Le reparentage dans la thérapie des schémas de Young

La thérapie des schémas de Young est une approche psychothérapeutique qui vise à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels qui ont été acquis pendant l’enfance et qui continuent à affecter la vie adulte. Cette thérapie se base sur le principe que les besoins émotionnels de l’enfant n’ont pas été satisfaits ou ont été négligés, ce qui peut entraîner des problèmes tels que l’anxiété, la dépression et les troubles de la personnalité. Elle vise à réparer l’enfant intérieure par des techniques d’imagerie.

La thérapie des schémas de Young propose plusieurs techniques pour aider à réparer l’enfant intérieur blessé. L’une de ces techniques est l’imagerie guidée. Cette technique consiste à guider le patient à travers une série d’images mentales pour aider à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels. Lors de la séance pour réparer l’enfant intérieur, le psychologue demande au patient de se concentrer sur une image de son enfance. Le patient est encouragé à se concentrer sur les émotions qu’il ressent en regardant cette image.

Le psychologue guide le patient à travers une série d’images mentales pour aider à identifier les schémas dysfonctionnels qui ont été acquis pendant l’enfance. Par exemple, le patient va visualiser des images son enfance où il se sentait abandonné ou rejeté. Ensuite, le patient va inventer une issue heureuse à cette image pour réparer les carences affectives de l’enfance.

En conclusion, la thérapie des schémas de Young propose plusieurs techniques pour aider à réparer l’enfant intérieur blessé. L’imagerie guidée est une technique courante qui aide à identifier et à traiter les schémas dysfonctionnels acquis pendant l’enfance. Cette technique aide les patients à surmonter les problèmes émotionnels liée à l’enfance et à mener une vie plus heureuse et plus épanouissante.

Floriane GAUTIER, Psychologue TCC et EMDR à Aix en Provence

La honte après une agression

Lorsqu’une personne subit une agression, elle peut ressentir de nombreuses émotions, dont la honte. La honte est une émotion complexe qui peut être définie comme un sentiment de dévalorisation de soi, de culpabilité et d’humiliation. Elle peut être ressentie après une agression, car la victime peut se sentir coupable d’avoir été incapable de se protéger ou de s’en sortir seule.

Le processus psychologique de la honte commence souvent par une réaction de défense. La victime peut d’abord nier l’agression ou minimiser son impact pour éviter d’affronter les émotions difficiles qui en découlent. Cependant, avec le temps, la honte peut s’installer et se manifester de différentes manières.

La victime peut se sentir coupable d’avoir été incapable de se défendre ou de s’en sortir seule. Elle peut également ressentir de la honte pour les réactions des autres, comme le jugement ou la stigmatisation. La honte peut également être liée à la perception de soi, la victime pouvant se sentir moins valable ou moins digne d’amour et de respect.

La honte peut également entraîner des symptômes physiques et mentaux. La victime peut ressentir de l’anxiété, de la dépression, de l’isolement social et de la détresse émotionnelle. Elle peut également avoir des difficultés à dormir, à manger et à se concentrer.

Il est important de noter que la honte est une émotion normale et naturelle après une agression. Cependant, il est important de la traiter de manière appropriée pour éviter qu’elle ne devienne chronique et ne cause des problèmes de santé mentale à long terme.

La thérapie EMDR est un moyen efficace de traiter la honte. Un psychologue formé en EMDR aidera la victime à comprendre les causes de sa honte et à développer des stratégies pour la surmonter. La thérapie peut également aider à renforcer sa confiance en soi et à se sentir plus en contrôle de sa vie.

Floriane Gautier, psychologue EMDR et TCC à Aix en Provence

La phobie d’impulsion

La phobie d’impulsion fait partie du trouble obsessionnel-compulsif (TOC), est une maladie mentale caractérisée par des pensées intrusives, également appelées obsessions, qui sont souvent associées à la peur d’agir de manière irréversible ou inappropriée. Les personnes atteintes de ce trouble ont souvent des pensées qui ne reflètent pas leurs désirs conscients.

Les comportements compulsifs sont des actes ou des rituels que les individus se sentent obligés de faire pour s’assurer que leurs obsessions ne se réaliseront pas. Les comportements compulsifs peuvent prendre la forme de rituels mentaux ou physiques, pour dissiper des pensées indésirables.

Les personnes atteintes de phobie d’impulsion ont des pensées obsédantes qui les troublent et les effraient, comme des idées morbides, violentes, sexuelles ou religieuses. Une des peur les plus courante est de faire du mal à ses proches ou à des enfants. Ces pensées semblent envahissantes et incontrôlables, ce qui peut déclencher des comportements compulsifs pour essayer de les empêcher de se produire.

La phobie d’impulsion peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie de ceux qui en sont atteints. La plupart des personnes atteintes de phobie d’impulsion passent une grande partie de leur temps à lutter contre leurs obsessions et leurs comportements compulsifs, ce qui peut être épuisant et stressant. Ils évitent toutes les situations qui peuvent déclencher de l’angoisse. Les pensées obsessionnelles peuvent également rendre difficile pour les individus de maintenir des relations harmonieuses avec leur entourage.

Le traitement de la phobie d’impulsion sont : les thérapies comportementales et cognitives, la thérapie EMDR ou/ et des médicaments . La thérapie comportementale et cognitive est souvent utilisée pour aider les individus à comprendre et à gérer leurs pensées et comportements compulsifs. L EMDR intervient sur les pensées obsédantes. Les médicaments peuvent aider à réduire les symptômes obsessionnels et comportementaux.

En fin de compte, la phobie d’impulsion est une maladie mentale sérieuse qui peut affecter la vie quotidienne des individus. Les personnes atteintes de cette maladie ont besoin de soutien et de traitement professionnels pour gérer efficacement leurs obsessions et leurs comportements compulsifs. Les traitements sont généralement efficaces et peuvent aider les personnes atteintes à retrouver une qualité de vie normale.

Floriane GAUTIER, Psychologue TCC et EMDR à Aix en Provence

La Thérapie EMDR pour traiter le deuil

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est une thérapie qui a été initialement développée pour le traitement du trouble de stress post-traumatique (TSPT). Cependant, des études ont montré que l’EMDR peut également être efficace dans le traitement du deuil compliqué, notamment en aidant à réduire les symptômes de stress et de détresse émotionnelle.

Le deuil est un processus complexe qui peut être difficile à surmonter, mais l’EMDR peut aider les personnes endeuillées à travailler sur les émotions et les souvenirs qui peuvent être à l’origine de leur douleur. Voici quelques étapes de base de la thérapie EMDR pour aider à surmonter le deuil :

  1. Évaluation initiale : La première étape de l’EMDR consiste en une évaluation initiale de la personne endeuillée pour déterminer les facteurs de stress et les événements traumatiques liés au deuil. Cela permet au thérapeute de personnaliser la thérapie pour les besoins spécifiques de la personne.
  2. Préparation : La préparation est une étape importante de l’EMDR qui permet à la personne endeuillée de se sentir en sécurité et de se préparer à travailler sur les souvenirs et les émotions liés au deuil. Cela peut inclure des techniques de relaxation, de respiration et de visualisation pour aider la personne à se sentir en sécurité.
  3. Traitement des souvenirs : Une fois que la personne endeuillée est prête, le thérapeute utilise des mouvements oculaires, des tapotements ou des stimulations auditives pour aider la personne à retraiter les souvenirs douloureux liés au deuil. Le but de cette étape est de désensibiliser la personne aux souvenirs douloureux et de les aider à se sentir moins stressée et moins anxieuse.
  4. Restructuration cognitive : Cette étape vise à aider la personne endeuillée à modifier les croyances négatives ou les distorsions cognitives qui peuvent contribuer à leur douleur et leur détresse émotionnelle. Le thérapeute peut utiliser des techniques de rééducation cognitive pour aider la personne à restructurer ses pensées.
  5. Conclusion : La dernière étape de l’EMDR consiste à évaluer les progrès de la personne endeuillée et à consolider les gains réalisés au cours de la thérapie. Le thérapeute peut aider la personne à élaborer un plan pour faire face aux difficultés futures et pour maintenir les gains réalisés au cours de la thérapie.

En résumé, l’EMDR peut aider les personnes endeuillées à surmonter leur douleur et leur détresse émotionnelle en les aidant à retraiter les souvenirs douloureux, à modifier les croyances négatives et à développer des attitudes plus positives envers le deuil. Cependant, il est important de noter que chaque personne est unique et que les résultats de l’EMDR peuvent varier en fonction des besoins individuels. Il est donc important de travailler avec un thérapeute formé et expérimenté en EMDR pour obtenir les meilleurs résultats possibles

Floriane Gautier, Psychologue à Aix en Provence

Stress post traumatique

Lorsqu’un individu a subi un accident, ou une agression physique ou sexuelle, il est susceptible de développer un stress post traumatique. Tout événement au cours duquel l’individu a craint pour sa vie ou pour celle d’un autre est un facteur de risque. Un fort niveau de réactivité émotionnelle est présent et dure plusieurs semaines après l’événement traumatique. La victime ressent une peur intense, un sentiment de sidération et d’horreur.

En général, la personne à l’impression de revivre sans arrêt cet événement. Des flash-backs sont très récurrents. Une odeur, un bruit, une sensation vont lui faire revivre le traumatisme. Des cauchemars en lien avec l’agression/ accident sont très récurrents. Toutefois, il est fréquent que la victime souffre d’amnésie partielle, voir totale de l’événement. Parfois elle « vit normalement » pendant des années, mais suite à un autre événement ou au fait qu’elle raconte ce qui lui est arrivé, elle développe alors le stress post traumatique TSPT.

La victime va tout faire pour ne pas être exposée aux stimuli rappelant l’événement (sensation, bruit, lieu…), pour ne plus penser à l’accident/agression,  mais en vain. Elle va être sur ces gardes comme si une nouvelle menace pouvait arriver à tout moment. On appelle cela de l’hypervigilance. La personne présente un état d’angoisse persistant. Elle sursaute de manière exagérée. Des troubles du sommeil avec des difficultés d’endormissement, des réveils pendant la nuit, un sommeil agité et bien sûr des cauchemars sont présents.

La personne rencontre des difficultés pour se concentrer. Elle est moins capable de réaliser des tâches qu’elle avait l’habitude de faire auparavant.

Certaines personnes peuvent ressentir un détachement vis-à-vis des autres, les centres d’intérêt se restreignent et de l’indifférence émotionnelle s’installe dans leur quotidien. A l’inverse certaines personnes deviennent très irritables, elles ont facilement des accès de colère et l’angoisse est omniprésente.

Lors des stress post traumatique deux types de thérapies sont recommandées.

Les thérapies cognitives et comportementales TCC permettent de gérer l’anxiété, de se confronter progressivement aux situations anxiogènes. La relaxation est très utile. Un travail sur les pensées anxiogènes, le statut de victime est mis en place.

L EMDR est une thérapie basée sur les mouvements des yeux et permet de traiter le souvenir traumatique. Elle permet au patient de repenser à l’événement sans que cela génère chez lui des émotions négatives. Un souvenir est composé de perceptions (odeurs, images, sons…), de pensées (« je suis bloqué » « je ne vais jamais m’en sortir »), d’émotions (peur, angoisse, tristesse, honte…), de sensations physiques (battements de cœur, mains moites…) et de croyances (« je suis vulnérable », « je suis inférieur aux autres »…). L’EMDR intervient efficacement sur toutes ces dimensions, ainsi le patient peut regagner une sérénité dans son quotidien.

Floriane Gautier Psychologue à Aix en Provence