue. L‘individu qui y est sujet présente une peur persistante d’avoir une attaque de panique. Il craint les conséquences que cela peut engendrer dans sa vie et dans son quotidien.

Les attaques de panique se caractérisent par une montée soudaine de l’angoisse avec une impression de devenir fou ou de mourir. Les sensations corporelles sont très fortes : palpitations (accélération cardiaque), douleur thoracique avec impression de ne pas pouvoir respirer, mains moites, sensations de chaleur ou de froid, fourmillements et parfois maux de ventre, vomissement. Des pensées liées à la peur de mourir ou de devenir fou sont présentes.

D’après Barlow, il y aurait une vulnérabilité biologique à développer un trouble anxieux. Un événement de vie anxiogène, une surcharge d’angoisse, déclencheraient une attaque de panique. Celle-ci est comme une alarme. L’individu va percevoir l’événement comme un danger vital. Une fois cette alarme apprise, elle va devenir dysfonctionnelle. Les attaques de panique sont tellement insupportables à vivre que celui qui y est sujet a peur d’en revivre. Il craint de perdre le contrôle. Cette appréhension et cette peur sont enregistrées dans la mémoire à long terme. C’est pour cela que ce comportement, qui semble irrationnel, est maintenu dans le temps. L’individu s’enferme dans un cercle vicieux et commence à craindre d’avoir peur.

Les thérapies cognitives et comportementales TCC sont reconnues pour être très efficaces pour soigner les attaques de panique.

Les objectifs des thérapies cognitives et comportementales sont :

  • dans un premier temps, de comprendre le mécanisme mis en place par le cerveau,
  • ensuite de travailler sur les pensées, de trouver des pensées aidantes lors des attaques de panique pour les surmonter
  • une intervention comportementale constituée d’exercices de relaxation, de respiration et  d’une confrontation progressive aux situations anxiogènes est utilisée gérer l’angoisse liée au trouble panique.

Gautier Floriane Psychologue en thérapie cognitives et comportementale TCC  à Pertuis 84120 ( Vaucluse).

Rendez-vous au 07 52 03 82 22

Le système de pensées dans les thérapies cognitives et comportementales TCC

L’adjectif « Cognitif » désigne ce qui est relatif aux grandes fonctions du cerveau : la mémoire, l’attention, le langage, le calcul et le raisonnement… Par extrapolation, le mot « cognitif » dans le terme TCC désigne le raisonnement et le mécanisme de pensée.
Les thérapies cognitives et comportementales TCC reposent sur le principe que l’individu voit le monde d’une manière qui le fait souffrir. Ces pensées déforment la réalité ; elles s’arrêtent sur un détail sans prendre en compte l’ensemble d’une situation. Cela est désigné par le terme « distorsion cognitive ».
L’objectif du psychologue formé aux thérapies cognitives et comportementales (TCC) est d’aider le patient à prendre conscience de ce mécanisme.
Voici des exemples de distorsions cognitives :
• Surgénéralisations : L’individu vit UNE situation unique et à partir d’elle, il la sur-généralise pour en faire une règle qui va s’appliquer dans différents domaines.
« Je viens d’être quitté par mon copain, à chaque fois je vais être quitté »
 « J’ai été agressée par un homme, tous les hommes sont mauvais »

• Raisonnement dichotomique : les pensées sont extrémistes, l’individu ne relativise pas.
« Si je ne se suis pas parfait alors je suis nul »

• Personnalisation : l’individu se sent responsable d’une situation et de la réaction des gens.
« C’est de ma faute si mes deux amies se sont disputées »
 « Si mon patron est en colère c’est uniquement de ma faute. »
• Etiquetage : c’est de ne pas prendre en considération les faits, les actes, et de mettre des « étiquettes » sur soi ou autrui
 On vient de me demander quelle est la capitale du Mozambique, je ne savais pas « je suis vraiment débile »

• Raisonnement émotionnel : l’on considère ce que l’on ressent comme étant la réalité.
« Je suis sûre que cette personne ne m’aime pas. » alors qu’il n’y a aucun fait concret.

• Fausse obligation : « il faut que… » « je dois faire… ». C’est lorsque l’on pense qu’on doit absolument faire des choses alors que le but est souvent inatteignable.
 « Mon compagnon doit toujours être heureux sinon c’est de ma faute »

Inférence arbitraire : tirer des conclusions sans preuve

Floriane GAUTIER, psychologue TCC EMDR à Aix en Provence et à Pertuis

La dépression

La dépression serait liée à la représentation que l’individu se fait du monde. Il souffre d’une contradiction entre le monde tel qui « devrait être » et tel qu’il est réellement.
La dépression se caractérise par une humeur négative. On parle d’épisode dépressif si au moins cinq des symptômes suivants sont présents pendant plus de deux semaines.

  •  L’humeur dépressive doit être constante, c’est-à-dire qu’elle dure toute la journée et tous les jours.
  •  L’individu perd de l’intérêt pour les activités qu’il appréciait et a moins envie de voir du monde.
  •  Le rapport à la nourriture change : soit une perte soit une augmentation de l’appétit. On constate une prise ou une perte de poids souvent associée.
  •  Le sommeil est également déréglé. L’individu peut souffrir d’insomnie ou à l’inverse d’hypersomnie c’est-à-dire dormir toute la journée.
  •  Au niveau psychomoteur la personne peut être ralentie ou à l’inverse très agitée.
  •  L’estime de soi est déficitaire. La personne se dévalorise et peut avoir des sentiments de culpabilité. Malheureusement les personnes souffrant de dépression peuvent avoir des idées suicidaires.

Une personne dépressive n’est le plus souvent plus capable de s’occuper d’elle même et se néglige. Le manque de motivation est omniprésent. Faire une activité même plaisante devient un effort et demande beaucoup d’énergie.
La première étape en thérapie cognitive et comportementale (TCC) est de redonner de la motivation pour accomplir des occupations. Le psychologue va demander au patient de remplir un emploi du temps de ses activités. Cet exercice permet de sortir du cercle vicieux : « moins je fais, moins j’ai envie de faire et moins je pense être capable de faire ». Au début pratiquer des activités de loisirs est difficile, mais petit à petit le patient va prendre plus de plaisir à les réaliser.
Les personnes déprimées ont des croyances négatives sur elle-même et sur leur futur. Elles ruminent souvent sur leur passé, la plupart du temps avec des sentiments de honte et d’échec. Il est important d’intervenir sur ces pensées. Plusieurs moyens thérapeutiques sont possibles :
–  La restructuration cognitive : qui consiste à rationnaliser et à modifier les croyances négatives. Elle permet d’augmenter les pensées positives et de travailler sur l’estime de soi.
- La relaxation et des exercices de pleine conscience. Ces exercices sont utiles car ils permettent de considérer les croyances comme un flux de pensées (comme une chanson que notre cerveau nous raconte) et non comme la vérité. Ils permettent de mieux apprécier l’instant présent et de limiter les ruminations.
-  L EMDR et la thérapie des schémas de Young. Ces thérapies vont traiter l’affect et les croyances liées aux évènements de vie responsables de l’état dépressif. (en savoir d’avantage sur l EMDR et sur les schémas de Young)

L’objectif des thérapies cognitives et comportementales est que le patient puisse reprenne confiance à travers divers outils dont certains sont cités ci-dessus. Selon l’histoire de vie du patient, les thérapies de schéma de Young et l’EMDR sont des thérapies qui sont également efficaces. Ces thérapies permettent de modifier les croyances profondes et sur le long terme permettent d’éviter les rechutes.

Floriane GAUTIER, psychologue formée aux thérapies cognitives et comportementales, à l’EMDR et à la thérapie des schémas de Young

à Pertuis 84120 et Aix en Provence 13100

07 52 03 82 22

 

 

Qu’est-ce qu’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyper activité TDAH .

Le déficit de l’attention est un trouble qui touche le jeune enfant. Ce trouble se caractérise par des difficultés à se concentrer. L’enfant rencontre des difficultés pour réaliser ses devoirs car il est dans l’incapacité de mobiliser son attention longtemps. En classe, il est facilement distrayable par des bruits ou par des stimuli visuels. Il semble ne pas écouter et il a du mal à se conformer aux consignes. Demander à cet enfant de se concentrer ou de faire une tâche rébarbative entraîne un effort considérable, voir une souffrance.
Les enfants souffrant d’un déficit attentionnel ont également des troubles de planification, c’est-à-dire qu’ils rencontrent des difficultés pour s’organiser et pour structurer leur pensée. Certains enfants vont paraître comme étant juste « dans la lune » alors que d’autres vont être hyperactifs. Ils sont agités , ils n’arrivent pas à rester assis sur une chaise et se lèvent souvent en classe. Ils ont besoin de courir. Ils sont trop bavards…
Ce sont des enfants impulsifs: ils ont des difficultés à ne pas agir. Ainsi, la consigne de lever le doigt avant de parler en classe est une consigne trop complexe pour un enfant ayant un déficit de l’attention. Il a tendance à faire une action sans réfléchir à comment il doit s’y prendre, ou sans prendre en compte les conséquences de ses actes.
Souvent les enfants ayant un trouble attentionnel présentent une baisse de confiance en eux car alors qu’ils essaient de bien faire les choses, leur effort n’est pas forcement reconnu à sa juste valeur. Ils peuvent développer une anxiété de performance, c’est-à-dire être anxieux à l’idée de faire une erreur. Il est important de valoriser l’effort de l’enfant, pour qu’il puisse apprendre à bien se connaître et gérer ses difficultés attentionnelles. Un travail autour de la confiance en soi est primordial.

Ce trouble déficitaire de l’attention a des impacts au niveau scolaire mais également au niveau social. Leur comportement est inadapté aux règles sociales aussi ces enfants peuvent rencontrer des difficultés à se faire des amis. Les parents se sentent souvent démunis. Ils vont poser un cadre extrêmement strict qui ne fonctionne pas et qui peut renforcer le sentiment d’incompétence de l’enfant. L’enfant a une vraie difficulté pour rester tranquille. Il est important que d’autres moyens psychoéducatifs, basés sur les compétences positives de l’enfant, soient mis en place.
L’aide de neuropsychologues et de psychologues en thérapie cognitive et comportementale, qui sont des personnes formées pour aider et accompagner ces enfants et leurs parents, permet d’étudier les comportements adaptés, d’apporter des solutions pour une meilleure prise en compte de ce trouble.

 

Floriane GAUTIER neuropsychologue TCC à Pertuis et Aix en Provence

La peur de conduire

La peur de la route

 

La peur de conduire est très handicapante dans notre société. Cette peur peut être liée à trois phénomènes : un stress post-traumatique, un trouble obsessionnel compulsif TOC ou un trouble panique.
Dans le cas d’un stress post-traumatique, la personne qui a vécu un accident de la route a peur de reconduire et d’avoir un nouvel accident. Elle met en place un processus d’évitement. Des sensations, bruits, musiques, odeurs, ou autres stimuli vont lui rappeler l’accident et déclencher une angoisse profonde. La personne fait des cauchemars régulièrement.
Dans le cas d’un trouble obsessionnel compulsif ou TOC, la personne a peur de faire du mal et de provoquer un accident. Par exemple, elle craint de faire un geste brusque, comme donner un coup de volant et de tuer. Elle n’a pas confiance en son ressenti. Après avoir croisé un cycliste elle peut se mettre à douter et avoir peur de l’avoir renversé par mégarde. Elle peut alors faire demi-tour plusieurs fois pour vérifier de ne pas l’avoir renversé.
En ce qui concerne le trouble panique, l’agoraphobie et/ou la phobie des transports, la personne est envahie d’une angoisse profonde. Elle a l’impression de ne plus rien contrôler. Elle pense qu’elle va mourir, faire une crise cardiaque ou avoir un malaise. Elle a peur que personne ne puisse venir l’aider. Ces angoisses sont majorées sur l’autoroute en raison de la vitesse et du fait de ne pas pouvoir s’arrêter comme on le souhaiterait. Il en est de même dans les bouchons ou le conducteur a l’impression d’être coincé.
Pour ces trois troubles anxieux, les thérapies cognitives et comportementales TCC sont recommandées. La thérapie cognitive permet de rationaliser les pensées et de trouver des pensées aidantes. Le travail comportemental est important. Le principe est de s’exposer progressivement aux situations anxiogènes : dans un premier temps en imaginant les situations, puis en allant conduire réellement accompagné par le psychologue. Il très important d’agir progressivement, le but est d’apprendre à contrôler son angoisse.
La relaxation est un outil utilisé pour soigner les stress post-traumatiques, les troubles paniques et les phobies. L’EMDR, thérapie basée sur le mouvement des yeux, est également très efficace pour traiter les peurs liées aux accidents et aux stress post-traumatiques.

Floriane GAUTIER Psychologue TCC, EMDR

Pertuis 0752038222

 

 

 

Le schéma d’abandon et la dépendance affective.

 

Le schéma d’abandon correspond à la peur de perdre les gens qu’on aime. Il peut prendre différentes formes.

  • Pour certains, une angoisse profonde apparaît lorsque leur compagnon doit s’absenter quelques jours, voire quelques heures. Cela peut engendrer de la panique ou une colère importante. Ils ont besoin d’être en contact avec leur compagnon.
  • D’autres personnes vont s’entourer d’individus qui peuvent potentiellement les abandonner, elles fréquentent des personnes qui les trompent ou qui ne souhaitent pas s’engager.
  • D’autres encore vont chercher à s’engager très vite au risque de faire fuir leur compagnon.

Dans certains cas, les personnes vont souffrir de la peur d’être seule. Elles ont besoin de l’autre dans leur quotidien pour les rassurer. Ils recherchent plus un guide, une orientation, comme un petit enfant à besoin de son parent. Ces personnes ne supportent pas rester seules. Elles recherchent systématiquement une nouvelle relation lorsqu’une se termine.

D’autres vont souffrir de la peur d’être quittés et d’être rejetés. Ces perseonnes n’ont pas peur d’être seules et peuvent même vivre une longue période de célibat. Elles sont en mesure de rompre si elles estiment que la relation ne leur correspond pas où qu’elle leur est néfaste. En revanche, c’est la peur de vivre la rupture et de se sentir rejeté par l’autre qui va dominer.

Il y a différentes raisons pour laquelle le schéma d’abandon a pu s’installer.

  • La perte réelle d’un parent: un parent qui quitte le foyer familial, le décès prématuré d’un des parents
  • Le divorce des parents et leurs disputes fréquentes, qui créent une peur de la séparation.
  • L’hospitalisation d’un des parents pendant une longue période lorsque l’enfant est jeune.
  • Lorsqu’un enfant est élevé par de nombreuses nourrices, ou mis en pension très tôt.
  • Lorsqu’un des parents est dépressif, alcoolique ou psychotique et qu’il se désintéresse périodiquement de l’enfant. Il n’y pas de lien affectif stable.
  • Lorsqu’un des parents se désengage de la relation avec l’enfant, lors d’une nouvelle naissance ou d’un remariage par exemple.
  • Quand un des parents présente lui-même un schéma d’abandon. Il va transmettre ce sentiment d’insécurité à chaque séparation.
  • Les familles extrêmement « protectrices » qui ne permettent pas à l’enfant d’apprendre à gérer la séparation.
  • Il y aurait une variable biologique. Les enfants hypersensibles seraient plus vulnérables à développer un schéma d’abandon.

Souffrir d’un schéma d’abandon n’est pas une fatalité. La thérapie des schémas de Young permet aux patients de gérer leur angoisse d’abandon et de pouvoir vivre une relation amoureuse de manière « adaptée » et avec plus de sérénité. La thérapie par EMDR peut également se montrer efficace dans certains cas.

Cette présentation du schéma d’abandon est inspirée du livre « Je réinvente ma vie » de Jeffrey Young. Si vous souhaitez en connaître d’avantage, vous pouvez consulter cet ouvrage publié par les Editions de l’homme.

 

 

Floriane GAUTIER, Psychologue

Thérapies cognitives et comportementales, Thérapies des schémas, EMDR

sur rdv au 07 52 03 82 22, 1052 boulevard Jean Guigues 84120 Pertuis

L’attaque de panique

Les personnes qui subissent une attaque de panique ont l’impression qu’elles vont mourir. Elles ont la sensation d’avoir une crise cardiaque et/ou de devenir folles.  Par la suite, elles ressentent une peur intense de faire une autre attaque de panique. Elles appréhendent la situation dans laquelle s’est produit la première attaque et cette appréhension en déclenche une nouvelle. Petit à petit, la personne se trouve dans un cercle vicieux, dû à ses appréhensions. Au début, les attaques se produisent dans le même contexte que la première, sur les mêmes lieux, puis progressivement elles se généralisent à d’autres situations et d’autres lieux. La peur d’avoir des attaques  s’appelle un trouble panique.

Ce trouble est très difficile à vivre, il est très invalidant ; c’est cette peur qui dirige la vie des personnes qui y sont sujettes. Certaines vont être dans l’incapacité de conduire, d’aller faire leurs courses, d’aller dans des endroits où il y a du monde et même de se rendre à leur travail.

Pour soigner les attaques de panique, plusieurs techniques sont utiles. Dans un premier temps, il est important de bien comprendre son propre fonctionnement, d’identifier le raisonnement qui est a l’origine du problème, de mettre en place des pensées aidantes. Parfois certaines personnes rentrent dans une « lutte des pensés ». c’est-à-dire qu’elles tentent de se rassurer, mais ceci en vain, car les pensées anxiogènes sont trop fortes. Il est important d’arrêter de combattre ces pensées et de les accepter comme des pensées et non comme la réalité où la prédiction d’une crise.

Il est important également d’apprendre à se confronter aux situations tant redoutées. On peut pour cela agir de manière progressive en travaillant sur une respiration lente. L’angoisse peut vraiment baisser en respirant très doucement, ce qui peut paraître contre-inductif car lorsqu’on a une attaque de panique, on a l’impression d’étouffer et on a tendance à vouloir prendre de grandes inspirations.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont prouvé leur efficacité pour apprendre aux patients à maîtriser une attaque de panique. Elles utilisent des techniques de gestion des pensées et la confrontation. Il faut savoir qu’il est très difficile de se soigner seul. Les psychologues TCC peuvent vous aider, vous enseigner les techniques appropriées, vous accompagner sur les lieux qui sont anxiogènes, pour vous apprendre à gérer vos émotions et vos sensations physiologiques et ainsi pouvoir à nouveau mener une vie normale. Lorsque les crises surviennent suite à des traumatismes, les techniques de l’EMDR (thérapie par des mouvements oculaires) sont efficaces et sont un bon complément aux TCC.

GAUTIER Floriane Psychologue à Pertuis 84120 et à La tour d’Aigues 84240

Les troubles obsessionnels compulsifs ( TOC )

Qu’est ce qu’un trouble obsessionnel compulsif? (Gautier psychologue TCC, Pertuis 84120)

 Les troubles obsessionnels compulsifs font partie des troubles anxieux. Les obsessions sont des images ou des impulsions récurrentes ou persistantes qui font intrusion dans la conscience de l’individu. Elles constituent une source importante d’angoisse. Le patient reconnaît le côté excessif de ces pensées et fait des efforts importants pour les contrôler mais en vain. Il est donc amené à accomplir des compulsions, ce qui est une tentative pour réduire l’angoisse

Les compulsions sont des comportements ou des actes mentaux répétitifs que l’individu se sent obligé d’accomplir en réponse à une obsession même s’il reconnaît celles-ci comme dénuées de sens ou excessives.

Ce type de pensées est, à l’origine, des pensées que tout le monde peut avoir. Il s’agit de signaux d’alerte qui permettent de se préserver du danger. Normalement, le niveau d’angoisse généré baisse très vite et le sujet relativise rapidement. C’est quand les pensées deviennent excessives et que le niveau d’angoisse ne diminue pas qu’elles constituent une pathologie. Par exemple, tout le monde vérifie la fermeture de sa porte d’entrée en quittant son domicile. Vérification faite, l’angoisse disparaît et il n’y a pas besoin d’autre vérification. On considère qu’on est en présence de troubles obsessionnels compulsifs quand le temps de vérification atteint une heure par jour.

Il existe plusieurs types de compulsions :

  • les conjurations : avec des pensées excessives incontrôlables (compter, réciter des listes…. accomplissement de rituels magiques, phrases répétées, prières), ou avec des répétitions de gestes pour éviter un malheur
  •  les lavages : (lavage des mains, du corps, d’objets)
  •  les vérifications (fermeture des portes, des fenêtres, de l’électricité, du frein à main enclenché… )
  • les attitudes perfectionnistes (rituel de rangement, d’ordre, de symétrie…)

Les thèmes des obsessions

  • obsession de souillure, la saleté est vécue comme insupportable, peur d’être contaminé par des germes pathologiques et d’attraper des maladies (peur d’attraper le sida en utilisant des toilettes ,par ex)
  • obsession d’erreurs et de désordre (craindre d’avoir oublié de fermer gaz ou portes…) besoin de symétrie, peur de faire des erreurs qui entraînent de grosses catastrophes en cascade.
  • les obsessions à thème agressif: peur de blesser ou d’agresser sexuellement des personnes de son entourage
  • les obsessions de malheur ou de superstition (liées aux chiffres, aux formes ou aux couleurs)

 

Quelles solutions face aux troubles obsessionnels compulsifs ?

Les TCC sont reconnues comme étant efficaces pour gérer les troubles anxieux dont les TOC. Elles sont pratiquées par des psychologues ou psychiatres formés dans ce domaine. Le rythme est d’une consultation par semaine, puis d’une consultation toutes les deux semaines, pendant une durée de trois mois à un an selon les cas.

Dans un premier temps la thérapie s’attache à comprendre le problème, ensuite à modifier les pensées obsédantes pour qu’elles génèrent moins d’angoisse. Elle est toujours réalisée avec la participation active du patient. Entre les séances, il doit réaliser un travail d’auto-observation favorisant une progression plus rapide.

Un travail au niveau comportemental est accompli. Cela peut consister en une phase dite « d’exposition », qui consiste à se confronter à la source d’angoisse et faire en sorte qu’elle diminue. Ceci toujours de manière progressive avec l’accord du patient.

On peut aussi utiliser une stratégie de « prévention de la réponse », que constitue le rituel, qui consiste à s’empêcher d’accomplir les rituels avec une adaptation de manière progressive pour gérer l’angoisse.

Gautier Floriane,
psychologue spécialisée dans les thérapies cognitives et comportementales (TCC)
à Pertuis 84120  (Vaucluse).
Tel 07 52 03 82 22