Pourquoi nos émotions ne sont pas nos ennemies

Nous parlons souvent de gérer nos émotions, comme s’il s’agissait de les contrôler ou de les faire taire. Pourtant, nos émotions ne sont pas des adversaires.
Elles sont des alliées précieuses, des signaux intérieurs qui nous aident à comprendre ce qui se passe en nous et autour de nous.
Et si, au lieu de les repousser, nous apprenions à les écouter ?

Les émotions : des messagères utiles

Chaque émotion a une fonction précise et bénéfique.
Elles ne surgissent pas sans raison : elles nous envoient un message essentiel.

  • La colère nous alerte lorsqu’une limite est franchie ou lorsqu’une injustice est perçue.
  • La peur nous protège du danger et nous invite à la prudence.
  • La tristesse nous aide à accepter une perte ou un changement.
  • La joie, enfin, nous montre ce qui nous nourrit et nous épanouit.

Aucune émotion n’est négative.
Certaines sont désagréables à ressentir, mais toutes ont une valeur adaptative.
Les ignorer ou les refouler, c’est comme ignorer le tableau de bord de notre voiture : on risque la panne sans comprendre ce qui ne va pas.

Pourquoi avons-nous peur de nos émotions ?

Dès l’enfance, nous recevons des messages tels que :
“Ne pleure pas”, “Sois sage”, “Ne te mets pas en colère”.
À force, nous apprenons à couper le contact avec nos ressentis.

Résultat : les émotions s’accumulent et finissent par déborder car elles ont été trop longtemps étouffées.
Comme une cocotte-minute, plus on les garde enfermées, plus la pression monte.

Apprendre à reconnaître et accueillir une émotion, c’est comme ouvrir la soupape avant l’explosion.
C’est une compétence émotionnelle qui s’apprend, pas un don réservé à quelques-uns.

Accueillir une émotion, c’est se respecter

Accueillir une émotion ne signifie pas s’y noyer.
C’est simplement lui offrir une écoute bienveillante, sans jugement.

Par exemple :

  • Quand la colère monte, elle nous dit souvent : “Quelque chose d’important pour moi n’a pas été respecté.”
  • Quand la peur s’invite : “Je veux te protéger.”
  • Quand la tristesse s’installe : “Tu tiens à ce que tu perds.”

En prêtant attention à ces messages, on découvre nos besoins profonds : sécurité, respect, repos, lien, reconnaissance.
Nos émotions deviennent alors des guides intérieurs, au service d’une vie plus alignée.

Un petit exercice simple

Pour renouer avec tes émotions, essaie cet exercice de pleine conscience émotionnelle :

  1. Observe ton corps : que ressens-tu en ce moment ? (tension, chaleur, légèreté…)
  2. Nommer l’émotion : colère, peur, joie, tristesse, ou peut-être un mélange ?
  3. Demande-toi : de quoi cette émotion veut-elle me parler ?

Il ne s’agit pas de “trouver la bonne réponse”, mais d’apprendre à écouter ton monde intérieur. Souvent, cette simple écoute suffit déjà à les apaiser.

 En résumé

Nos émotions ne sont pas des ennemies, mais des boussoles intérieures.
Elles nous indiquent nos besoins, nos valeurs et nos limites.
Apprendre à les écouter, c’est apprendre à mieux se connaître et à mieux vivre avec soi.

Et si vous souhaitez aller plus loin, nos groupes de compétences émotionnelles offrent un espace bienveillant pour explorer ces ressentis, comprendre leur langage et développer des outils concrets pour les accueillir sans te laisser submerger.

Pour plus d’information : https://psy-tcc-aixpertuis.com/2024/10/16/groupe-developper-les-competences-emotionnelles/

Floriane GAUTIER Psychologue EMDR – TCC à Venelles et à Aix en Provence

Le schéma d’abandon et la dépendance affective.

 

Le schéma d’abandon correspond à la peur de perdre les gens qu’on aime. Il peut prendre différentes formes.

  • Pour certains, une angoisse profonde apparaît lorsque leur compagnon doit s’absenter quelques jours, voire quelques heures. Cela peut engendrer de la panique ou une colère importante. Ils ont besoin d’être en contact avec leur compagnon.
  • D’autres personnes vont s’entourer d’individus qui peuvent potentiellement les abandonner, elles fréquentent des personnes qui les trompent ou qui ne souhaitent pas s’engager.
  • D’autres encore vont chercher à s’engager très vite au risque de faire fuir leur compagnon.

Dans certains cas, les personnes vont souffrir de la peur d’être seule. Elles ont besoin de l’autre dans leur quotidien pour les rassurer. Ils recherchent plus un guide, une orientation, comme un petit enfant à besoin de son parent. Ces personnes ne supportent pas rester seules. Elles recherchent systématiquement une nouvelle relation lorsqu’une se termine.

D’autres vont souffrir de la peur d’être quittés et d’être rejetés. Ces perseonnes n’ont pas peur d’être seules et peuvent même vivre une longue période de célibat. Elles sont en mesure de rompre si elles estiment que la relation ne leur correspond pas où qu’elle leur est néfaste. En revanche, c’est la peur de vivre la rupture et de se sentir rejeté par l’autre qui va dominer.

Il y a différentes raisons pour laquelle le schéma d’abandon a pu s’installer.

  • La perte réelle d’un parent: un parent qui quitte le foyer familial, le décès prématuré d’un des parents
  • Le divorce des parents et leurs disputes fréquentes, qui créent une peur de la séparation.
  • L’hospitalisation d’un des parents pendant une longue période lorsque l’enfant est jeune.
  • Lorsqu’un enfant est élevé par de nombreuses nourrices, ou mis en pension très tôt.
  • Lorsqu’un des parents est dépressif, alcoolique ou psychotique et qu’il se désintéresse périodiquement de l’enfant. Il n’y pas de lien affectif stable.
  • Lorsqu’un des parents se désengage de la relation avec l’enfant, lors d’une nouvelle naissance ou d’un remariage par exemple.
  • Quand un des parents présente lui-même un schéma d’abandon. Il va transmettre ce sentiment d’insécurité à chaque séparation.
  • Les familles extrêmement « protectrices » qui ne permettent pas à l’enfant d’apprendre à gérer la séparation.
  • Il y aurait une variable biologique. Les enfants hypersensibles seraient plus vulnérables à développer un schéma d’abandon.

Souffrir d’un schéma d’abandon n’est pas une fatalité. La thérapie des schémas de Young permet aux patients de gérer leur angoisse d’abandon et de pouvoir vivre une relation amoureuse de manière « adaptée » et avec plus de sérénité. La thérapie par EMDR peut également se montrer efficace dans certains cas.

Cette présentation du schéma d’abandon est inspirée du livre « Je réinvente ma vie » de Jeffrey Young. Si vous souhaitez en connaître d’avantage, vous pouvez consulter cet ouvrage publié par les Editions de l’homme.

 

 

Floriane GAUTIER, Psychologue

Thérapies cognitives et comportementales, Thérapies des schémas, EMDR

sur rdv au 07 52 03 82 22, 1052 boulevard Jean Guigues 84120 Pertuis

Thérapie des schémas de Jeffrey Young – Livre : Je réinvente ma vie

Les auteurs, Jeffrey Young et Janet S. Klosko sont à l’origine de la thérapie des schémas en TCC.

Dans cet ouvrage « Je réinvente ma vie » , ils présentent les différents schémas qui peuvent influencer nos attitudes.

Un schéma est un mécanisme que l’individu crée devant des situations qu’il analyse toujours de la même manière, ce qui conduit toujours aux mêmes choix ; par exemple, il est toujours attiré par les mêmes personnes. Ce mécanisme prend sa source dans l’enfance, en fonction des expériences de vie, du modèle éducatif, des carences affectives, des relations avec ses pairs à l’école, etc…

Ainsi l’individu se retrouve dans une sorte de « piège » qui se répète sans arrêt.

Ce livre vous permettra d’identifier vos schémas et les mécanismes qui en découlent. Il en présente onze dans différents chapitres :

  • le schéma d’abandon : « je t’en supplie ne me quitte pas ! » (en savoir plus)

  • le schéma de méfiance et d’abus : « je ne peux pas te faire confiance »

  • le schéma de carence affective : « mes besoins d’affection ne seront jamais comblés »

  • le schéma d’exclusion : « je me sens à part »

  • le schéma de dépendance : « je ne peux pas me débrouiller seul »

  • le schéma de vulnérabilité : « la catastrophe est imminente »

  • le schéma d’imperfection : « je ne vaux rien »

  • le schéma d’ échec : « ma vie est un échec »

  • le schéma d’assujettissement : «  je fais toujours ce que tu veux ! »

  • le schéma des idéaux et d’exigences élevés : « ce n’est jamais suffisant »

  • le schéma du « tout m’est dû » : « je peux obtenir tout ce que je désire »

Chaque chapitre, illustré de cas cliniques, comporte un questionnaire permettant de vous aider à vous auto-diagnostiquer, une présentation de la manifestation du schéma et une explication au sujet de l’origine de celui-ci.

Ce livre « Je réinvente ma vie » de Jeffrey Young et Janet S. Klosko aux Éditions de l’Homme est une réelle aide pour vous permettre de mieux comprendre et de mieux identifier vos schémas, en complément d’une recherche personnelle qui peut aussi s’effectuer avec l’aide d’un psychologue formé à la thérapie des schémas de Young.

Floriane GAUTIER, Psychologue en TCC et formée à la Thérapie des schémas de Young

à PERTUIS 84120 07 52 03 82 22

Les troubles obsessionnels compulsifs ( TOC )

Qu’est ce qu’un trouble obsessionnel compulsif? (Gautier psychologue TCC, Pertuis 84120)

 Les troubles obsessionnels compulsifs font partie des troubles anxieux. Les obsessions sont des images ou des impulsions récurrentes ou persistantes qui font intrusion dans la conscience de l’individu. Elles constituent une source importante d’angoisse. Le patient reconnaît le côté excessif de ces pensées et fait des efforts importants pour les contrôler mais en vain. Il est donc amené à accomplir des compulsions, ce qui est une tentative pour réduire l’angoisse

Les compulsions sont des comportements ou des actes mentaux répétitifs que l’individu se sent obligé d’accomplir en réponse à une obsession même s’il reconnaît celles-ci comme dénuées de sens ou excessives.

Ce type de pensées est, à l’origine, des pensées que tout le monde peut avoir. Il s’agit de signaux d’alerte qui permettent de se préserver du danger. Normalement, le niveau d’angoisse généré baisse très vite et le sujet relativise rapidement. C’est quand les pensées deviennent excessives et que le niveau d’angoisse ne diminue pas qu’elles constituent une pathologie. Par exemple, tout le monde vérifie la fermeture de sa porte d’entrée en quittant son domicile. Vérification faite, l’angoisse disparaît et il n’y a pas besoin d’autre vérification. On considère qu’on est en présence de troubles obsessionnels compulsifs quand le temps de vérification atteint une heure par jour.

Il existe plusieurs types de compulsions :

  • les conjurations : avec des pensées excessives incontrôlables (compter, réciter des listes…. accomplissement de rituels magiques, phrases répétées, prières), ou avec des répétitions de gestes pour éviter un malheur
  •  les lavages : (lavage des mains, du corps, d’objets)
  •  les vérifications (fermeture des portes, des fenêtres, de l’électricité, du frein à main enclenché… )
  • les attitudes perfectionnistes (rituel de rangement, d’ordre, de symétrie…)

Les thèmes des obsessions

  • obsession de souillure, la saleté est vécue comme insupportable, peur d’être contaminé par des germes pathologiques et d’attraper des maladies (peur d’attraper le sida en utilisant des toilettes ,par ex)
  • obsession d’erreurs et de désordre (craindre d’avoir oublié de fermer gaz ou portes…) besoin de symétrie, peur de faire des erreurs qui entraînent de grosses catastrophes en cascade.
  • les obsessions à thème agressif: peur de blesser ou d’agresser sexuellement des personnes de son entourage
  • les obsessions de malheur ou de superstition (liées aux chiffres, aux formes ou aux couleurs)

 

Quelles solutions face aux troubles obsessionnels compulsifs ?

Les TCC sont reconnues comme étant efficaces pour gérer les troubles anxieux dont les TOC. Elles sont pratiquées par des psychologues ou psychiatres formés dans ce domaine. Le rythme est d’une consultation par semaine, puis d’une consultation toutes les deux semaines, pendant une durée de trois mois à un an selon les cas.

Dans un premier temps la thérapie s’attache à comprendre le problème, ensuite à modifier les pensées obsédantes pour qu’elles génèrent moins d’angoisse. Elle est toujours réalisée avec la participation active du patient. Entre les séances, il doit réaliser un travail d’auto-observation favorisant une progression plus rapide.

Un travail au niveau comportemental est accompli. Cela peut consister en une phase dite « d’exposition », qui consiste à se confronter à la source d’angoisse et faire en sorte qu’elle diminue. Ceci toujours de manière progressive avec l’accord du patient.

On peut aussi utiliser une stratégie de « prévention de la réponse », que constitue le rituel, qui consiste à s’empêcher d’accomplir les rituels avec une adaptation de manière progressive pour gérer l’angoisse.

Gautier Floriane,
psychologue spécialisée dans les thérapies cognitives et comportementales (TCC)
à Pertuis 84120  (Vaucluse).
Tel 07 52 03 82 22