Les ruminations

Les ruminations sont des pensées récurrentes. Elles sont souvent au sujet du passé : « pourquoi est-ce arrivé ?» « pourquoi mon patron m’a viré ? », mais elles peuvent également porter sur des évènements futurs :  «   ça va mal se passer !» « si je dois dire ça à mon patron il peut me  renvoyer ! » «  je ne trouverai jamais de travail !». Elles peuvent être sur soi-même : « c’est de ma faute !» «  pourquoi je n’ai pas réagi de cette manière-là !» « je ne suis pas à la hauteur !». Les ruminations ont des contenus négatifs et anxiogènes.

Ces pensées sont une tentative de résolution de problème, mais le cerveau se pose de mauvaises questions. Elles deviennent contreproductives alors qu’elles devraient aider l’individu. Les ruminations sont présentes dans différents troubles anxieux et lors d’événements jugés injustes. Ces cognitions envahissantes vont empêcher les personnes qui ruminent de vivre dans l’instant présent et même de faire des activités plaisantes comme des loisirs ou être avec des amis. Ces pensées négatives empêchent l’individu de trouver des solutions et d’agir. Elles vont ralentir le rythme de travail, empêchant les gens de se concentrer sur leurs tâches. Ces pensées omniprésentes jour et nuit peuvent créer des troubles du sommeil, aggraver les symptômes anxiogènes, engendrer à la longue une dépression.

Les thérapies cognitives et comportementales TCC sont très efficaces dans la gestion des ruminations. Il est important que le patient identifie le cercle vicieux dans lequel il est. A quel point ses ruminations l’empêchent de réaliser des actions et à quel point elles constituent un frein à son bien-être. Il est important qu’elles évoluent, qu’elles ne soient pas tournées vers le « pourquoi ». Les questions commençant par « pourquoi » ne permettent pas de faire évoluer la situation, cependant celles avec « comment » permettent d’être actif dans la recherche de solutions.

L’EMDR est une thérapie a base des mouvements des yeux pour traiter le stress post traumatique. Elle est donc très efficace pour les ruminations liées à un traumatisme.

Floriane GAUTIER, Psychologue TCC EMDR à Pertuis.

Le trouble panique

Le trouble panique se caractérise par des attaques de panique récurrentes. Elles apparaissent de manière soudaine et inattendue. L‘individu qui y est sujet présente une peur persistante d’avoir une attaque de panique. Il craint les conséquences que cela peut engendrer dans sa vie et dans son quotidien.

Les attaques de panique se caractérisent par une montée soudaine de l’angoisse avec une impression de devenir fou ou de mourir. Les sensations corporelles sont très fortes : palpitations (accélération cardiaque), douleur thoracique avec impression de ne pas pouvoir respirer, mains moites, sensations de chaleur ou de froid, fourmillements et parfois maux de ventre, vomissement. Des pensées liées à la peur de mourir ou de devenir fou sont présentes.

D’après Barlow, il y aurait une vulnérabilité biologique à développer un trouble anxieux. Un événement de vie anxiogène, une surcharge d’angoisse, déclencheraient une attaque de panique. Celle-ci est comme une alarme. L’individu va percevoir l’événement comme un danger vital. Une fois cette alarme apprise, elle va devenir dysfonctionnelle. Les attaques de panique sont tellement insupportables à vivre que celui qui y est sujet a peur d’en revivre. Il craint de perdre le contrôle. Cette appréhension et cette peur sont enregistrées dans la mémoire à long terme. C’est pour cela que ce comportement, qui semble irrationnel, est maintenu dans le temps. L’individu s’enferme dans un cercle vicieux et commence à craindre d’avoir peur.

Les thérapies cognitives et comportementales TCC sont reconnues pour être très efficaces pour soigner les attaques de panique.

Les objectifs des thérapies cognitives et comportementales sont :

  • dans un premier temps, de comprendre le mécanisme mis en place par le cerveau,
  • ensuite de travailler sur les pensées, de trouver des pensées aidantes lors des attaques de panique pour les surmonter
  • une intervention comportementale constituée d’exercices de relaxation, de respiration et  d’une confrontation progressive aux situations anxiogènes est utilisée gérer l’angoisse liée au trouble panique.

Gautier Floriane Psychologue en thérapie cognitives et comportementale TCC  à Pertuis 84120 ( Vaucluse).

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Changer ses croyances liées aux stress

Les émotions sont des fonctions adaptatives de l’organisme. Elles permettent de trouver l’énergie, de la ressource pour résoudre le problème qui s’impose à nous : la peur nous permet de nous défendre ou fuir en cas de danger, la colère nous fait réagir pour combattre une injustice, la tristesse va créer chez autrui de l’empathie et on sera alors consolé, la culpabilité entraîne une modification du comportement pour éviter l’exclusion sociale.

 
Lorsque nous vivons une émotion nous pouvons nous en sentir prisonnier. Elle est souvent très forte et elle nous fait souffrir. Nous refusons souvent de la ressentir et nous allons chercher des astuces pour qu’elle soit moins forte. C’est important de savoir gérer son stress grâce à diverses techniques (respiration, relaxation, sport…) mais aussi de l’accepter en termes de ressource. Nous avons beaucoup de pensées négatives vis-à-vis de l’anxiété ; apprendre à les modifier permet de mieux les vivre.

 
Prenons le cas d’une personne qui a des problèmes avec un collègue de travail qui sait qu’elle a le soutien de sa hiérarchie et qu’elle est dans son bon droit. Lorsqu’elle reçoit un mail de cette personne elle va sentir un pic d’angoisse. Elle va avoir des pensées vis-à-vis de la situation mais également sur son propre ressenti. Elle va se dire : « pourquoi tu réagis comme ça ? tu ne supportes vraiment pas le moindre désaccord ! tu es nulle ! tu ne sais pas gérer le moindre conflit ou désaccord ! Tu sais que tu as raison alors pourquoi autant d’émotion ? »

 

Si cette personne apprend à modifier ses croyances sur son ressenti, elle va vivre l’émotion différemment et mieux la vivre. Si elle se met à penser : « c’est normal de ressentir ce que je ressens. C’est juste mon organisme qui m’envoie les ressources nécessaires pour résoudre un problème. Je sais le résoudre, je sais quoi répondre au mail », alors les croyances sur ses propres émotions vont être mieux vécues.
Face à une situation observez-vous et prenez conscience de vos pensées concernant vos émotions puis cherchez à les modifier. Ainsi votre émotion deviendra votre alliée.

 

GAUTIER Floriane, psychologue TCC EMDR à Aix en Provence et à Pertuis

Le schéma de vulnérabilité

Le schéma de vulnérabilité se caractérise par la peur d’une catastrophe imminente. Cette peur est exagérée par rapport à la probabilité que cela puisse arriver. L’individu est persuadé de ne pas pouvoir y faire face. Il surévalue le danger et il minimise ses aptitudes pour y faire face.

 
Le schéma de vulnérabilité est présent dans quatre domaines :
• Domaine de la santé : peur d’avoir une maladie grave,
• Domaine du danger et de la sécurité : peur de se faire agresser, d’être cambriolé,
• Domaine de l’argent : peur d’une crise financière, peur d’être ruiné et de manquer d’argent…
• Domaine du contrôle : peur de perdre le contrôle de soi

 
Le schéma de vulnérabilité peut avoir différentes origines durant l’enfance :
– Les parents peuvent avoir eu eux même ce schéma, cette peur intense du danger, aussi ils surprotègent leurs enfants. Ils leur apprennent que le monde est dangereux et qu’ils ne sont pas assez forts pour le surmonter.
– A l’inverse la personne étant jeune, ou l’un de ses parents, a été exposée à un réel danger, une maladie, un accident, apprenant ainsi qu’à tout moment le pire peut advenir.
Le schéma peut être lié à une carence affective et éducative : les parents délaissaient l’enfant soit par négligence, soit par maltraitance.

 

Ce schéma peut être la cause de nombreux troubles anxieux : attaques de panique, troubles anxieux généralisés, TOC, hypocondrie…
L’angoisse prend une grande importance dans la vie et va dicter ses propres règles. L’angoisse empêche de profiter librement du quotidien. Les activités habituelles, comme aller faire ses courses, conduire, aller au cinéma, voyager, rencontrer de nouvelles personnes deviennent une corvée et une source d’angoisse.
Les personnes souffrant de ce schéma vont demander à leur entourage une réassurance permanente. Elles vont devenir dépendantes de leur partenaire qui devra les accompagner partout et devront s’adapter à leur phobie.

 

Si vous souhaitez en connaître davantage sur ce schéma vous pouvez lire : je réinvente ma vie de Jeffrey Young.

Floriane GAUTIER, psychologue à Pertuis et Aix en Provence

Le système de pensées dans les thérapies cognitives et comportementales TCC

L’adjectif « Cognitif » désigne ce qui est relatif aux grandes fonctions du cerveau : la mémoire, l’attention, le langage, le calcul et le raisonnement… Par extrapolation, le mot « cognitif » dans le terme TCC désigne le raisonnement et le mécanisme de pensée.
Les thérapies cognitives et comportementales TCC reposent sur le principe que l’individu voit le monde d’une manière qui le fait souffrir. Ces pensées déforment la réalité ; elles s’arrêtent sur un détail sans prendre en compte l’ensemble d’une situation. Cela est désigné par le terme « distorsion cognitive ».
L’objectif du psychologue formé aux thérapies cognitives et comportementales (TCC) est d’aider le patient à prendre conscience de ce mécanisme.
Voici des exemples de distorsions cognitives :
• Surgénéralisations : L’individu vit UNE situation unique et à partir d’elle, il la sur-généralise pour en faire une règle qui va s’appliquer dans différents domaines.
« Je viens d’être quitté par mon copain, à chaque fois je vais être quitté »
 « J’ai été agressée par un homme, tous les hommes sont mauvais »

• Raisonnement dichotomique : les pensées sont extrémistes, l’individu ne relativise pas.
« Si je ne se suis pas parfait alors je suis nul »

• Personnalisation : l’individu se sent responsable d’une situation et de la réaction des gens.
« C’est de ma faute si mes deux amies se sont disputées »
 « Si mon patron est en colère c’est uniquement de ma faute. »
• Etiquetage : c’est de ne pas prendre en considération les faits, les actes, et de mettre des « étiquettes » sur soi ou autrui
 On vient de me demander quelle est la capitale du Mozambique, je ne savais pas « je suis vraiment débile »

• Raisonnement émotionnel : l’on considère ce que l’on ressent comme étant la réalité.
« Je suis sûre que cette personne ne m’aime pas. » alors qu’il n’y a aucun fait concret.

• Fausse obligation : « il faut que… » « je dois faire… ». C’est lorsque l’on pense qu’on doit absolument faire des choses alors que le but est souvent inatteignable.
 « Mon compagnon doit toujours être heureux sinon c’est de ma faute »

Inférence arbitraire : tirer des conclusions sans preuve

Floriane GAUTIER, psychologue TCC EMDR à Aix en Provence et à Pertuis

La dépression

La dépression serait liée à la représentation que l’individu se fait du monde. Il souffre d’une contradiction entre le monde tel qui « devrait être » et tel qu’il est réellement.
La dépression se caractérise par une humeur négative. On parle d’épisode dépressif si au moins cinq des symptômes suivants sont présents pendant plus de deux semaines.

  •  L’humeur dépressive doit être constante, c’est-à-dire qu’elle dure toute la journée et tous les jours.
  •  L’individu perd de l’intérêt pour les activités qu’il appréciait et a moins envie de voir du monde.
  •  Le rapport à la nourriture change : soit une perte soit une augmentation de l’appétit. On constate une prise ou une perte de poids souvent associée.
  •  Le sommeil est également déréglé. L’individu peut souffrir d’insomnie ou à l’inverse d’hypersomnie c’est-à-dire dormir toute la journée.
  •  Au niveau psychomoteur la personne peut être ralentie ou à l’inverse très agitée.
  •  L’estime de soi est déficitaire. La personne se dévalorise et peut avoir des sentiments de culpabilité. Malheureusement les personnes souffrant de dépression peuvent avoir des idées suicidaires.

Une personne dépressive n’est le plus souvent plus capable de s’occuper d’elle même et se néglige. Le manque de motivation est omniprésent. Faire une activité même plaisante devient un effort et demande beaucoup d’énergie.
La première étape en thérapie cognitive et comportementale (TCC) est de redonner de la motivation pour accomplir des occupations. Le psychologue va demander au patient de remplir un emploi du temps de ses activités. Cet exercice permet de sortir du cercle vicieux : « moins je fais, moins j’ai envie de faire et moins je pense être capable de faire ». Au début pratiquer des activités de loisirs est difficile, mais petit à petit le patient va prendre plus de plaisir à les réaliser.
Les personnes déprimées ont des croyances négatives sur elle-même et sur leur futur. Elles ruminent souvent sur leur passé, la plupart du temps avec des sentiments de honte et d’échec. Il est important d’intervenir sur ces pensées. Plusieurs moyens thérapeutiques sont possibles :
–  La restructuration cognitive : qui consiste à rationnaliser et à modifier les croyances négatives. Elle permet d’augmenter les pensées positives et de travailler sur l’estime de soi.
- La relaxation et des exercices de pleine conscience. Ces exercices sont utiles car ils permettent de considérer les croyances comme un flux de pensées (comme une chanson que notre cerveau nous raconte) et non comme la vérité. Ils permettent de mieux apprécier l’instant présent et de limiter les ruminations.
-  L EMDR et la thérapie des schémas de Young. Ces thérapies vont traiter l’affect et les croyances liées aux évènements de vie responsables de l’état dépressif. (en savoir d’avantage sur l EMDR et sur les schémas de Young)

L’objectif des thérapies cognitives et comportementales est que le patient puisse reprenne confiance à travers divers outils dont certains sont cités ci-dessus. Selon l’histoire de vie du patient, les thérapies de schéma de Young et l’EMDR sont des thérapies qui sont également efficaces. Ces thérapies permettent de modifier les croyances profondes et sur le long terme permettent d’éviter les rechutes.

Floriane GAUTIER, psychologue formée aux thérapies cognitives et comportementales, à l’EMDR et à la thérapie des schémas de Young

à Pertuis 84120 et Aix en Provence 13100

07 52 03 82 22

 

 

Qu’est-ce qu’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyper activité TDAH .

Le déficit de l’attention est un trouble qui touche le jeune enfant. Ce trouble se caractérise par des difficultés à se concentrer. L’enfant rencontre des difficultés pour réaliser ses devoirs car il est dans l’incapacité de mobiliser son attention longtemps. En classe, il est facilement distrayable par des bruits ou par des stimuli visuels. Il semble ne pas écouter et il a du mal à se conformer aux consignes. Demander à cet enfant de se concentrer ou de faire une tâche rébarbative entraîne un effort considérable, voir une souffrance.
Les enfants souffrant d’un déficit attentionnel ont également des troubles de planification, c’est-à-dire qu’ils rencontrent des difficultés pour s’organiser et pour structurer leur pensée. Certains enfants vont paraître comme étant juste « dans la lune » alors que d’autres vont être hyperactifs. Ils sont agités , ils n’arrivent pas à rester assis sur une chaise et se lèvent souvent en classe. Ils ont besoin de courir. Ils sont trop bavards…
Ce sont des enfants impulsifs: ils ont des difficultés à ne pas agir. Ainsi, la consigne de lever le doigt avant de parler en classe est une consigne trop complexe pour un enfant ayant un déficit de l’attention. Il a tendance à faire une action sans réfléchir à comment il doit s’y prendre, ou sans prendre en compte les conséquences de ses actes.
Souvent les enfants ayant un trouble attentionnel présentent une baisse de confiance en eux car alors qu’ils essaient de bien faire les choses, leur effort n’est pas forcement reconnu à sa juste valeur. Ils peuvent développer une anxiété de performance, c’est-à-dire être anxieux à l’idée de faire une erreur. Il est important de valoriser l’effort de l’enfant, pour qu’il puisse apprendre à bien se connaître et gérer ses difficultés attentionnelles. Un travail autour de la confiance en soi est primordial.

Ce trouble déficitaire de l’attention a des impacts au niveau scolaire mais également au niveau social. Leur comportement est inadapté aux règles sociales aussi ces enfants peuvent rencontrer des difficultés à se faire des amis. Les parents se sentent souvent démunis. Ils vont poser un cadre extrêmement strict qui ne fonctionne pas et qui peut renforcer le sentiment d’incompétence de l’enfant. L’enfant a une vraie difficulté pour rester tranquille. Il est important que d’autres moyens psychoéducatifs, basés sur les compétences positives de l’enfant, soient mis en place.
L’aide de neuropsychologues et de psychologues en thérapie cognitive et comportementale, qui sont des personnes formées pour aider et accompagner ces enfants et leurs parents, permet d’étudier les comportements adaptés, d’apporter des solutions pour une meilleure prise en compte de ce trouble.

 

Floriane GAUTIER neuropsychologue TCC à Pertuis et Aix en Provence

La communication chez les personnes autistes et asperger

L’autisme est un handicap cognitif. Les personnes porteuses d’autisme ont des difficultés principalement pour communiquer. Les interactions sociales sont difficiles pour eux. Leur comportement est restreint et elles intéressent toujours aux mêmes choses, de manière obsessionnelle.
Les personnes autistes et asperger ont accès au langage. Elles sont capables d’avoir une conversation soutenue et adaptée. La prosodie, la tonalité de voix sont souvent particulières. L’accentuation des mots et des phrases ne correspond pas forcement au code de la langue.
Les expressions, les métaphores, l’humour et le second degré ne sont pas compris par les personnes asperger. La personne autiste s’attache au sens des mots sans prendre en compte le contexte social. Elle analyse le discours au « pied de la lettre ».

Beaucoup d’enfants autistes n’ont pas accès à la communication verbale. Lorsqu’ils désirent quelque chose, ils utilisent l’adulte comme « objet » pour accéder à leur envie. Par exemple, si un enfant porteur d’autisme souhaite ouvrir une boite pour avoir un gâteau, il va chercher son parent en le prenant par le poignet pour le conduire jusqu’à la boite et poser sa main sur celle-ci pour que l’adulte la lui ouvre.
Le geste de pointage qapparaît dans le développement d’un enfant aux mêmes moments que le langage. Les compétences requises pour utiliser ce geste de communication sont déficitaires chez les enfants autistes. Pointer du doigt permet de montrer les objets que l’on désire, ce geste permet également d’échanger sur ce que l’on voit, il a une fonction sociale.
Les enfants et les adultes autistes, n’ayant pas accès à la parole et au pointage, ne sont pas capables d’exprimer une envie ou un besoin. Cette difficulté de communication entraîne de la frustration car ils ne peuvent pas se faire comprendre. Des colères, des gestes hétéro et auto agressifs sont alors présents.
D’autres ont accès à la parole, sans pour autant que la communication soit fonctionnelle. Ils peuvent répéter certains sons ou mots. Parfois ils répètent les phrases qu’ils ont entendues, sans pour autant que cela ait du sens pour eux. La répétition des phrases et des sons s’appelle l’écholalie.
Pour les autistes non verbaux, des langages alternatifs existent, comme l’utilisation de pictogrammes ou de gestes. Le langage alternatif permet aux personnes autistes non verbales de pouvoir faire des demandes et ainsi de réduire leur sentiment de frustration. Les pictogrammes leur permettent également d’expliquer le déroulement de leurs journées et de réduire l’angoisse face à l’imprévu.

 

Floriane GAUTIER Psychologue TCC et Neuropsychologue à Aix en Provence et à Pertuis

Le schéma d’exclusion et le mal-être en société

Le schéma d’exclusion de Youg s’exprime par un sentiment de solitude. Les personnes souffrant de ce schéma se sentent mal à l’aise en société. Aller dans une soirée est anxiogène. Elles ont l’impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir assez de conversation, de ne pas être assez intelligentes, de ne pas avoir assez d’humour ou de ne pas être assez belles. Paradoxalement, elles peuvent donner une autre image d’elles, leur entourage peut les trouver très sociables et affirmées. Elles arrivent à se faire des amis et vont plus privilégier les relations duelles. Certaines personnes peuvent s’isoler et avoir de moins en moins de relations sociales. Le schéma d’exclusion correspond à la phobie sociale décrite dans le DSM (ouvrage de référence pour poser un diagnostic en psychiatrie)

Ce schéma prend sa source dans l’enfance. Les enfants qui se sentent différents sont plus susceptibles de le développer.
• La différence peut être culturelle, religieuse, sociale et physique.
• Les enfants ayant des problèmes de santé sont plus sujets à ce schéma.
• Les troubles de l’apprentissage, tels que la dyslexie, favorisent le sentiment d’être différent.
• Les enfants ayant subi des taquineries, moqueries, humiliations et harcèlements par leurs camarades peuvent présenter ce schéma.
Le schéma d’exclusion est souvent associé au schéma de honte et d’imperfection.
La thérapie des schémas consiste à travailler sur les croyances, l’impression que les défauts empêchent d’établir des relations sociales. Comme dans les TTC dites « classiques » le patient devra se confronter progressivement aux situations anxiogènes. Des techniques d’imagerie peuvent être utilisées pour travailler sur les souvenirs traumatiques. Selon le souvenir, la thérapie EMDR peut se révéler efficace. Cette thérapie par mouvement des yeux est très efficace dans les cas d’évènements traumatiques.
Si vous souhaitez en connaître davantage sur le schéma d’exclusion, vous pouvez consulter le livre de Jeffrey Youg et Janet Klosko intitulé « Je réinvente ma vie » (les éditions de l’homme). Un chapitre est consacré à ce schéma.

Floriane GAUTIER
Psychologue, thérapie cognitive et comportementale, EMDR, thérapie des schémas de Young
à Pertuis et à Aix-en-Provence

Toc : la peur de faire des erreurs

Différentes peurs et obsessions sont présentes dans les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) . Une des craintes la plus courante est celle de faire des erreurs.
La peur de faire des erreurs est une crainte normale que tout individu peut avoir. Mais chez les personnes ayant des TOC cette peur est plus amplifiée. Ces personnes surestiment les conséquences de leurs erreurs. Elles pensent qu’une erreur entrainera systématiquement des catastrophes. Elles surestiment leur responsabilité. En cas d’erreur elles pensent qu’elles seules peuvent s’en rendre compte et éviter une catastrophe. Toutes ces pensées entrainent une forte angoisse.
Lorsqu’elle fait une erreur, une personne « normale » ressent une forte angoisse mais ensuite elle est en mesure de la rationnaliser, alors qu’une personne souffrant de TOC a un défaut d’habituation aux pensées. Elle n’est pas en mesure de les rationaliser : la peur reste constante, l’angoisse ne redescend pas. Pour gérer cette angoisse la personne développe alors des rituels. Ceux-ci sont appelés compulsion. Ce comportement est mis en place pour gérer l’angoisse. Par exemple, ces personnes vérifient leur travail de multiples fois. Elles peuvent présenter d’autres compulsions comme allumer d’une certaine façon leur poste de travail, ou avoir le besoin de toucher plusieurs fois un objet.

Le problème avec ces rituels est que plus la personne les réalise, plus l’angoisse va être présente. On est devant des cercles vicieux : plus il y a d’angoisse, plus la personne devient compulsive et plus elle accomplit ces rituels, plus elle est anxieuse.
Les thérapies cognitives et comportementales permettent de travailler sur les croyances liées à la peur de faire une erreur. Elles interviennent sur le défaut d’habituation de l’angoisse. La thérapie comportementale agit au niveau des rituels et permet de les faire disparaitre. Les tcc permettent de gérer ces troubles obsessionnels compulsifs.

En quoi consiste la thérapie EMDR?

L’EMDR est une thérapie qui utilise les mouvements de yeux pour traiter un événement de vie traumatique. Cette thérapie a été inventée par Francine Shapiro en 1987. En 2007, la haute autorité de Santé (HAS) la préconise pour traiter les traumatismes psychiques.
L’EMDR permet au patient de repenser à l’événement traumatique sans que cela génère chez lui des émotions négatives. Un souvenir est composé de perceptions (odeurs, images, sons…), de pensées (« je suis bloqué » « je ne vais jamais m’en sortir »), d’émotions (peur, angoisse, tristesse, honte…), de sensations physiques (battements de cœur, mains moites…) et de croyances (« je suis vulnérable », « je suis inférieur aux autres »…). L’EMDR intervient efficacement sur toutes ces dimensions, ainsi le patient peut regagner une sérénité dans son quotidien.
Comment fonctionne l’EMDR au niveau cérébral ?
Notre sommeil présente plusieurs phases dont le sommeil paradoxal. C’est lors de cette phase que le cerveau enregistre les informations de la journée. À ce moment-là, l’hippocampe qui est la zone de la mémoire, est activée.
Cette phase est accompagnée de micro saccades oculaires, il y a un lien entre le traitement d’un souvenir et les mouvements oculaires.
Le rappel du souvenir perturbant avec les mouvements oculaires permet de le traiter (Stickgolg, 2002). Une étude de neuro-imagerie (EEG) de Pagani (2013) démontre que le traitement EMDR amène à une normalisation de l’hyper activation émotionnelle et de l’activité corticale.

Dans quels cas la thérapie par EMDR est-elle préconisée ?
L’EMDR est très efficace pour les personnes endeuillées et pour les victimes d’accident, d’agression physique, sexuelle et de harcèlement moral.
Cette thérapie fonctionne pour tous les événements de vie difficiles qui génèrent des affects. Elle est également efficace lorsque le patient ne parvient pas à dépasser une situation ou lorsqu’il rumine. Les situations peuvent être: une rupture amoureuse, une dispute avec un proche, un licenciement, un avortement, des angoisses liées à la difficulté d’avoir un enfant …

Comment se déroule la thérapie en EMDR ?
L’EMDR repose sur un protocole rigoureux.
Les premières séances sont dédiées à la compréhension du problème. Notre manière de voir le monde est influencée par notre vécu. C’est pour cela qu’il est important de prendre en compte l’histoire du patient.
Par la suite, des séances sont consacrées à des techniques de relaxation. L’EMDR peut réactiver de fortes émotions avant d’apaiser le patient. Les techniques de relaxation permettent au patient de gérer ses affects.
C’est au cours des séances suivantes que l’on utilise les mouvements oculaires. Le patient est actif et conscient pendant la totalité de la séance.

 

 

Floriane GAUTIER, Psychologue TCC et EMDR à Aix en Provence et à Pertuis

L’anxiété de séparation et la phobie scolaire

L’anxiété de séparation est un processus naturel. Le nourrisson entre six et douze mois ressent de l’angoisse lorsqu’il est séparé de sa figure d’attachement, c’est-à-dire de ses parents. Puis petit à petit l’enfant apprend à contrôler son angoisse. Chez certains enfants, l’angoisse est persistante. Ils ont peur de quitter la maison et de se séparer de leurs parents. De ce fait, aller à l‘école devient une source d’angoisse. Ces enfants peuvent avoir des crises de sanglots et des attaques de panique au moment de la séparation. Des symptômes physiologiques peuvent être présents tel que des maux tête, des maux de ventre et des vomissements… Parfois leur comportement est perturbé pour attirer l’attention de l’adulte. Il peut même avoir des gestes hétéro-agressifs (c’est à dire être violent envers autrui).
Les parents peuvent développer une surprotection vis-à-vis de ces enfants et mal vivre la séparation. L’enfant sentant son parent angoissé ou triste développe un système de pensées et de comportements inadaptés.
Par exemple, il peut penser : « si mes parents sont angoissés cela signifie qu’il y a un réel danger à ne plus les voir », « je dois rester avec maman pour qu’elle ne soit pas triste », « sans l’autre je suis triste et je ne pourrais pas être heureux ». Le parent qui sent que son enfant va mal développe alors un comportement de surprotection. Il accepte donc que son enfant ne s’éloigne pas de lui, va le chercher fréquemment à l’école. L’enfant n’étant pas confronté à ses angoisses ne peut pas rationnaliser ses peurs et un cercle vicieux est donc mis en place. C’est pour cela qu’il est important d’introduire les parents dans les prises en charge de l’angoisse de séparation et de la phobie scolaire.
Les thérapies cognitives interviennent sur les pensées qui génèrent des émotions (angoisse, culpabilité). L’objectif est alors de trouver des pensées aidantes pour permettre à l’enfant d’aller mieux.
Les thérapies comportementales (TCC) proposent de la relaxation pour apprendre à maitriser l’angoisse. Puis l’enfant sera confronté en imagination aux situations qui l’angoissent et ensuite de manière réelle. Les expositions seront toujours faites de manière progressive pour que l’enfant apprenne à maitriser son angoisse.

Floriane Gautier, Psychologue TCC, EMDR à Pertuis et à Aix en Provence

Livre : le piège du bonheur

L’ouvrage Le piège du bonheur de Russ Harris explique la thérapie ACT d’acception et de changement.
La philosophie du Dr Harris est que la quête du bonheur favorise l’insatisfaction et par conséquent l’angoisse et la dépression. Nous vivons dans une société axée sur la quête du bonheur où les films et les courants de pensée nous font croire à certains mythes, comme le fait qu’être heureux est un état naturel et que nous devons l’être en toute circonstance ou encore que nous devions savoir gérer nos émotions et ce peu importe le contexte.
Ce livre présente dans un premier temps les différents mythes autour du bonheur.
Dans un deuxième temps l’auteur explique comment nos pensées nous influencent. Nous croyons qu’elles reflètent la réalité alors qu’elles ne sont qu’un flux de paroles que notre cerveau crée. Il nous raconte des histoires auxquelles nous adhérons. Le docteur Harris nomme cela « la fusion ». Ce livre présente plusieurs méthodes concrètes pour apprendre à ne plus adhérer totalement à nos pensées : « la défusion ».
La troisième partie du livre présente l’importance d’avoir des valeurs, car dans sa vie cela est plus important que celui d’avoir des buts. Souvent nous nous fixons des objectifs qui sont inatteignables, car ils sont mal définis. Par exemple : quand peut-on estimer que l’on a suffisamment d’argent ?
Atteindre certains objectifs, comme réussir un concours ou avoir un enfant, génère une satisfaction personnelle, mais celle-ci ne sera présente que peu de temps. Nous cherchons donc alors un autre but, et c’est cette course au projet qui nous empêche de profiter de l’instant présent et crée une insatisfaction. C’est pour cela que conceptualiser sa vie autour de valeurs permet de se focaliser sur les choses primordiales pour soi.

Ce livre s’adresse principalement aux personnes qui ruminent ou qui sont dans une réflexion perpétuelle de recherche de valeurs ou de projets de vie. Il permet de prendre du recul sur les événements et ainsi de développer notre propre philosophie de vie.

 

Floriane GAUTIER, Psychologue en TCC à Pertuis et Aix en Provence

 

Témoignage : être en couple avec une personne Asperger.

Cindy, 30 ans, est en couple avec Erwann, touché par des troubles du spectre autistique. Au quotidien, elle a dû s’adapter.
« J’ai rencontré Erwann au travail, il y a trois ans. Nous travaillions tous les deux dans le service administratif d’une grande entreprise. Je le trouvais timide, un peu renfermé mais très gentil. Son côté lunaire lui donnait un charme particulier. Petit à petit, nous nous sommes liés d’amitié. Un soir, je lui ai proposé d’aller boire un verre après le travail. Si j’avais su à l’époque ce qui lui en avait coûté pour accepter ma proposition ! Les ‘aspies’, comme on surnomme les personnes atteintes du syndrome d’Asperger, détestent que l’on bouleverse leur routine.
Il n’y a aucune tentative de séduction pendant ce premier rendez-vous et lors de ceux qui ont suivi. Erwann m’a parlé pendant des heures de western – l’une de ses passions – mais n’a jamais tenté de m’embrasser ou de me prendre la main. Je commençais à me poser des questions. Pour en avoir le coeur net, j’ai fini par faire le premier pas.
Notre début d’histoire a été chaotique. Il arrivait fréquemment à Erwann de ne pas répondre à mes textos et d’oublier nos rendez-vous. Confusément, je sentais qu’il avait quelque chose de différent mais je ne parvenais pas à mettre de mot dessus. Je me suis même demandé s’il n’avait pas une double vie. Au bout de quelques semaines, il m’a confié être atteint du syndrome d’Asperger. En se jetant à l’eau, Erwann était persuadé que j’allais immédiatement couper court. En réalité, cette révélation m’a soulagée.
L’idée de le quitter ne m’a pas traversé l’esprit. J’avais plutôt soif d’explorer cet univers mystérieux. Je me suis beaucoup documentée.

J’ai lu des livres, des blogs, j’ai regardé la série Atypical de Netflix qui raconte le quotidien d’un ado autiste. Le syndrome d’Asperger a été décrit en 1944 par un psychiatre autrichien du même nom. C’est l’une des formes les moins lourdes du spectre autistique. Il ne s’accompagne pas de retard de langage ou de déficience intellectuelle. Il est très difficile de le ‘détecter’ au quotidien. C’est pour cette raison que le syndrome d’Asperger est surnommé la ‘différence invisible’.

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La peur de conduire

La peur de la route

 

La peur de conduire est très handicapante dans notre société. Cette peur peut être liée à trois phénomènes : un stress post-traumatique, un trouble obsessionnel compulsif TOC ou un trouble panique.
Dans le cas d’un stress post-traumatique, la personne qui a vécu un accident de la route a peur de reconduire et d’avoir un nouvel accident. Elle met en place un processus d’évitement. Des sensations, bruits, musiques, odeurs, ou autres stimuli vont lui rappeler l’accident et déclencher une angoisse profonde. La personne fait des cauchemars régulièrement.
Dans le cas d’un trouble obsessionnel compulsif ou TOC, la personne a peur de faire du mal et de provoquer un accident. Par exemple, elle craint de faire un geste brusque, comme donner un coup de volant et de tuer. Elle n’a pas confiance en son ressenti. Après avoir croisé un cycliste elle peut se mettre à douter et avoir peur de l’avoir renversé par mégarde. Elle peut alors faire demi-tour plusieurs fois pour vérifier de ne pas l’avoir renversé.
En ce qui concerne le trouble panique, l’agoraphobie et/ou la phobie des transports, la personne est envahie d’une angoisse profonde. Elle a l’impression de ne plus rien contrôler. Elle pense qu’elle va mourir, faire une crise cardiaque ou avoir un malaise. Elle a peur que personne ne puisse venir l’aider. Ces angoisses sont majorées sur l’autoroute en raison de la vitesse et du fait de ne pas pouvoir s’arrêter comme on le souhaiterait. Il en est de même dans les bouchons ou le conducteur a l’impression d’être coincé.
Pour ces trois troubles anxieux, les thérapies cognitives et comportementales TCC sont recommandées. La thérapie cognitive permet de rationaliser les pensées et de trouver des pensées aidantes. Le travail comportemental est important. Le principe est de s’exposer progressivement aux situations anxiogènes : dans un premier temps en imaginant les situations, puis en allant conduire réellement accompagné par le psychologue. Il très important d’agir progressivement, le but est d’apprendre à contrôler son angoisse.
La relaxation est un outil utilisé pour soigner les stress post-traumatiques, les troubles paniques et les phobies. L’EMDR, thérapie basée sur le mouvement des yeux, est également très efficace pour traiter les peurs liées aux accidents et aux stress post-traumatiques.

Floriane GAUTIER Psychologue TCC, EMDR

Pertuis 0752038222

 

 

 

La thérapie des schémas

Vous avez l’impression que vos difficultés et vos souffrances d’aujourd’hui sont liées à votre enfance alors la thérapie des schémas de Young vous correspond sûrement.
La thérapie des schémas de Young fait partie du courant des thérapies cognitives et comportementales ou TCC.
Les thérapies cognitives et comportementales TCC dites « classiques » se concentrent sur les souffrances du patient ici et maintenant sans prendre en compte le passé. Elles partent du principe que pour éteindre le feu, il n’y a pas besoin d’en connaître l’origine mais qu’il faut agir tout en ayant analysé la situation.

La thérapie des schémas quant à elle repose sur le fait que l’éducation et les événements de vie influencent la personne dans la perception qu’elle a du monde.
Ainsi l’individu ne sélectionne qu’une partie de l’information donnée par son environnement et va donc mal l’interpréter. C’est une sorte de piège dans lequel l’individu se retrouve toujours dans la même situation.

Par exemple : une personne qui souffre d’un schéma d’abandon aura tendance à choisir des partenaires qui ne souhaitent pas s’engager. Elle peut également trop demander à son compagnon et l’étouffer. Certaines personnes auront tellement peur de l’abandon qu’elles ne voudront plus s’engager dans une relation amoureuse.

Il existe différents schémas :
• Abandon
• Méfiances et abus
• Manque affectif
• Imperfection
• Isolement social
• Dépendance et incompétence
• Peur du danger ou de la maladie
• Abnégation
• Échec
• Pessimisme
• Droits personnels exagérés
• Recherche d’approbation
• Surcontrôle émotionnel
• Idéaux et exigences élevées

Si vous vous retrouvez toujours dans les mêmes situations, il se pourrait bien que vous agissiez selon un schéma.
L’objectif des psychologues formés aux thérapies des schémas est de travailler sur les souvenirs et d’apporter une réponse émotionnelle adaptée.
Différentes méthodes d’imageries sont employées pour travailler sur l’émotionnel. Un travail sur les croyances, la manière de voir le monde est également mis en place. Le patient est mis en situation afin de se confronter à ses peurs. Parallèlement la relaxation est un outil important utilisé pour compléter le travail psychologique.

 

  Floriane Gautier – Psychologue TCC – Thérapie des schémas à Pertuis

Le schéma d’abandon et la dépendance affective.

 

Le schéma d’abandon correspond à la peur de perdre les gens qu’on aime. Il peut prendre différentes formes.

  • Pour certains, une angoisse profonde apparaît lorsque leur compagnon doit s’absenter quelques jours, voire quelques heures. Cela peut engendrer de la panique ou une colère importante. Ils ont besoin d’être en contact avec leur compagnon.
  • D’autres personnes vont s’entourer d’individus qui peuvent potentiellement les abandonner, elles fréquentent des personnes qui les trompent ou qui ne souhaitent pas s’engager.
  • D’autres encore vont chercher à s’engager très vite au risque de faire fuir leur compagnon.

Dans certains cas, les personnes vont souffrir de la peur d’être seule. Elles ont besoin de l’autre dans leur quotidien pour les rassurer. Ils recherchent plus un guide, une orientation, comme un petit enfant à besoin de son parent. Ces personnes ne supportent pas rester seules. Elles recherchent systématiquement une nouvelle relation lorsqu’une se termine.

D’autres vont souffrir de la peur d’être quittés et d’être rejetés. Ces perseonnes n’ont pas peur d’être seules et peuvent même vivre une longue période de célibat. Elles sont en mesure de rompre si elles estiment que la relation ne leur correspond pas où qu’elle leur est néfaste. En revanche, c’est la peur de vivre la rupture et de se sentir rejeté par l’autre qui va dominer.

Il y a différentes raisons pour laquelle le schéma d’abandon a pu s’installer.

  • La perte réelle d’un parent: un parent qui quitte le foyer familial, le décès prématuré d’un des parents
  • Le divorce des parents et leurs disputes fréquentes, qui créent une peur de la séparation.
  • L’hospitalisation d’un des parents pendant une longue période lorsque l’enfant est jeune.
  • Lorsqu’un enfant est élevé par de nombreuses nourrices, ou mis en pension très tôt.
  • Lorsqu’un des parents est dépressif, alcoolique ou psychotique et qu’il se désintéresse périodiquement de l’enfant. Il n’y pas de lien affectif stable.
  • Lorsqu’un des parents se désengage de la relation avec l’enfant, lors d’une nouvelle naissance ou d’un remariage par exemple.
  • Quand un des parents présente lui-même un schéma d’abandon. Il va transmettre ce sentiment d’insécurité à chaque séparation.
  • Les familles extrêmement « protectrices » qui ne permettent pas à l’enfant d’apprendre à gérer la séparation.
  • Il y aurait une variable biologique. Les enfants hypersensibles seraient plus vulnérables à développer un schéma d’abandon.

Souffrir d’un schéma d’abandon n’est pas une fatalité. La thérapie des schémas de Young permet aux patients de gérer leur angoisse d’abandon et de pouvoir vivre une relation amoureuse de manière « adaptée » et avec plus de sérénité. La thérapie par EMDR peut également se montrer efficace dans certains cas.

Cette présentation du schéma d’abandon est inspirée du livre « Je réinvente ma vie » de Jeffrey Young. Si vous souhaitez en connaître d’avantage, vous pouvez consulter cet ouvrage publié par les Editions de l’homme.

 

 

Floriane GAUTIER, Psychologue

Thérapies cognitives et comportementales, Thérapies des schémas, EMDR

sur rdv au 07 52 03 82 22, 1052 boulevard Jean Guigues 84120 Pertuis

Thérapie des schémas de Jeffrey Young – Livre : Je réinvente ma vie

Les auteurs, Jeffrey Young et Janet S. Klosko sont à l’origine de la thérapie des schémas en TCC.

Dans cet ouvrage « Je réinvente ma vie » , ils présentent les différents schémas qui peuvent influencer nos attitudes.

Un schéma est un mécanisme que l’individu crée devant des situations qu’il analyse toujours de la même manière, ce qui conduit toujours aux mêmes choix ; par exemple, il est toujours attiré par les mêmes personnes. Ce mécanisme prend sa source dans l’enfance, en fonction des expériences de vie, du modèle éducatif, des carences affectives, des relations avec ses pairs à l’école, etc…

Ainsi l’individu se retrouve dans une sorte de « piège » qui se répète sans arrêt.

Ce livre vous permettra d’identifier vos schémas et les mécanismes qui en découlent. Il en présente onze dans différents chapitres :

  • le schéma d’abandon : « je t’en supplie ne me quitte pas ! » (en savoir plus)

  • le schéma de méfiance et d’abus : « je ne peux pas te faire confiance »

  • le schéma de carence affective : « mes besoins d’affection ne seront jamais comblés »

  • le schéma d’exclusion : « je me sens à part »

  • le schéma de dépendance : « je ne peux pas me débrouiller seul »

  • le schéma de vulnérabilité : « la catastrophe est imminente »

  • le schéma d’imperfection : « je ne vaux rien »

  • le schéma d’ échec : « ma vie est un échec »

  • le schéma d’assujettissement : «  je fais toujours ce que tu veux ! »

  • le schéma des idéaux et d’exigences élevés : « ce n’est jamais suffisant »

  • le schéma du « tout m’est dû » : « je peux obtenir tout ce que je désire »

Chaque chapitre, illustré de cas cliniques, comporte un questionnaire permettant de vous aider à vous auto-diagnostiquer, une présentation de la manifestation du schéma et une explication au sujet de l’origine de celui-ci.

Ce livre « Je réinvente ma vie » de Jeffrey Young et Janet S. Klosko aux Éditions de l’Homme est une réelle aide pour vous permettre de mieux comprendre et de mieux identifier vos schémas, en complément d’une recherche personnelle qui peut aussi s’effectuer avec l’aide d’un psychologue formé à la thérapie des schémas de Young.

Floriane GAUTIER, Psychologue en TCC et formée à la Thérapie des schémas de Young

à PERTUIS 84120 07 52 03 82 22

L’attaque de panique

Les personnes qui subissent une attaque de panique ont l’impression qu’elles vont mourir. Elles ont la sensation d’avoir une crise cardiaque et/ou de devenir folles.  Par la suite, elles ressentent une peur intense de faire une autre attaque de panique. Elles appréhendent la situation dans laquelle s’est produit la première attaque et cette appréhension en déclenche une nouvelle. Petit à petit, la personne se trouve dans un cercle vicieux, dû à ses appréhensions. Au début, les attaques se produisent dans le même contexte que la première, sur les mêmes lieux, puis progressivement elles se généralisent à d’autres situations et d’autres lieux. La peur d’avoir des attaques  s’appelle un trouble panique.

Ce trouble est très difficile à vivre, il est très invalidant ; c’est cette peur qui dirige la vie des personnes qui y sont sujettes. Certaines vont être dans l’incapacité de conduire, d’aller faire leurs courses, d’aller dans des endroits où il y a du monde et même de se rendre à leur travail.

Pour soigner les attaques de panique, plusieurs techniques sont utiles. Dans un premier temps, il est important de bien comprendre son propre fonctionnement, d’identifier le raisonnement qui est a l’origine du problème, de mettre en place des pensées aidantes. Parfois certaines personnes rentrent dans une « lutte des pensés ». c’est-à-dire qu’elles tentent de se rassurer, mais ceci en vain, car les pensées anxiogènes sont trop fortes. Il est important d’arrêter de combattre ces pensées et de les accepter comme des pensées et non comme la réalité où la prédiction d’une crise.

Il est important également d’apprendre à se confronter aux situations tant redoutées. On peut pour cela agir de manière progressive en travaillant sur une respiration lente. L’angoisse peut vraiment baisser en respirant très doucement, ce qui peut paraître contre-inductif car lorsqu’on a une attaque de panique, on a l’impression d’étouffer et on a tendance à vouloir prendre de grandes inspirations.

Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont prouvé leur efficacité pour apprendre aux patients à maîtriser une attaque de panique. Elles utilisent des techniques de gestion des pensées et la confrontation. Il faut savoir qu’il est très difficile de se soigner seul. Les psychologues TCC peuvent vous aider, vous enseigner les techniques appropriées, vous accompagner sur les lieux qui sont anxiogènes, pour vous apprendre à gérer vos émotions et vos sensations physiologiques et ainsi pouvoir à nouveau mener une vie normale. Lorsque les crises surviennent suite à des traumatismes, les techniques de l’EMDR (thérapie par des mouvements oculaires) sont efficaces et sont un bon complément aux TCC.

GAUTIER Floriane Psychologue à Pertuis 84120 et à La tour d’Aigues 84240

A quoi sert le test du QI, l’évaluation de la WISC V ?

Les épreuves d’intelligences ont été créées par David Wechsler vers le milieu du vingtième siècle. Il a conçu trois batteries de tests pour adultes (WAIS), enfants (WISC) et jeunes enfants (WPPSI). En 2016, la cinquième version de la Wechsler Intelligence Scale for Children ( WISC ) a été publiée en France.

Ce test permet d’évaluer le fonctionnement cognitif d’un enfant. Les performances de l’enfant vont être comparées à celles des enfants du même âge, afin de pouvoir le situer par rapport à la norme et déterminer ses points forts et ses points faibles. Cela permet de mettre en évidence son fonctionnement cognitif global, de détecter les enfants avec un haut potentiel ou avec une déficience intellectuelle et surtout d’identifier ceux qui ont des troubles de l’apprentissage (comme la dyslexie, la dyspraxie …), des troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité ou un trouble envahissant du développement (TED). Il peut aussi servir à évaluer l’impact d’un traumatisme crânien …

Ce test sert à calculer le fameux quotient intellectuel (QI) mais attention, cette donnée à elle seule ne peut pas être interprétée, car il faut analyser l’ensemble du test.

Cette batterie de tests est constituée de subtests qui permettent d’obtenir différents indices. Dans la WISC V il y a cinq indices principaux :

  • Indice de Compréhension Verbale (ICV) qui permet d’évaluer les connaissances acquises par l’enfant dans son environnement. Il mesure l’expression verbale, la formation de concepts verbaux et le raisonnement verbal.
  • Indice Visuospatial (IVSqui permet d’évaluer le raisonnement visuospatial, l’intégration visuomotrice, la capacité de faire des rotations mentales( de manipuler une image mentalement), la capacité d’intégrer, de synthétiser des relations entre un élément et l’ensemble d’une figure, la capacité de construire des formes géométriques à partir d’un modèle.
  • Indice de Raisonnement Fluide (IRF) qui définit la capacité générale de résolutions de problèmes qui consiste à extraire des règles d’une situation pour résoudre un problème posé. Cet indice mesure le raisonnement inductif et quantitatif, le traitement simultané, la capacité d’abstraction.
  • Indice de Mémoire de travail (IMT) : c’est la capacité de retenir une information pour la résolution d’une tâche. Celle-ci est à courte durée. Cet indice mesure l’aptitude à enregistrer, à maintenir et à manipuler des informations visuelles et auditives.
  • Indice de vitesse de traitement (IVT ) qui permet d’évaluer la rapidité et la précision de l’identification visuelle et l’aptitude à la prise de décision. Il évalue également le balayage visuel, la discrimination visuelle, ainsi que l’attention.

Ce test WISC V permet de donner une première information au sujet du fonctionnement cognitif de l’enfant, mais il faut compléter ces informations par d’autres batteries de tests neuropsychologiques afin d’avoir une meilleure estimation du fonctionnement cognitif.

Gautier Floriane , Neuropsychologue, à Pertuis 84120 et à la Tour d’Aigues 84240, 07 52 03 82 22